La proposition surprenante d’Andrew Yang…

Ce nom ne vous dit peut-être pas grand chose, mais cette semaine, nous allons parler d’Andrew Yang…

Andrew Yang est un ancien candidat à la primaire démocrate américaine de 2020. Cet homme d’affaire qui avait centré sa campagne sur l’éternel revenu universel revient aujourd’hui avec une proposition surprenante : Être payé pour les datas que nous offrons gracieusement aux entreprises du numérique.

Son projet s’appelle le Data Dividend Project…

D’habitude, dans Le coup de sang, j’ai plutôt tendance à parler de ce qui m’énerve et bien ici pas du tout…

Il me semblait en effet logique que le sujet de la marchandisation des données allait tôt ou tard arriver sur la table. Je ne sais si le mouvement d’Andrew Yang va prendre de l’ampleur – si vous voulez y participer, cliquez ici – mais ce qui est clair, c’est que cette proposition donne sérieusement à réfléchir.

Explications…

La logique de Yang veut que les données que nous laissons sur Internet nous appartiennent. Bon jusque là, je ne suis pas tout à fait d’accord sur le principe car je considère plutôt cela comme une monnaie d’échange pour un produit dont on me donne accès gratuitement. Surtout si cela aide à rendre plus performant ce même produit. Par contre là où je le rejoint néanmoins c’est que si les grands de la tech vendent ces données à d’autres (un marché de 200 milliards de dollars) ce serait quand même sympathique de valoriser cette matière première devenue le véritable or noir du siècle. La production des données va en effet exploser lorsque tout les objets de notre quotidien, y compris nous même seront connectés.

Alors voici ce qui m’est passé par la tête…

Mon questionnement est le suivant :

Nos faits et gestes quotidiens ne pourraient-ils pas devenir le travail de demain ?

C’est un travail sans limites, complètement inépuisable et qui n’est même plus capitalisable comme le travail conventionnel (avec ses pénuries ou ses licenciements). En d’autres termes, vous seriez payés pour… vivre normalement. Chacun de nos gestes générant dans l’avenir, une quantité formidable de données exploitables financièrement à différents niveaux, notre donation serait compensée par un rétribution monétaire.

Une action = données = rémunération.

Il s’agit bien entendu d’une théorie osée, mais celle-ci semble beaucoup plus rationnelle que celle d’un revenu universel qui n’aurait à moyen terme qu’une seule issue : nous mener droit dans le mur.

Des doutes ?

Oui effectivement, on peut en avoir car il faudrait convaincre les grosses entreprises technologiques de céder une partie de leurs importants revenus. Et on peut s’en douter la bataille serait longue et difficilement gagnable.

Néanmoins, le besoin de données va exploser dans les années qui viennent. La Technologie en a impérativement besoin pour développer ses projets les plus fous.

Ce qu’il faudrait donc, (mais ici, on rentre dans les détails pratiques et techniques) – avec un risque de voir augmenter sensiblement les prix des produits et services du monde numérique – c’est inventer une boîte qui emprisonne les données et qui ne les délivrent que sous consentement du propriétaire de celles-ci.

Farfelu me direz-vous ?

Absolument pas !

Très réaliste au contraire quand on prend en considération que toute notre vie (c’est à dire aussi l’IoT) va se centraliser sur un assistant électronique unique. Par conséquent il sera plus facile de mettre un verrou sur nos données. Donc comme elles sont indispensables, la marchandisation de celles-ci semble, je dis bien semble, inévitable.

Une fois de plus, ce bon vieil avenir nous dira si j’ai raison ou pas. Néanmoins, c’était un coup de sang, mais il était plutôt bon cette fois…

Tanks Mister Yang !


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