La gratuité, ça n’existe pas…

Quand on parle des entreprises technologiques, il est de coutume de dire que même si les produits supposés être gratuits, ne le sont en réalité pas du tout…

Aussi Facebook et Google Chrome, ce n’est pas gratuit !

Nous les payons, voir même nous travaillons pour eux gratuitement…

Bien, c’est vrai !

Ces produits ou services que vous offrent toutes ces entreprises technologiques ne le sont effectivement pas. Hélas, ce que nous avons gratuitement, nous le payons aussi par une autre monnaie d’échange… nos données.

La donnée, cette nouvelle monnaie d’échange…

Ahhhh, la donnée, cette nouvelle monnaie d’échange qui échappe au grand nombre d’entre-nous car, il faut bien l’avouer, nous ne savons pas vraiment de quoi il s’agit…

Alors de quoi s’agit-il ?

Une donnée (ou Data en anglais) peut provenir de n’importe quelle activité humaine (voir même animale ou végétale, ou microbienne). Chaque fois que vous faites une opération sur Internet, ces petits gestes peuvent se transformer en milliers de données, qui dans les grandes lignes, serviront à des fins publicitaires, à donner de la manière grise aux Intelligences Artificielles naissantes ou existantes, à de la recherche, au développement technologique, à un trafic illégal de données ou bien encore à de l’espionnage légal ou illégal.

Bien entendu, les choses sont beaucoup plus complexes que cela, mais ces grands axes sont les destinations vers lesquelles les données arriveront et seront traitées.

Donc oui, vos moindres faits et gestes sont analysés et concentrés sur des offres publicitaires qui vous proposent des choses très proches de vos centres d’intérêts. Les exemples sont nombreux et peuvent passer par les annonces que vous voyez sur votre mur Facebook, les choix que vous proposent Netflix, Spotify, Amazon Prime ou Apple TV. On peut encore citer à ce propos le choix de lecture que vous propose Amazon, lorsque vous vous renseignez sur un livre que vous voudriez acheter…

Jusqu’ici, il faut bien l’avouer, il n’y a pas de quoi envoyer une carte postale à la famille. De plus cette offre plus large est souvent confortable puisqu’elle élargit nos horizons.

Personnellement, j’ai toujours trouvé cela plutôt confortable et le fait que mes données personnelles servent à enrichir mon confort, ne me dérange pas du tout. Il est vrai toutefois que parfois, cela peut être gênant…

Petite anecdote à ce propos :

Je vois un jour, défiler sur l’écran dans la sélection Amazon Prime, le film Proposition Indécentes avec Robert Redford et Demi Moore. Un film que j’avais vu à sa sortie et qu’il me semblait amusant de revoir. Jusqu’ici, rien de mal sauf que le lendemain, Amazon me proposait une sélection des films les plus érotiques de son catalogue. Difficile d’expliquer à sa femme Dans ces conditions que l’on a simplement regardé un film avec Robert Redford.

Il est clair que si vous voulez lire Cinquante nuances de gris, il est peut être préférable d’aller l’acheter dans une librairie, de le payer en espèce et de ne pas demander votre ticket de caisse.

Comme on dit chez Google, si vous ne voulez pas que l’on sache que vous avez fait telle ou telle chose, il faudrait commencer par ne pas la faire…

Tout ceci donc pour enrichir une offre publicitaire concentrée sur vous, rien que sur vous et certainement pas contre vous. Donc relax, la technologie permet aujourd’hui énormément de choses mais il faut aussi se rappeler qu’il y a quelques années de cela, les organismes postaux partageaient avec des agences de marketing des informations très précises vous concernant pour vous envoyer des offres elles aussi très ciblées.

Le coût marginal zéro, vous connaissez ?

Avez-vous déjà entendu parler du coût marginal zéro (ou presque) ?

Le coût marginal zéro est une notion qui tente à affirmer que plus la technologie se développe, moins les choses nous coûtent de l’argent et ont même tendance à se rapprocher de la gratuité…

Un des adeptes de cette théorie est le sociologue américain Jeremy Rifkin et comme il se doit, ce dernier est très largement critiqué sur le territoire français. Et pourtant, il faut bien l’avouer, plus nous avançons dans cette quatrième révolution industrielle, qui nous rapproche toujours un peu plus des robots, des drones, des imprimantes 3D et des assistants numériques, moins nous aurons à débourser d’argent pour les produits et les services auxquels nous aspirons.

Les entreprises du numérique semblent avoir compris (ou imposé) une règle indispensable, qui échappe tout naturellement aux impératifs physiques qui sont étroitement liés à l’économie traditionnelle : si vous voulez devenir riche, vendez des produits le plus gratuits possible.

Et c’est une règle qui semble réussir très largement à des entreprises comme Google.

L’exemple musical… illustration du coût marginal zéro (ou presque) !

Vous êtes amateur de musique ?

Bien, revenons en 1998 (alors que l’on commençait tout juste à parler de DVD) : combien coûtait un CD à l’époque ?

Il y en avait bien entendu de tous les prix et ils étaient même parfois gratuits, lorsqu’ils s’agissait de sponsors publicitaires. En revanche, si vous vouliez vous payer le nouvel album de Robbie Williams ou la bande originale du film Man in Black, cela coûtait l’équivalent de 20 euros en étant généreux, voir même plutôt 25. Rappelons qu’à l’époque, nous payions nos achats dans notre devise nationale.

Combien en achetiez-vous par mois ?

En moyenne si mes souvenirs sont bons, j’en achetais deux par mois.

Faisons donc le calcul… 40 x 12 = 480 soit un budget approximatif de 500 euros par ans. 

Autre question…

Avez-vous ces derniers temps eu l’occasion d’écouter un CD ?

Personnellement je trouve cela absolument agaçant de voir à quel point j’ai été trahis. Car à l’exception de quelques pépites, sur 13 morceaux en moyenne, deux étaient vraiment bons deux étaient plutôt bons et pour le reste, je passe parce que je n’aime pas.

Calcul donc : une centaine de morceaux agréables, pour 500 euros… Cinq euros le morceau donc.

Il n’est donc pas étonnant que les Best-Offs aient eu tellement de succès finalement…

ITtunes est arrivé dans la seconde moitié des années 2000 avec une offre largement plus intéressante qui divisait ce prix par cinq. Un dollars pour un morceau de votre choix. Cela vous offrait malgré tout, une cinquantaine de morceaux par mois (a la place de huit) pour le budget initialement prévu pour des CD.  

Et puis voilà… le glas de la propriété sonne et c’est l’âge de l’accès qui arrive.

Combien me coûte un accès à Spotify aujourd’hui ?

Artistes dans l’âme, nous avons choisi pour conserver l’esthétique de ce site, de travailler avec un système simple, net et efficace… Pas de pub, rien que du sponsoring et du bonheur !
Plus d’infos pour sponsoriser nos articles…. 
Prêts pour la suite ?

En route vers une gratuité partielle ?

Spotify me coûte cinq fois moins encore, que me coûtait iTunes, pour une offre quasi illimitée !  Et encore si je suis à sec et prêt à faire des compromis ça ne me coûtera rien du tout. 

Bien que nous ne nous entendions pas tous sur ce fait, il me paraît sage d’envisager un  avenir dans lequel nous aurions un accès illimité à une multitude de produits et ce, pour une modeste somme par mois. Du moins au regard de ce que cela peut coûter dans l’économie traditionnelle. 

Cela concernerait à peu près tout les aspects de notre vie, sauf ceux liés à nos besoins physiologiques (manger, boire, dormir, procréer) et encore !

Et plus les drones, les robots, l’IA et les véhicules autonomes envahiront nos vies, plus ce phénomène va s’intensifier. Oui, un monde de la gratuité ou presque :

Un service de voiturage pour 10 euros par mois

Votre sécurité accessibles pour 10 euros par mois

Vos besoins énergétiques pour 10 euros par mois

Vos tâches ménagères ou vos vêtements pour 10 euros par mois

En bref un monde en streaming qui ne nous coûterait plus vraiment grand chose par rapport à ce qu’il nous coûte aujourd’hui. 

Besoin d’un argument complémentaire ?

Tous ces services collectent des trilliards de données et constituent une véritable mine d’or pour l’IA et pour l’Internet des Objets. Plus les gens rechignent à partager leur vie privée avec des entreprises privées, plus une donnée vaut de l’or. Et plus une donnée vaut de l’or, plus les moyens pour en récolter seront développés. Et rendre les choses gratuites, c’est encore le meilleur moyen d’en obtenir. Observons la réaction de Google lorsqu’il se sont aperçu que Zoom étaient en train de faire de l’ombre à leur service payant Google Meet

Il l’ont mis gratuitement à disposition du public !

Dernière chose, où croyez vous que l’uberisation et le monde numérique enregistrent leurs plus gros succès ?

Partout là où vous vous faites vider les poches !

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