Le RGPD a encore frappé… à côté !

Et c’est reparti, la protection des données personnelles à encore montré de quoi elle était capable la semaine dernière…

On sait que depuis sa mise en place en 2018, le règlement européen sur la protection des données (RGPD) paralyse les startups censées amener l’UE à ce qui pourrait être considéré comme une concurrence avec les Etats-Unis et la Chine en terme d’Intelligence Artificielle (IA).

Et oui…sans données, pas d’IA, pas d’IA, pas de futur…

Cette semaine, c’est encore une fois à Paris que l’on a assisté à une nouvelle illustration des limites de la règlementation :

Durant le sévère confinement français, les drones de la police appuyaient les forces de l’ordre pour s’assurer que la population respecte rigoureusement les règles temporaires sur les déplacements. Comme dans d’autres pays, les drones ont démontré qu’ils pouvaient être d’une efficacité absolument remarquable.

Effectivement peu coûteux, ces petites machines constituent un outil précis qui assure à la fois un renfort dont les forces de police ont grand besoin, mais aussi pourraient garantir la sécurité de chacun.

Donc jusqu’ici tout va bien. Mais comme d’habitude, il fallait un problème…

Ironie du sort, la population est aujourd’hui dans la rue et les drones sont cloués au sol.

Motifs : le Conseil d’Etat vient d’interdire leur utilisation dans la capitale française parce que ceux-ci sont équipés d’une caméra à grand angle et d’un puissant zoom. Et tout ceci relève de la réglementation sur la protection des données.

D’accord, il faut protéger la population et le droit à la vie privée doit être une des priorités de la démocratie, mais deux points me chiffonnent par rapport à cette décision :

Le premier se situe dans cette formidable capacité que l’on peut avoir à détruire toutes les possibilités d’avancer vers un monde plus efficace, plus confortable et finalement meilleur pour chacun de nous.

Je m’explique…

Nous avons avec ces drones enfin la possibilité de maximiser la sécurité de chacun. Pourquoi donc s’en priver ?

Si les autorités chinoises déploient ce type de matériel dans les rues, on se doute que c’est purement et simplement pour contrôler la population. Et Jinping ne s’en est d’ailleurs pas caché.

Il me semble cependant que dans une démocratie, le fait que vous soyez filmé au coin d’une rue n’est pas un élément qui devrait se retourner contre vous. Il devrait au contraire servir à faire respecter des règles d’une part et d’autre part à vous sortir d’une impasse si vous en avez besoin.

Vous imaginez les services de police français coller bout à bout toutes les vidéos des allers et venues de toute la population ?

A l’exception peut-être des criminels ou des gens considérés comme dangereux, on s’imagine mal les motivations qui pourraient générer de telles pratiques.

Un drone est finalement une caméra de rue mobile sophistiquée. Elle permet en plus une possibilité de dialogue avec un membre des forces de l’ordre à distance.

Le deuxième point qui me choque est qu’encore une fois, lorsqu’une chose arrange les autorités, la protection des données passe au second plan :

Il y a peu en effet, l’assemblée nationale à voté, malgré les mises en garde de la CNIL, le droit pour le ministère des finances d’avoir accès à toutes les données et informations des réseaux sociaux en ligne afin de pouvoir les soumettre à ses redoutables IA. Le but est bien sur de pourchasser la fraude fiscale pour le moindre individu enregistré sur le territoire français…

Il n’y a pas vraiment de commentaires à faire en réalité, sauf peut-être de mentionner une mauvaise foi ambiante, au sein d’une administration qui joue à un jeu dont elle seule peut comprendre les règles…

Ne nous oubliez pas…

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