S’attaquer à l’emballage, une nécessité aujourd’hui ! (2/5)

Envisager la rupture : Cela fait partie des 5 règles de base de notre conception du Design. Envisagez d’abord la rupture…

Si vous pouvez casser un système traditionnel, n’hésitez pas une seule seconde. Le monde ne s’en portera que mieux et vous aussi !

L’idée que nous voudrions défendre ici, est qu’il est possible de généraliser la réutilisation des emballages et non pas de les recycler ou de les détruire. De plus il est possible de leurs donner une fonction secondaire tout en laissant le choix au consommateur de le relancer dans le processus de récupération s’il le désire. Par exemple si il en possède trop chez lui.  

Voici le schéma actuel de production et de destruction des emballages :

Voici maintenant le système que nous suggérons de mettre en place :

Comme vous pourrez vous en apercevoir, la priorité est donnée à une utilisation secondaire de l’emballage. Ce de manière à ce que chacun puisse disposer d’un ensemble de conditionnement à n’importe quel moment ou dans n’importe quelle situation.

Maintenant, observons le triangle Collecte/Améliorations/Remise sur le marché. De prime à bord celui-ci suppose une organisation unique qui d’une part, s’occupe du ramassage des emballages, du reconditionnement et enfin les remettent en circulation sur le marché, à destination des producteurs. A défaut une intervention publique pour rendre la collecte et le ramassage des déchets obligatoire et les acheminer vers la destination adéquate.

Ne pouvons-nous pas imaginer une multitude d’organisations ou d’individus qui allient les trois, les deux ou encore simplement une seule fonction ?

Imaginons par exemple une application mobile qui permette de mettre en commun les acteurs des trois activités…

Cette application pourrait tout d’abord permettre l’échange des conditionnements entre voisins (individus et entreprises). Mais elle pourrait aussi constituer un réseau complet de personnes qui assure la collecte des emballages, le nettoyage, le reconditionnement jusqu’à la livraison chez le producteur, qui devrait juste s’assurer des dernières étapes, entre autres celles qui concernent l’hygiène pour les denrées alimentaires.

Il y a deux raisons pour lesquelles les producteurs ne veulent pas mettre en œuvre une infrastructure de reconditionnement d’emballages :

Tout d’abord l’industrie du recyclage (qui génère 160 milliards de dollars par année et qui emploie environ 1.5 million de personnes). Nous sommes tous d’accord, ce recyclage dans les circonstances actuelles est nécessaire. Mais il s’agit bel et bien d’une industrie qui pèse aussi son poids politiquement et économiquement. Si aujourd’hui certains fabricants de moutarde sont les seuls à proposer une réutilisation secondaire du bocal pour devenir un verre, c’est qu’il y a une raison très claire derrière cela.

D’autre part, les coûts mais surtout la gestion d’un réseau de reconditionnement d’emballages semble être une aventure dans laquelle peu d’industriels veulent se lancer. Et ce à juste titre puisque à priori le jetable coûte moins cher et demande moins de gestion (donc de maux de tête). Donner aux industriels une infrastructure qui livre sur place des emballages (presque) prêts à l’emploi rendrait les choses beaucoup plus facile. Un organisme intermédiaire pourrait même s’occuper des désinfections nécessaires aux emballages des denrées alimentaires.

Vu ce constat, il est quand même légitime de se demander si il n’est pas plus logique de déléguer ce rôle à l’acheteur. Et dans ce dernier cas, il nous faudrait imaginer le kit d’emballage miracle à prendre soi-même au supermarché…


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