On a souvent tendance à croire que Donald Trump déteste les européens…
Il faut cependant observer une certaine nuance par rapport à ce constat car finalement cette haine qu’il éprouve n’est pas culturelle. Elle concerne précisément au contraire le fait qu’il puisse exister une entité aussi puissante que les États-Unis d’Amérique. D’autant plus que la question du Canada, voulu par Trump comme le 51°Etat américain et la question du Groenland est venu s’y ajouter. Si on ajoute à cela une influence russe qui touche profondément les institutions américaines, dirigées par les extrêmes droites et l’influence très marquée de la Russie sur les partis populistes européens, nous obtenons un contexte géopolitique qui nous sépare très largement de ce que nous avons pu construire après la seconde guerre mondiale.
N’ayons pas peur et observons les faits !
Les américains, jusqu’à preuve du contraire, ne vont pas se séparer de l’Europe, ni de l’Australie, ni de la Nouvelle-Zélande, ni du Japon, ni de la Corée du Sud, ni des Philippines et de Taïwan. Bien au contraire, car ils ne vont pas avoir d’autres choix que de se rallier à des amis stratégiques :
Observons en profondeur ce qu’il se passe dans le monde et nous pouvons observer que seulement cinq nations vont émerger dans le futur. Ce sont elles qui vont dominer ce qui va arriver en dehors des frontières terrestres, mais aussi des frontières qui vont au-delà de ce qui se passe sur terre…
Donald Trump déteste l’Union Européenne, mais culturellement il n’a pas véritablement d’autres choix que de se rallier aux nations occidentales et nous prendrons ici en compte les pays asiatiques qui se rapprochent très largement de ces mêmes valeurs communes occidentales.
Bien entendu il existe des désaccords commerciaux, car l’Union Européenne représente naturellement une concurrence économique solide par rapport aux USA. Il faut bien l’avouer, il est vrai que les exportations européennes vers l’autre côté de l’Atlantique sont très élevées et n’importe qui issu de l’extrême droite pourrait s’en emparer pour consolider sa propre base nationaliste…
L’OTAN, le cœur du problème ?
Là où le problème est véritablement réel, c’est que Donald Trump menace une stabilité militaire qui date de plus ou moins 80 ans et ce n’est pas une moindre affaire car ce sont aussi tous les enjeux occidentaux qui sont remis en cause :
Les pays membres de l’OTAN et ceux de l’Union Européenne en premier lieu, ont cru pendant trente ans que la guerre froide était définitivement terminée, mais dans l’ombre, Vladimir Poutine ne voyait pas du tout les choses de la même manière parce qu’il rêvait d’une Russie qui serait à nouveau à mi chemin entre le tsarisme et l’URSS.
Pour ce faire il n’y avait pas pour lui des milliers de solutions et celles-ci n’étaient autres que de déstabiliser l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord. Cette même organisation qui constitue la première force capable d’affronter militairement n’importe quelle puissance au monde.
Il fallait donc à Vladimir Poutine un moyen – a défaut de l’attaquer de front, fautes de moyens financiers et militaires – d’autres possibilités de fragiliser un Occident qui pourtant l’accueillait à bras ouverts. On se rappellera à ce propos ce magnifique moment de fou rire entre Bill Clinton et Boris Yeltsin, ou encore la coopération commune pour la station spatiale internationale et même des opérations militaires conjointes.
Oui l’Otan est le cœur du problème, mais après, Trump est arrivé, et malheureusement les extrêmes droites avec lui..
Progressivement, Poutine a manipulé les extrêmes droites en les influençant et en les finançant, tout en jouant aussi avec les extrêmes gauches (y compris les partis écologistes), mais cela on le savait déjà depuis les années 1980, à l’époque de l’Union Soviétique :
Pour preuve, l’ingérence dans l’extrême droite anglaise qui a mené au Brexit. Ensuite l’ingérence dans les deux élections (voir même les trois) de Donald Trump et c’est encore sans compter les multiples tentatives d’influencer les élections dans les pays européens (Hongrie, Géorgie, Ukraine, Moldavie, etc). Ensuite, faut-il nommer le RN français, l’AFD allemande ou encore le parti qui a fait de Giorgia Meloni la première ministre italienne ?
La question à se poser maintenant est bien entendu de savoir ce que l’on peut faire avec cela car nous sommes vraisemblablement revenus dans une situation dans laquelle le monde pourrait basculer à nouveau dans ce que l’apocalypse, à savoir les deux précédents conflits mondiaux ?
Une chose est certaine, si l’OTAN s’écroule, c’est tout l’Occident qui s’écroule aussi . Cela va bien entendu arranger probablement la Chine, l’Orient (ou par extension le monde musulman, la Turquie mise à part), la Russie et l’Inde, mais les seuls que cela ne va pas arranger c’est bien entendu les occidentaux. Donc nous ne pouvons plus être les leaders du monde et nous n’en avons plus besoin car de toute façon la situation géopolitique mondiale s’est considérablement modifiée avec le temps. Ce que nous devons faire désormais, c’est non seulement nous protéger comme nous l’avons fait par le passé mais aussi de prendre les devants et de rester ensemble…
Il y a énormément de choses que nous pouvons faire désormais et cela concerne les domaines de la défense, mais aussi les transports, l’informatique et par extension le domaine numérique, le domaine spatial mais il faudra avant tout pour cela ne plus permettre aux nations étrangères hostiles d’intervenir dans des affaires qui ne les concernent pas !
C’était bien ?
Bon…
Mais ce n’est pas tout, car une époque formidable c’est aussi un site Web et des centaines de réflexions qui traitent des problématiques de notre monde et c’est aussi…
Un bureau de rédaction, d’illustration et un service de sponsoring !
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