Les dangers potentiels du techno-scepticisme…

La peur de la mécanisation et des robots, nous le savons tous n’est pas nouvelle ! Le moulin à vent a du probablement en terroriser plus d’un, tout comme l’écriture, les chiffres arabes, l’imprimerie, l’astronomie ou encore la médecine.

C’est un fait, une partie non négligeable de la population à toujours éprouvé, et éprouve toujours une peur chronique pour l’évolution ou voir plus particulièrement pour le changement.

Pourtant aujourd’hui, plus que jamais nous sommes confrontés à cette problématique très ancienne du « Que vais-je faire maintenant? ».

Que ferions-nous en effet en Europe (où tous nos faits et gestes sont contrôlés par l’administration) si la technologie des GAFAM venait à remplacer l’État ?

C’est bien entendu une chose dont bon nombre d’entre-nous ne veulent même pas entendre parler. A commencer par les politiciens eux-mêmes, qui chaque jours sont confrontés à une rentabilité et une efficacité de plus en plus compétitive par rapport à leurs responsabilités. De plus en plus d’administrations s’avèrent, avec le développement massif des NBIC tout bonnement…inutiles. Comment donc blâmer les représentants officiels de la fiscalité française (ou autres) et en premier lieu un Bruno Le Maire qui verrait tout son petit monde disparaitre si la technologie venait à marcher sur ses plates bandes.

Il faut cependant noter que quand la technologique accentue l’efficacité de la surveillance fiscale (pour rester raisonnable dans les termes), l’administration est prête à y recourir même s’il faut braver les règles morales qu’impose la démocratie… A savoir le respect des droits de l’homme (pour les références historiques, nous nous référerons au début de mandat du président français, François Hollande, par rapport aux articles 14 et 15 de la déclaration universelle des droits de l’homme) ou encore et surtout celui de la vie privée. Nous en avons encore eu la démonstration récemment avec la volonté du gouvernement français de légitimer une application centralisée et publique pour la reconnaissance faciale.

Bref, néanmoins notre sujet est avant tout ici de mettre l’accent sur les dangers que représente le techno-scepticisme…

Cette légère dérive n’est pourtant pas anodine, car le lien qui existe entre ce protectionnisme et la phobie anti-technologique est étroit. Et en réalité très simple à analyser psychologiquement… Nous n’avons pas du tout envie de voir notre univers disparaître parce nous avons peur d’être obligé de faire les efforts nécessaires pour changer. « Je suis confortable dans ma vie, j’en ai bavé pour arriver où j’en suis, je ne vois pas pourquoi je devrais laisser ma place à quelqu’un d’autre et certainement pas à un robot ! ».

Et c’est précisément dans cet état d’esprit général que la haine de la technologie naît…

Haine ou peur, les sentiments sont néanmoins rapprochés et cela génère tout particulièrement des résonnements et comportements extrêmes qui mènent une meute de collapsologues, toujours croissante (y compris parmi les grandes figures médiatiques) à évoquer les phantasmes plus abracadabrants les uns que les autres…

Pourtant cette peur de la technologique n’est pas sans conséquences. Nous l’avons vu à plusieurs reprises dans de précédents articles, le décalage technologique qui est en train de se mettre en place entre les pays et les continents pourrait entrainer nombre de régions dans le monde dans des excès de prospérité pour certains ou à l’inverse de pauvreté extrême pour d’autres…

Pôles technologiques de première importance en développement dans le monde (2018)

Qu’en est-il de nos pays européens ? Si l’on suit la théorie de François Lenglet, qui veut que dans la partie nord du continent européen, celle qui se situe au dessus d’une ligne imaginaire allant de la ville de Lille (France) à celle de Sophia (Bulgarie), le Sud de l’Europe pourrait se retrouver dans une situation (sur le plan technologique) difficile. Que faire alors, lorsque les capitaux, les innovateurs ou les cerveaux brillants migrent vers ces zones technologiques de pointe ?

En d’autres termes, qu’allons nous faire si l’innovation n’existe plus chez nous, mais que nous sommes nous-même colonisés par cette innovation ?

Dans ce cas – et aujourd’hui la volonté politique sudiste européenne est clairement orientée en la matière – il ne nous resterait d’autres choix que de nous raccrocher à une vielle industrie traditionnelle qui se vide peu à peu de son potentiel, à une agriculture industrielle qui est largement remise en question aujourd’hui, à un artisanat local, merveilleux certes mais cependant limité en potentiel, ou encore à un tourisme qui sera tôt ou tard attaqué de tous les côtés par la technologie…

Que nous restera t-il alors ?

Ce que nous faisons le mieux, la nourriture et les boissons, mais est-ce que cela sera suffisant ?

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