En finir avec « la lettre » !

Il n’y a pas très longtemps le mur extérieur de notre maison a été heurté par un automobiliste…

En dehors du critère esthétique, ce n’était pas véritablement un problème puisque le muret se trouvait à quatre mètres du mur de façade de notre maison. L’automobiliste responsable, avait tout simplement fait une mauvaise manœuvre… On ne pouvait de ce fait pas tout à fait lui en vouloir (je passe néanmoins sur la complexité administrative en terme d’assurances).

Nous vivons à l’étranger… A environ 10.000 km de la maison dont nous sommes propriétaires. Donc nous sommes un peu à l’écart de ce qui se passe sur le terrain. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons fait appel aux services d’une agence de gestion locative.

Quelques mois passent…

Un jour, alors que ma femme, décortique les montagnes de publicités inutiles qui encombraient notre boîte aux lettres, nous découvrons une enveloppe en français… Ceux qui le vivent au quotidien le savent… En vivant dans un pays anglo-saxon, recevoir une lettre d’un ministère public provenant de son pays d’origine, ce n’est en général pas une bonne nouvelle qui arrive.

Nous découvrons donc un avis de la poste locale précisant que le facteur de notre quartier – s’est présenté à un moment précis, pour nous remettre une lettre – mais qu’il n’a pas pu remplir sa mission car la réception de celle-ci exigeait une signature de notre part. Nous n’étions pas sur place quand le facteur est passé. Effectivement, l’époque où l’on attendait le cher livreur de nouvelles est, il me semble un peu révolu. Donc en bref, le passage du facteur… on a légèrement tendance à s’en foutre un tantinet !

De plus, c’était un vendredi et franchement la dernière chose qui m’intéresse est de relever mon courrier ce jour-là (comme tous les autres jours par ailleurs). Nous vivons en effet dans une région qui n’a pas encore compris que les journaux à publicités médiocres (toutes boîtes) n’avaient plus aucune raison d’exister.

Nous attendons donc avec quelques doutes, la venue du lundi pour avoir la possibilité d’aller au bureau de poste local afin de pouvoir retirer la lettre en question. On ne peut pas dire non plus qu’il s’agit d’une attente interminable, mais une certaine angoisse s’installe pendant deux jours. Il faut dire aussi que nous ne faisons pas non plus partie des personnes les plus relax sur cette terre.

Nous voilà arrivés au jour J : je me rend donc au bureau de poste local à 9h00 du matin (sans retard). Problème, le bureau n’ouvre qu’à 10h00…

Et oui, les administrations postales sont les mêmes, où que l’on aille dans le monde !

Je rentre donc chez moi (environ dix minutes de route en voiture), et attend l’heure pour en repartir.

Vers 10h30, prévoyant un peu de marge, je me mets en route vers le bureau de poste. Arrivé sur place, sans grande surprise, dix personnes composent une file car il n’y à qu’une personne au guichet. Donc je suis forcé d’attendre…

Environ dix minutes passent (ce qui n’est pas trop mal par rapport à certains standards postaux) et me voilà prêt à passer au guichet !

Après quelques minutes d’attente, me voici avec la lettre en main, mais cependant obligé de signer plusieurs avis de réception pour que chaque administrations postales (et autres) des pays par lesquels cette simple lettre est passée, puisse avoir la preuve que la pièce a bien été délivrée.

Me voilà enfin sur le trottoir, impatient d’ouvrir cette lettre…

C’est une lettre de justice… Le parquet de la justice de notre pays d’origine nous envoyais une missive pour nous signaler que le monsieur dont il était question plus haut, celui qui avait par mégarde détruit notre muret, allait être jugé quelques jours plus tard…

Soulagement enfin, nous n’étions coupables d’aucuns délits, et surtout il ne s’agissait pas d’une lettre du ministère des finances !

Faisons maintenant quelques pas en arrière…

Aussi brutal que cela puisse paraître à toute l’équipe de fonctionnaire qui à participé à l’expédition de cette lettre, un courriel n’aurait-il pas été plus efficace ?

En terme d’économie, d’écologie, de stress et de temps pour les uns et pour les autres… Il me semble que c’est une question qu’il est grand temps de régler pour le bien être de tous. Car le bien être de la population ne passe pas uniquement par celui d’un groupe de personnes qui bénéficie d’un statut politico-professionnel confortable.

Le bonheur de la population, c’est aussi des choses aussi simples que la réduction de dépenses publiques inutiles et la réduction du stress qui est infligé à cette dernière !

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