L’émergence des pôles technologiques : la séparation du monde…

Ce n’est un secret pour personne, d’importantes zones technologiques sont en train de se développer sur des zones bien précises de la planète.

Ces zones attirent vers elles les plus brillants cerveaux, les innovateurs, des investisseurs de premier plan, des génies, des gens qui ont des idées…

San Francisco (Silicon Valley), Londres, Berlin, Bangalore, Sidney, Santiago, Toronto, Shenzhen et bien d’autres encore….

Une polarisation inévitable…

C’est un fait, en Europe nous avons trop tendance à croire qu’en fabricant des ingénieurs et des startups en série, nous allons entrer dans l’ère numérique, y faire notre place et pouvoir concurrencer les Etats-Unis et la Chine.

Hors les choses sont, semble t-il légèrement plus compliquées que ça…

Tout d’abord, nous manquons cruellement de moyens financiers et c’est un handicap de premier ordre…

Mettez-vous à la place d’un jeune ingénieur qui sort de l’école, fraîchement diplômé. Chez lui les offres ne sont pas légion par contre s’il accepte de quitter son pays, il se voit offrir un visa pour la destination de son choix, un salaire multiplié par deux par rapport à ce qu’il pourrait gagner dans sa propre région et en plus il peut se voir accorder un bonus astronomique si il se distingue dans son travail. Des bonus qui peuvent atteindre les sommes complètement folles de 100 millions de dollars.

Que croyez-vous qu’il va faire ?

Sauter sur l’occasion et on ne va pas pouvoir le blâmer pour cela.

Ce type de scénario, c’est déjà une réalité aujourd’hui pour nombre d’ingénieurs et ce le sera d’avantage encore dans l’avenir.

Côté startup, voici comment les choses se passent :

J’ai créé à Paris, il y a deux ans une startup prometteuse avec mon argent de poche, celui de mes parents, ainsi qu’une somme collectée par l’intermédiaire d’un crowdfunding.

Maintenant, il est temps de passer à la vitesse supérieure. Je vais donc faire un appel de fond pour pouvoir grandir. C’est la deuxième phase sur quatre de l’évolution d’une startup. Il me faut 35 millions d’euros pour pouvoir gravir les échelons.

Coup de chance un capital risque évalue la situation et parie que ma startup va faire du chemin. Je reçois mon argent et progresse comme prévu. Même mieux que prévu car un peu plus d’un an après, je suis prêt pour la troisième phase…

Mais c’est là que les choses se corsent. Il me faut 350 millions d’euros maintenant…

Malheureusement, non seulement à Paris, il n’y a que très peu de capital risque qui en possède les moyens. Personne ne veut se lancer dans une entreprise hasardeuse et il est inutile de pouvoir compter sur une banque… Elles sont trop frileuses et veulent des garanties que je n’ai pas.

Mais ce qui constitue probablement le plus grand handicap, c’est qu’il n’y a aucune infrastructure qui permette à mon entreprise d’évoluer comme elle le devrait. Les grosses entreprises technologiques sont absentes, les petites ont des idées mais pas d’argent. Et pour les plus prometteuses, celles qui pourraient me donner le potentiel dont j’ai besoin, je ne peux pas me permettre de les racheter.

Impossible donc de franchir la troisième étape…

Trois choix s’offrent à moi :

Je mets la clé sous le paillasson, je revend ma startup ou je vais là où je bénéficierai de l’écosystème dont j’ai besoin pour évoluer.

Pôles technologiques dans le monde

Heureusement, j’ai encore un peu de réserve et si je trouve les moyens d’évoluer autre part, je peux encore me payer le déménagement. Mon premier choix est donc celui qui semble le plus logique… La Silicon Valley.

J’y trouverai en toute bonne logique l’argent dont j’ai besoin, les ingénieurs qu’il me faudra embaucher, une culture du numérique omniprésente et surtout la possibilité de faire passer la quatrième étape à mon entreprise. Pas d’hyper-centralisation, pas d’Etat Providence, pas vraiment de syndicats et c’est vrai, pas de sécurité sociale. Mais en revanche tout ce qu’il faut pour faire avancer mon entreprise.

Je vais donc tenter l’aventure qui me permettra de propulser mon entreprise vers sa capitalisation en bourse. A défaut il faudra se contenter d’un rachat ou d’une fusion, mais quoiqu’il arrive, j’aurai fait du chemin !

Oui et après, on s’en fiche non ?

On s’en fiche…

Effectivement pendant ce temps, c’est ce que bon nombre de politiciens semblent se dire. Ils se permettent même le luxe de passer leur temps à pourchasser les entreprises innovatrices ou technologiques. Avec forcément comme seule et unique conséquence de saboter tous les espoirs que ces dernières puissent un jour s’installer chez nous.

Et ici, qui est à blâmer ?

Des gens comme François Hollande, Manuel Vals ou encore un Bruno Le Maire qui visiblement est incapable de tirer des conclusions du passage désastreux de ses prédécesseurs.

Pire encore, nous risquons de développer un mythe, similaire à celui du rêve américain. Un imaginaire qui pousserait non seulement toute une jeunesse vers ces régions branchées, mais nous risquons aussi de voir partir des entrepreneurs qui ne sont pas spécialement actif dans le domaine technologique, mais qui pourraient trouver des opportunités venant en support à l’industrie technologique.

Dans les deux cas nous prenons le risque de développer un sentiment qui consiste à penser que tout est mieux là bas. Alors que chez nous, nous devrons nous contenter du tourisme, de la gastronomie, de l’artisanat local ainsi que d’une industrie vieillissante, qui finira probablement par mourir de sa belle mort. Autant dire que ce n’est pas très sexy pour une génération qui rêve de conquête spatiale.

Un ennemi de taille à affronter : Les mentalités…

Si nous voulons enrayer cette future ruée vers ces pôles technologiques, nous n’avons pas beaucoup de solutions…

Si l’on regarde les caractéristiques principales qui font de ces zones leur attractivité, on observe que toutes offrent un environnement fiscal avantageux pour les entreprises. Cela ne veut pas dire que celles-ci ne payent pas d’impôts, mais que la fiscalité n’est pas un frein à leur épanouissement. On observe aussi que ces zones ne sont pas contaminées par une lourdeur administrative et législative. En gros, il n’y a pas de règles pour tout, les administrations, si elles existent ne constituent pas, elles non plus, un obstacle à l’épanouissement des entreprises.

On remarque aussi que l’enseignement est tourné vers le XXI°siècle et cela ne veut pas dire seulement que les classes sont équipées de tableaux numériques. Un enseignement tourné vers le XXI° siècle veut surtout dire que celui-ci à conscience du fait qu’il faut former les enfants au monde de demain et pas à celui qu’il a été hier.

Tant dans l’enseignement que dans le monde professionnel, on remarque aussi que ces zones bouillonnent de créativité. En quelque sorte, la créativité est une seconde nature qui n’est pas systématiquement rabrouée, mais au contraire encouragée. C’est cette même créativité qui génère l’abondance d’innovations qui en ressort.

Enfin, on remarque aussi que d’une manière générale, ces populations entretiennent presque instinctivement une culture du succès. En d’autres termes avoir du succès n’est pas perçu comme quelque chose de négatif. C’est même la motivation principale…

Comme vous l’aurez probablement remarqué, si nous n’avons, comme la carte ci dessus le démontre, qu’un seul pôle technologique dans l’Union Européenne (Berlin), vous savez maintenant pourquoi.

Notre société (principalement dans le monde francophone) est basée sur des principales à l’extrême opposés de ceux que nous venons de décrire…

Voici, si nous voulons avancer dans ce XXI°siècle l’ennemi que nous allons devoir affronter. Et comme vous pouvez le remarquer, c’est un ennemi de taille !

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Prêts pour la suite

État Providence, Sécurité Sociale et Syndicalisme…

Ces zones technologiques que nous avons décrites ci-dessus sont de formidables machines à nous dépouiller de nos talents locaux. C’est le plus grand défi de ce siècle…

Cela ne semble au préalable pas grave, mais notre véritable problème est que plus nous avançons, plus nous perdons les moyens d’être compétitif par rapport au potentiel que ces zones vont avoir à leur disposition pour attirer nos atouts vers elles. Et plus on avance, plus elles vont avoir besoin de ce potentiel.

Nous sommes déjà hors compétition quand il s’agit des salaires et bonus américains, anglais ou allemands. Ce sera pire dans cinq ans…

Il est impératif d’inverser la balance, et pour cela il va nous falloir changer.

Dans quel sens ?

Exactement en adoptant les mêmes comportements que ceux développés dans les zones concernées :

Environnement fiscal avantageux pour les entreprises, remise en question considérable de la lourdeur administrative, enseignement tourné vers le XXI°siècle, culture du succès et de l’innovation, développement massif de la créativité, etc.

Bref, il y a du pain sur la planche et tout montre que nous n’y arriverons pas demain, pour la simple et bonne raison que ce qu’il faudrait faire avant tout c’est d’abandonner nos quatre obsessions fondamentales :

La centralisation, l’État Providence, la Sécurité Sociale ainsi que le syndicalisme…

Voyez-vous le travail ?

A moins d’un miracle, nous allons donc devoir nous résigner à devenir des régions… en voie de développement technologique.

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