Migrations et nouvelles technologies (3/4).

Dans le second article consacré aux migrations ou stagnations technologiques, nous évoquions l’impact potentiel des innovations sur les populations des régions les plus reculées du monde. Certains pourraient remettre en question l’intérêt des GAFA pour ses régions, qui de prime abord ne tireraient aucun profits d’un gardien de troupeau du Serengeti. Mais pourtant, il y a deux aspects qui prouvent le contraire. Le premier c’est la nécessité d’une collecte d’information absolument universelle pour garantir la fiabilité et la performance de l’intelligence artificielle. Une IA qui rappelons-le est détenue par les GAFA et les BATX. Le second se trouve dans les économies participatives et collaboratives. On peut citer l’exemple de Wikipedia qui a fourni une encyclopédie à des langues qui parfois n’en possédait aucune auparavant. Et ceci n’est pas une question d’intérêts financiers mais un engouement mondial qui marque une volonté profonde d’enrichir le contenu numérique et de marquer pour chacun son passage dans le monde.

Un autre phénomène à prendre en compte est celui de l’innovation frugale. Cette innovation est issue et provoquée par un manque certain de moyens financiers. L’Inde se retrouve aujourd’hui en tête de liste des innovateurs frugaux. Nous citerons deux exemples qui concernent tout deux des éléments majeurs pour faire reculer la pauvreté, l’éducation et la production autonome d’électricité.

Le premier est celui de la Khan Academy, créé par Salman Khan en 2006 et qui à pour vocation initiale de donner les cours de l’école primaire et secondaire à des enfants qui n’avaient pas les moyens d’aller à l’école.

Le second  exemple d’innovation frugale est celui illustré par le milliardaire indien, Manoj Bhargava qui à créé un vélo qui pouvait après une heure d’exercice produire de l’électricité dans une maison modeste pour 24 heures.

Enfin le développement technologique dans l’agriculture et les technologies intégrées au traitement de l’eau  pourraient fortement influencer les conditions de vie des habitants des régions les plus pauvres du monde. Quant aux technologies intégéres au traitement de l’eau comme par exemple les granulés organiques mis au point par l’ingénieur agronome Philippe Ouaki Di Giorno qui permettent d’absorber 97% de l’eau avec lesquels ils sont mis en contact, on pourrait prévoir une meilleure performance des récoltes des productions de survie dans des régions atteintes par la sécheresse.

Bref, la technologie pourrait de manière conséquente influencer les migrations dans le futur. Nous avons donc deux tendances qui s’opposent. L’axe qui pousse les créateurs, innovateurs et les fortunés à aller s’installer dans des pôles technologiques, l’autre qui apporte de meilleurs conditions de vie et qui réduit de ce fait les migrations.

Pour le premier axe, deux éléments viennent appuyer cette éventualité. Le premier est le besoin croissant, pour ces régions du globe, d’effectifs formés aux sciences du numérique et le second est la nécessité pour les pays de s’assurer un rôle important sur cette même scène…

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