Tesla arrive dans l’UE : Berlin vainqueur une fois de plus !

Après la révélation d’Elon Musk, le 13 novembre dernier d’installer son usine européenne à Berlin, ce qui est en réalité sans surprise, il est bon de revenir sur les raisons pour lesquelles Paris, Bruxelles et nombres de capitales européennes ont encore une fois raté une bonne occasion de faire leur place dans ce XXI°siècle naissant…

Berlin est de très loin devenu le seul et unique pôle technologique européen, maintenant que Londres nous quitte pour vivre sa vie, alors que de nombreux écosystèmes technologiques se développent aux États-Unis.

Les choix qui ont motivés la décision de Tesla sont évidents : fiscalité, législation, administration, syndicats coopérants, écosystème technologique émergent et bouillonnant de créativité, mais surtout un lieu très riche ou il n’est pas vraiment compliqué d’attirer vers soi une armée d’ingénieurs (puisque beaucoup de ceux-ci arrivent des quatre coins de l’UE pour y travailler) et de gens qualifiés depuis très longue date pour une fabrication automobile, il faut bien l’avouer absolument exceptionnelle. En bref de nombreux points positifs pour Berlin qui semble un peu plus tous les jours devenir le véritable centre économique de l’Union Européenne. Non seulement en ce qui concerne l’économie traditionnelle mais aussi dans l’économie numérique et c’est exactement des deux que Tesla à besoin. Berlin est un nid très fécond dans lequel les startups poussent comme des champignons, dans lequel l’argent susceptible et nécessaire à être levé est présent et où les ministres ne s’acharnent pas en permanence contre l’innovation pour préserver leurs propres intérêts. Bref, sans considérer pour autant que Berlin soit un paradis fiscal dans lequel toutes les folies sont autorisées, on peut néanmoins considérer qu’il s’agit d’un terrain fertile dans lequel il fait bon s’installer si on veut entreprendre.

Et ce n’est pas du tout le cas de la France et malheureusement, Bruno Le Maire nous en fait la démonstration au quotidien… Une fois encore, il nous en a fait la démonstration cette semaine alors que l’État français peut décidément se permettre toutes les dérives pour conserver la main mise sur le contrôle de l’activité économique, en s’octroyant aujourd’hui le droit de récolter les données fournies par les plus grands réseaux sociaux numériques pour les soumettre à l’analyse de sa redoutable et répressive IA fiscale, alors que la CNIL , elle même avait prévenu Bercy des risques que pouvait comporter une telle manœuvre.

Une fois de plus, il s’agit d’une preuve que le pays emprunte une voie très délicate dans laquelle les paris sont hasardeux et qui risque de se retourner contre la population française sur le long terme. Mais ce qui semble le plus choquant est que cette dernière semble approuver de telles décisions et cela n’est pas nouveau…

Lorsque l’administration Hollande à tout simplement interdit Uber Pop, déclaré la guerre à sa maison mère et en même temps s’est attaqué à AirBnB et à Amazon, la population à trouvé ces attaques complètement normales. Depuis 2017, l’administration Macron multiplie les tentatives contre l’industrie numérique américaine et la population française continue d’approuver de telles décisions. Même si cela se retourne contre les entreprises françaises comme c’est le cas avec la riposte de l’administration Trump contre la taxe GAFA (qui aurait pu porter le nom aussi de taxe BATX).

En réalité pour justifier ce type de comportement, il faut aller chercher dans trois fondements majeurs qui caractérisent la réflexion générale française :

  1. Un attachement forcené à l’État Providence
  2. Un attachement tout aussi forcené à la sécurité sociale
  3. Un attachement encore plus forcené au pouvoir des syndicats

Trois valeurs qui sont complètement incompatibles avec celles qui sont nécessaires pour développer une puissance technologique, car dans ces dernières, l’État n’est là que pour faciliter le bon déroulement de l’innovation et non pour la freiner, voir même la stopper. L’emploi y est souple et abondant et enfin les syndicats n’ont aucun pouvoir de freiner le bon déroulement du travail, comme celui d’empêcher le personnel de travailler ou de paralyser en autre les chemins qui servent à l’approvisionnement des ressources.

Les mentalités doivent donc changer et on aurait pu penser que l’enseignement aurait joué un rôle important dans ce changement. Néanmoins le pari n’est pas gagné car ce domaine reste une chasse gardée jalousement par les syndicats eux-mêmes…

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