La fin des uns et la vie des autres…

Ce n’est pas un secret, beaucoup d’entreprises ces dernières années ont été contraintes de fermer leurs portes ou de revoir considérablement leur stratégie, malheureusement parfois au prix de licenciements massifs…

La raison principale :

Nombre d’entre elles n’ont pas su s’adapter à l’époque dans laquelle elles vivaient.

En parallèle, de nombreux employés ont perdus leurs emplois parce que, eux aussi n’ont pas su s’adapter à l’époque dans laquelle ils vivaient. Peut-être se sont-ils dit que tout irait bien, parce que finalement les choses resteraient toujours comme elles sont…

Et pourtant, l’histoire se répète…

Les crieurs de rue, les cochers, les allumeurs de réverbères, les porteurs d’eau n’existent plus et personne, aujourd’hui ne s’en plaint.

Kodak et les débuts de la fin… du XIX°siècle !

Il y a peu de chances que les nouvelles générations connaissent Kodak, bien que l’entreprise existe toujours aujourd’hui…

Pourtant cette illustre firme américaine, quelques années à peine après l’invention de la photographie fut en son temps une des entreprises les plus importantes du monde. Du moins si l’on mesure l’impact qu’elle avait dans son propre domaine respectif et dans ce qu’elle à laissé comme trace comme témoin de l’histoire. C’est entre autre grâce à Kodak que Thomas Edison a mis au point la première caméra.

Kodak, c’était tout simplement le champion incontesté de la photographie argentique. Et ce qui est clair c’est que ses dirigeants voulaient absolument le rester. A un point tel qu’en 1975, quand Steven Sasson, un employé de la firme présente au conseil d’administration son invention, la réponse de ses membres est unanime : « Personne ne regardera jamais une photographie sur un écran ! ».

Steven Sasson avait inventé la photographie numérique et ce conseil d’administration, composé probablement de membres trop vieux que pour prévoir et comprendre ce qui allait se passer un peu plus de 25 après avait refusé d’ouvrir les yeux sur le futur…

Le pire, c’est que cette fermeture d’esprit faisait véritablement partie de l’ADN de l’entreprise. Dans les premières années de la décennie 2000, alors que les choses allaient très clairement dans la direction de l’invention de Sasson, les décideurs de Kodak – à un moment où il devenait crucial de conduire l’entreprise dans de nouvelles directions – ont encore fait un mauvais choix…

Le papier, toujours le papier !

Alors que la majorité des téléphones mobiles s’était déjà transformés en appareils photo, en 2007 Apple sort son révolutionnaire iPhone.

Kodak va encore pouvoir tenir un peu, mais la mise à mort ne se fera pas attendre longtemps… en 2012, c’est la faillite.

Malheureusement la culture d’entreprise trop archaïque qui y est liée, va encore faire des ravages. Dans un dernier espoir – pour sauver les meubles – Kodak décide de se diversifier dans diverses activités comme l’imagerie médicale ou encore… la fabrication d’appareils photographiques.

On peut rester perplexe devant ce choix quand l’on prend conscience de ce que sera l’image (y compris médicale) de demain…

Blockbuster et les débuts de la fin du XX°siècle…

Kodak, n’est malheureusement pas un cas isolé.

C’est aussi le cas de Blockbuster…

Ce nom ne vous dit peut-être rien, car cette entreprise n’était pas vraiment présente dans le monde francophone.

Blockbuster c’était le n°1 de la location de DVD sur le territoire américain. L’entreprise déployait des milliers de magasins et des dizaines de milliers d’employés, partout chez l’Oncle Sam.

En 2014, c’est la faillite :

Les 300 derniers magasins ferment leurs portes comme tous les autres loueurs (voir même vendeurs) de DVD.

Un seul reste néanmoins dans la course…

Il faut dire que cette jeune entreprise, à l’époque se distinguait déjà de ses concurrents, parce qu’elle n’avait pas pignon sur rue. Ses points de force : un site Internet et la livraison à domicile (les services postaux). Mais l’entreprise aurait définitivement subi le même destin que ses concurrents, si elle n’avait pas remis en question notre façon même de regarder une vidéo. Elle à même été beaucoup plus loin, en se lançant dans la production et aujourd’hui elle concurrence les plus grosses maisons de production d’Hollywood.

Cette entreprise, vous devez vous en douter, c’est…Netflix !

C’est quoi le problème en fait ?

Kodak, Blockbuster, Toys « R » Us, Pier One Import, Borders et bien d’autres encore…

Des centaines de milliers d’emplois supprimés parce qu’on a pas voulu s’adapter au monde dans lequel on vivait.

Nous refusons les remises en questions et c’est bien là que se situe notre problème.

Pourtant se remettre en question est une faculté indispensable à acquérir si on veut évoluer aujourd’hui. Les choses vont vite, très vite et nous sommes forcés de remettre notre statut actuel et le transposer à ce que ce dernier devra être demain. En d’autres mots, beaucoup d’entre-nous sont dans la même situation que les employés de Kodak ou de Blockbuster et il y aura demain, 50% de chance que notre entreprise doive fermer ses portes si elle ne se remet pas solidement en question.

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Et maintenant, que vais-je faire ?

La première chose que nous ayons à faire et c’est urgent, c’est d’éviter ce genre de raisonnement : « Le fait que chacun puisse devenir producteur d’électricité relève de l’aveuglement. La solution la plus fiable comme scénario est un travail collectif remarquable et de longue haleine. Fondé exclusivement sur des technologies qui existent déjà et jamais sur des paris hasardeux de rupture ».

Une citation qui me laisse assez perplexe, je ne vous le cache pas. D’autant plus qu’elle vient d’un professeur d’université, dans les premières années de la décennie 2010, alors que certains osaient envisager que chacun de nous puisse devenir, un jour son propre producteur d’électricité…

Sur les 100 plus grosses entreprises de la planète qui avaient moins de trente ans en 2018, plus de 70 étaient américaines. Une seule était française…

Comment s’en étonner, si même les professeurs d’université – pourtant censés forger les brillants esprits du futur – enseignent des choses aussi restrictives que celles-ci ?

Et maintenant que vais-je faire ?

Il semble tout d’abord intéressant de s’entraîner à s’ouvrir l’esprit sur le monde et de prendre « la nouveauté » comme avant tout quelque chose de positif, et non le contraire.

Petit exercice :

Choisissez une innovation qui vous fait peur (elle vous fait peur parce que soit vous allez devoir changer vos habitudes, soit elle va vous faire perdre quelque chose auquel vous tenez).

Demandez-vous en quoi cette innovation pourrait vous rendre service…

Si cette liste dépasse les raisons qui vous effrayent, c’est que l’on commence à avancer !

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