Steve Jobs, 10 ans…​

Rest in peace Steve, n’aurait probablement pas été ce qu’aurait voulu entendre ce pétillant créateur, 10 ans exactement après sa mort. Et oui, cela fait dix longues années que cet entrepreneur génial nous quittait en nous laissant son héritage. Et quel héritage…

Un philosophe, plus qu’autre chose…

Célébrer le dixième anniversaire de la mort de cette personne d’exception, ce n’est pas forcément pleurer sur notre sort et de se contenter de dire “Dommage qu’il soit parti. Il nous manque tellement !”. Rendre hommage au grand Steve, nous le faisons en réalité tous les jours. Il fait partie de ces personnes qui ne nous quittent jamais vraiment, même si on n’entend plus parler​ d’eux. Il fait partie de notre quotidien au travers du travail qu’il nous a laissé. Regardez le tableau de bord de votre Mac, de votre IPhone ou de votre IPad et vous vous en rendrez très vite compte. Plus qu’un homme d’affaires, il était avant tout un philosophe 2.0. A la différence de nombreux penseurs, non seulement, il pensait au monde de demain mais surtout il le construisait. Et ce fut sa manière d’agir tout au long de sa vie : ne jamais faire les choses pour de l’argent, mais avant tout faire bouger le monde. Steve Jobs était loin d’être un ingénieur brillant. Bien au contraire, il a abandonné ses études universitaires très tôt parce qu’il sentait qu’il y avait dans ce climat de contre culture des années 70 quelque chose d’important à faire. Bill Gates en a fait de même, mais ce qui différencie les deux papys de l’ère numérique, c’est que Gates était extrêmement brillant en mathématiques. Jobs en revanche ne l’était pas du tout. Mais il possédait quelque chose de différent par rapport à son vieux rival : un goût pointu pour la pureté, la sobriété et pour le soin. Bref, Jobs était un perfectionniste, certes imbuvable, abjecte, désagréable et caractériel, mais un perfectionniste qui a marqué le monde entier à un point tel qu’à l’annonce de sa mort, les dizaines d’Apple Stores répartis sur les avenues les plus luxueuses du monde devenaient des sanctuaires, auprès desquels le monde entier lui rendait hommage en lui disant… Merci !

Jobs Legacy…

La volonté de Steve Jobs la plus remarquable, tout comme celle de Bill Gates par ailleurs, a été de vouloir introduire la micro informatique dans chaque foyer, tout en la rendant la plus abordable possible. Sa génération était en effet persuadée que cette micro informatique aurait un jour ou l’autre raison des institutions. Et le dinosaure de l’informatique de l’époque qu’était IBM était le premier visé par ces révolutionnaires californiens (et Washingtoniens). Santé, éducation, médecine, pouvoir d’achat, emploi, sécurité, défense, communication, mobilité, divertissement ou encore voyages… L’informatique fut certes un moyen de libérer les populations des institutions, mais en parallèle de ce qui se passait à l’Est avec des philosophes comme Sartres, Deleuze, Derrida, Lipovetsky ou Roland Barthes, qui n’avaient d’autres préoccupations que de penser un monde contraint aux lois terrestres et physiques, une nouvelle génération de penseurs envisageaient des lois terrestres qui régulent le monde au minimum et non le contraire. L’objectif global de Steve Jobs était de rassembler un maximum de fonctions, de produits et de services dans un instrument le plus pur et le plus simple d’utilisation possible. Cette simplicité se retrouve par ailleurs dans la facilité de manipulation des différentes interfaces d’Apple. Il était aussi quelqu’un qui n’avait pas peur du futur et encore moins de la disruption. Peut-être parce qu’il faisait partie de ces rares personnes qui transforment le présent, sans vraiment l’analyser, pour le modeler pour le long terme. Il n’a d’ailleurs pas hésité à détruire une de ses nouvelles créations – l’IPod – pour imposer cet IPhone qui a changé la face du monde quand il est arrivé dans nos mains en 2007…

Et maintenant Tim, qu’est-ce qu’on fait ?

En dehors de ce qu’il a laissé de son vivant, ses nombreux produits, mais aussi tous les concepts et les idées que ceux-ci ont générés dans nos vies, il nous reste son successeur… Tim Cook. 

Bien que très différent de Jobs, Cook rassemble toutes les qualités de son prédécesseur, mais avec une différence toute particulière, il n’est pas ingénieur et il vient du monde de l’administration des d’affaires (MBA). Il a su pendant ces dix dernières années utiliser intelligemment le travail de Steve Jobs et l’adapter aux enjeux de la décennie 2010 (voir même des décennies suivantes). Il a su utiliser à merveille le travail de son prédécesseur pour faire d’Apple une des entreprises les plus importantes au monde. Une des premières à avoir atteint une capitalisation boursière dépassant les 1.500 milliards de dollars. Si l’Apple TV n’a pas réussi – du moins pour l’instant – son pari, l’Apple Watch est quant à elle un véritable succès. Apple en vend plus dans le monde que toute l’industrie suisse rassemblée. Cook à aussi amené son entreprise dans le monde des services bancaires, dans le divertissement et même dans le secteur de la santé. 

A quoi doit-on s’attendre demain ?

Des Apple glasses, une Apple Car, une Apple House, une gamme de vêtements connectés autonettoyants, des appareils électroménager, une chaîne d’école pour former des ingénieurs ?

L’avenir nous le dira, mais avec Tim Cook à la barre, il est certain que le vaisseau Apple à encore de beaux jours devant lui. Steve Jobs est mort, vive Tim Cook…

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