N’avez-vous jamais eu peur de l’avènement de la technologie lorsque vous étiez en pleine réflexion sur l’orientation que votre vie allait prendre dans le futur ?
Si ce n’est pas le cas, alors vous avez de la chance car de tous temps cette crainte a fait son chemin et même très bien d’ailleurs. Depuis l’empire romain, en passant par le royaume d’Angleterre, les différentes administrations américaines et c’est bien entendu sans compter sur des régimes totalitaires comme l’URSS ou la Chine, les innovations technologiques n’ont jamais cessé de faire peur…
La culture, et le contre pouvoir culturel !
Comment allons-nous concevoir la culture dans les prochaines années du siècle ?
Que l’on ne se trompe pas sur la valeur de ce qu’est la culture. Elle est l’essence même de la nature humaine. Chaque nation à la sienne et la défend. Elle est primordiale pour conserver l’identité d’un peuple et chaque peuple à le devoir de la faire perdurer pour conserver une identité qui lui est propre. A l’inverse, à certains moments de l’histoire des mouvements contre-culturels sont venus donner quelque chose de neuf à des coutumes installées depuis plusieurs siècles et dans beaucoup de cas, ces mouvements apparaissent dans une nouvelle phase d’innovation technologique…
Les mouvements des luddites en Angleterre en mars 1811, puis de Canuts en France en 1831 correspondent exactement à ces phénomènes de bouleversement technologiques qui bousculent les institutions culturelles déjà mises en place. Pour rappel, ils concernaient une révolte contre la généralisation des métiers à tisser mécaniques.
Mais c’est les années 1960 et 1970 qui ont nourri un phénomène contre-culturel absolument gigantesque par rapport à ce que l’histoire avait déjà montré. Il est presque comparable à une révolution digne du mouvement qui a vu migrer des populations entières hors des campagnes pour créer les villes que nous voyons aujourd’hui en Europe, au XI°siècle ou aux révolutions de la renaissance avec l’invention de l’imprimerie et des grandes découvertes (directement liées elles aussi à des révolutions techniques).
Stewart Brand, Bill Gates et Steve Jobs…
La contre-culture des années 60 et 70 nous a amené à revoir les fondements dans lesquels nous avons crû à l’époque et à les imaginer avec de nouveaux outils :
Autant, il nous fallait des dizaines d’heures et des moyens financiers absolument colossaux pour exécuter les différentes tâches que nous avions à faire, qu’aujourd’hui nous pouvons effectuer ces mêmes tâches avec 10 fois moins d’argent. Cette prouesse nous la devons en grande partie à trois personnes, qui ne sont autres que Stewart Brand, Steve Jobs et Bill Gates…
Ils ne se doutaient probablement pas de l’ampleur de ce que le monde deviendrait après les innovations qu’ils ont eu le courage de mettre en place, mais les trois ont véritablement apporté des fondations contre-culturelles qui ont changé considérablement le mode de vie de tous. Ces changements, nous les connaissons et nous vivons avec eux aujourd’hui au quotidien :
Il s’agit bien entendu de l’ordinateur personnel, mais aussi de tout ce qu’il a engendré – y compris la généralisation d’internet – et cela passe bien entendu par des méthodes de travail complètement différentes, par des gains de productivités très largement augmentés, mais aussi par des interfaces de travail différentes et une manière d’approcher les choses avec une vision beaucoup plus pragmatique que nos parents ont pû avoir dans le passé.
Les interfaces graphiques ont surgi dans nos vies dans les années 1980 et ont radicalement changé la face du monde en terme de travail, mais aussi en terme de culture car elles ont apportées une nouvelle façon d’interpréter celles qui nous étaient propres et ce de façon complètement universelle…
Et maintenant, que ferons-nous avec tout cela ?
Si vous avez déjà vu un opéra ou un concert de musique classique, vous avez probablement éprouvé au plus profond de vous une sensation déroutante qu’il est impossible à quoi que ce soit comme technologie de répéter la perfection accumulée après des années de travail d’un chef d’orchestre ou d’un musicien ?
Les années qui viennent ne feront certainement pas disparaître le patrimoine culturel exceptionnel dont nous avons hérité de nos prédécesseurs. En revanche, il faut être conscient que ce patrimoine va – bien entendu rester, car il est exceptionnel – mais qu’il va aussi muter pour être finalement très différent. Dans les grandes lignes, il va être augmenté de manière absolument considérable. C’est déjà le cas aujourd’hui et ce le sera encore plus demain !
Comme exemple concret, la musique classique a presque disparu (en termes de créativité récente), mais néanmoins elle a laissé sa place – sans jamais lâcher prise, qui pourrait d’ailleurs fermer les yeux sur un opéra de Mozart – à de la musique de film. Aujourd’hui, nous pouvons assister à des représentations du répertoire d’Ennio Morricone ou de Hans Zimmer, qui sont tous les deux des acteurs historiques du cinéma et qui sont dirigés par des orchestres symphoniques. Ce qui donne par ailleurs un avenir prometteur aux musiciens car ce type de musique évoque une dimension supplémentaire dans les esprits grâce à la vision du film et le rend donc moins abstrait…
Dans ce cas bien particulier, nous parlons donc bien ici d’une mutation de l’univers culturel et cette mutation en 2026 va nous entraîner vers des horizons auxquels nous n’aurions même jamais pû jamais imaginer auparavant :
L’Intelligence Artificielle rebat les cartes, exactement comme les interfaces graphiques l’ont fait dans les années 1980. Maintenant, il nous appartient de savoir ce que nous allons faire avec cela et ce n’est autre qu’en fin de compte, nous allons devoir nous adapter au monde qui vient tout en gardant ce que le passé nous a déjà donné. Donc en gros l’histoire se répète, à la différence que la technologie évolue à très grande vitesse. Nous sommes proches du moment dans lequel nous allons assister à un opéra guidé par Mozart lui-même. La technologie va peut être emporter les chefs d’orchestre, mais ce qui est probablement clair c’est qu’elle va inspirer très fortement les musiciens…
C’était bien ?
Bon…
Mais ce n’est pas tout, car une époque formidable c’est aussi un site Web et des centaines de réflexions qui traitent des problématiques de notre monde et c’est aussi…
Un bureau de rédaction, d’illustration et un service de sponsoring !
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