Il y a cent ans, l’industrie automobile traversait une phase de chaos avant d’être stabilisée par un modèle industriel dominant qui, comme l’on le sait, a été initié par Henry Ford. Mais aujourd’hui, la voiture électrique traverse une turbulence comparable dans un monde infiniment plus instable et le moins que l’on puisse dire est que dans le même domaine, les années qui vont suivre l’époque de Ford seront loin d’être commodes…
Les crises sont logiques et ne datent certainement pas d’hier !
Après les dérives d’Elon Musk dans la campagne présidentielle américaine de 2024, il ne faisait aucun doute à l’époque que l’action Tesla n’allait pas s’en remettre facilement. Hors même si les ventes de voitures ont chuté drastiquement depuis, la bourse n’a jamais été plus que généreuse envers l’entreprise (en dehors de quelques fluctuations bien entendu), l’entreprise est presque revenue à son pic de valorisation qui approche à nouveau les 1.400 milliards de dollars. Mais bien au-delà de cela, il faut avouer que le véhicule électrique semble aujourd’hui traverser une crise de première importance et ce ne sera finalement pas la première fois…
Henry Ford a en son temps, au début du XX°siècle, était confronté lui aussi aux mêmes problématiques auxquels les constructeurs de véhicules électriques doivent faire face aujourd’hui, surtout par rapport au développement des différentes infrastructures distributrices d’énergies nécessaires à la mobilité. Celles-ci étant liées principalement à la production énergétique et à la distribution du carburant qui permettraient aux véhicules de circuler. Des routes étaient aussi à construire et il fallait en référer aux États pour cela. En bref, tout était à construire…
Il devait aussi faire face à un problème économique et culturel auquel les populations étaient habitués depuis plusieurs millénaires. Tout un écosystème en dépendait lui aussi :
Imaginez une seule minute ce que les employés qui étaient attachés à la tâche de ramasseurs de crottins de cheval aient pu éprouver lorsqu’ils ont vu les rues des villes se remplir de voitures automobiles polluantes ?
Développer un réseau complet de stations services et un réseau électrique n’était pas des choses faciles à faire en ce début du XX°siècle. Il a donc fallu faire des choix et l’histoire est témoin des décisions qui ont été prises à l’époque, à savoir privilégier le pétrole…
Le retour du moteur thermique, une illusion ou une réalité ?
Par la suite et pendant longtemps la mobilité électrique a été considérée comme un système de mobilité de seconde zone. Celui-ci était réservé aux petits véhicules que l’on pouvait conduire sans posséder de permis de conduire. Nous savons aujourd’hui que les choses sont très largement différentes grâce à des entreprises comme Tesla ou BYD, mais restent difficiles même dans un contexte où les enjeux pétroliers sont plus que jamais mis en péril. Mais beaucoup considèrent encore le moteur thermique comme une valeur certaine. Pour preuve le plus gros constructeur de voitures électriques au monde, le chinois BYD à vu ses ventes chuter de 41% au mois de février 2026. Et c’est sans compter sur six mois de baisse des ventes précédentes. Pourtant tout comme pour Tesla, la valorisation boursière de l’entreprise a augmenté (en ce qui concerne BYD, nous parlons de 8%) et il ne faut pas trop chercher pour savoir pourquoi :
Les problèmes géopolitiques mondiaux entraînent systématiquement une remise en question chez les acheteurs de véhicules, qui non seulement subissent depuis des années les caprices d’un marché complètement instable, manipulé artificiellement par les pays membres de l’OPEP+, mais aussi sont très largement informés des problèmes géopolitiques liés à ces pays…
Le miracle chinois en mal de vivre, mais une possible remontée à cause des problèmes géopolitiques ?
Déstabilisation du système politique au Venezuela, boycott des flottes pétrolières russes (y compris les flottes fantômes), appauvrissement de la chaîne d’approvisionnement de pétrole iranienne, bombardement des pays arabes du Moyen-Orient, risque de blocus du détroit d’Ormuz, etc. Tout est rassemblé pour faire économiquement confiance aux constructeurs de voitures électriques. En revanche, il existe une disproportion entre la chute des ventes de véhicules électriques et la montée des capitalisations boursières et cela nous le devons à la confiance d’investisseurs qui misent sur le futur, mais aussi sur le passé, récent certes mais qui affiche des résultats néanmoins impressionnants.
Combien de fois les populations n’ont-elles pas en effet été victimes des compagnies pétrolières avec des fluctuations de prix artificiellement travaillées minutieusement ?
C’est un argument suffisamment valable pour que les investisseurs pensent à un avenir qui ne sera peut-être pas meilleur mais moins instable. Mais il ne faut pas oublier cependant que le véhicule électrique déplace les problématiques vers d’autres variables :
Il faut avant tout trouver des matières premières comme le lithium, le cobalt et le cuivre. Mais cela pose aussi un problème considérable de capacité de recharge et c’est sans compter sur le déploiement d’un réseau de stations services qu’il faut revoir impérativement. A celà il faut ajouter le coût de la fabrication des batteries et les coûts de maintenance, qui néanmoins peuvent êtres réduits via de simples mises à jour numériques. Force est de constater que dans tous les cas, la production énergétique reste un impératif pour faire fonctionner cette nouvelle machine globale qui se met en ce moment en place. Lorsque l’on parle de la reconversion du parc automobile mondial et que l’on voit l’ampleur des impératifs que cette tâche représente, on ne peut pas avoir de doutes sur les opportunités qui se développent pour les entreprises…
Enfin, notons que seuls cinq critères déterminerons les destins des véhicules électriques et thermiques :
Les infrastructures, la stabilité géopolitique, le pouvoir d’achat, la sécurité en termes de protection des données et la disponibilité énergétique…
C’était bien ?
Bon…
Mais ce n’est pas tout, car une époque formidable c’est aussi un site Web et des centaines de réflexions qui traitent des problématiques de notre monde et c’est aussi…
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