Avec une démographie en chute libre, une guerre est-elle encore possible dans le futur ?

Il est bien loin le temps ou les pires scénarios de science fiction nous décrivaient une prétendue surpopulation mondiale qui serait le théâtre d’une lutte entre des humains qui s’entretuent pour dominer la production industrielle indispensable à la survie de leur espèce. Au regard des données statistiques que nous possédons aujourd’hui, la population mondiale devrait atteindre (seulement) entre 9.5 et 10 milliards d’habitants en 2075, avant d’entrer lentement dans une chute de la démographie mondiale… 

Vivre plus longtemps et… sans enfants ! 

Nous vivons actuellement dans un monde dans lequel l’espérance de vie n’a jamais été aussi élevée. Les chiffres dont nous disposons (ils peuvent encore changer) démontrent clairement la situation qui se profile :

Dans les pays développés, d’un âge moyen de trente ans dans les années 1980, celui-ci est passé à 43 ans et risque bien d’atteindre les 50 ans avant la fin du siècle. Dans les pays en voie de développement ou émergents, il est passé de 19 à 30 ans et pourrait très largement atteindre les quarante ans à la même période. Si la situation ne change pas, le monde devra donc faire face dans le futur à un double problème :

Le premier est le vieillissement de la population. Le second sera la baisse du taux de la natalité, qui au passage est très préoccupant, car pour les pays développés le taux moyen de fécondité par femme est de 1.5 enfants et dans les pays émergents de 2.2 enfants. Bref, nous atteignons à peine le seuil critique de renouvellement des populations (2.1 enfants par femme). C’est plus de deux fois inférieur aux années 1960 (5,4 enfants). 

Notons cependant que l’effet du Baby Boom lié directement à la conjoncture économique des pays développés était, à l’époque, largement favorable par rapport à celle d’aujourd’hui. Ajoutons à cela que le taux de fécondité ne signifiait pas non plus un pourcentage de naissance avec 100% de succès, surtout dans les pays que l’on appelle aujourd’hui émergents…

L’économie avant toutes choses !

Qu’il s’agisse de systèmes de sécurité sociale – largements encadrés par l’administration – ou des systèmes plus privatisés comme les fonds de pensions que l’on peut trouver aux Etats-Unis et dans les pays anglo-saxons, le vieillissement de la population mondiale cumulé à celui de la chute des natalités mène inévitablement à des problèmes d’ordre économiques :

Comment une population, majoritairement retraitée, pourrait en effet survivre sans une économie, plus jeune et créative, capable de se renouveler en permanence avec une population active ?

En résumé, le monde va se retrouver dans une sérieuse impasse si de nouvelles solutions ne sont pas trouvées aujourd’hui. Avoir des enfants dans le contexte des trente glorieuses était une chose relativement facile, d’autant plus que la culture commune à l’humanité était, par la force des choses, de se reproduire naturellement. Surtout quand les administrations incitent financièrement à avoir des enfants. Mais qu’en est-il si la conjoncture économique mondiale a du mal à sortir la tête hors de l’eau, que la médecine et les nouvelles technologies font énormément de progrès, autant en terme d’espérance de vie, qu’au niveau de la survie des nouveaux nés et pour couronner le tout, dans lequel des mouvements écologistes font tout pour mettre dans la tête des plus jeunes (occidentaux) qu’il est mauvais pour la planète d’avoir des enfants ?

Ajoutez à cela un risque d’effondrement du monde lié à une troisième guerre mondiale et nous avons tous les éléments rassemblés pour foncer à toute vitesse vers une chute drastique de la population mondiale !

Ukraine, champ de bataille et… d’expérimentations ?

L’invasion de l’Ukraine par la Russie nous mène à de très nombreuses réflexions car les deux pays doivent faire face à d’importantes remises en question :

Non seulement, nous sommes en face de problématiques liées à l’approvisionnement de matériels militaires et civils utilisés sur le champ de bataille, mais nous sommes aussi face aux problématiques liées surtout à la démographie :

Pour l’instant la Russie a démontré qu’elle était capable de lever des troupes par centaines de milliers, mais le conflit – et les méthodes employées – est tellement sanglant que le pays risque rapidement de tomber à court de ressources humaines et ce à tous les niveaux. Hors dans ce type de guerre, qui utilise très largement l’humain comme chair à canon (du côté russe du moins), l’étranglement va, à moyen terme, rapidement se faire sentir.

Une chose est certaine, si la lutte est déjà engagée, ce n’est pas au niveau des denrées alimentaires disponibles nécessaires à la survie de l’humanité, mais plutôt  sur les éléments qui permettent aux technologies actuelles de se développer. Car pour remplacer les besoins d’une main d’œuvre, toujours croissante, il va falloir inévitablement passer par elles…

Ce qui nous amène à nous interroger sur le fait de l’utilité de technologies qui remplacent directement l’être humain sur le champ de bataille ?

Dans tout les cas, les problèmes liés à la démographie et à la guerre sont liés :

Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon rêve d’envoyer 1.000 milliards d’êtres humains dans l’Univers. L’objectif est ambitieux lorsque, de manière pragmatique, on analyse des chiffres actuels qui sont loin de satisfaire à ces ambitions, et ce même si on envisage l’avenir à très long terme…

Elon Musk avait peut être raison sur son ambition de produire des millions de robots humanoïdes (Optimus) car ceux-ci pourraient apporter sur un champ de bataille la main d’œuvre nécessaire pour remplacer l’humain, exactement de la même manière que cela se fait aujourd’hui dans l’industrie (et notamment dans les entrepôts d’Amazon ou dans les usines de Tesla).  Après tout, les drones, les robots mobiles autonomes et la guerre hybride, qui consiste à utiliser la technologie pour déstabiliser le camp adverse sont désormais des réalités. Nous ne sommes donc pas très loin d’un champ de bataille dans lequel se battent des robots à la place d’une espèce humaine déclinante en nombre… 

Sébastien Colson 

C’était bien ?

Bon…

Mais ce n’est pas tout, car une époque formidable c’est aussi un site Web et des centaines de réflexions qui traitent des problématiques de notre monde et c’est aussi…

Un bureau de rédaction, d’illustration et un service de sponsoring !

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