2022, l’année de tout les dangers et tout commence avec l’Ukraine le 24 février !

Le 24 février 2026 était un triste anniversaire que nous allions fêter :

Cela faisait quatre ans que la Russie avait envahi l’Ukraine, ou plutôt tenter de l’envahir puisque le bilan de conquête est très léger (environ 20% du pays) et le bilan humain et économique est très lourd du côté russe. En 2022, la crise sanitaire liée au Covid 19 et toutes les conséquences qu’elle avait entraîné (inflation, effondrement des dettes publiques, etc) étaient déjà passées par là et voilà que nous nous retrouvions alors avec une crise énergétique extrêmement forte liée à cette invasion. Pire encore, c’est à ce moment précis que nous avons réalisé que la guerre froide n’était pas terminée….

2022, la guerre revient en Europe, alors que l’on ne croyait plus cela possible !

Au-delà des contestations sociales, de la crise climatique et de la fin d’une ère monarchique (la mort de cette chère Élisabeth II), cette année là restera comme un tournant majeur du XXIᵉ siècle :

Certaines années s’inscrivent dans la continuité. D’autres rompent l’équilibre du monde et 2022 appartient à cette seconde catégorie. En douze mois, l’ordre géopolitique hérité de l’après-Guerre froide s’est fissuré, les sociétés ont exprimé leurs tensions et en plus, les effets du changement climatique se sont imposés comme une réalité immédiate.

Le 24 février 2022, la Russie lance une invasion à grande échelle sur l’Ukraine. Ce qui semblait encore improbable quelques semaines auparavant devient une guerre conventionnelle aux portes de l’Union européenne. Elle constitue par la suite un mélange étrange alliant une guerre de tranchées, de chars d’assaut, une guerre numérique et une guerre de drones et de robots…

Le conflit provoque alors des dizaines de milliers de morts ou de blessés (qui deviendront par la suite des millions), ainsi que des dizaines de milliers de déplacés et déclenche une série de sanctions économiques sans précédent contre le régime dictatorial de Moscou. L’OTAN se renforce, la Finlande et la Suède engagent un processus d’adhésion à l’organisation, ce qui va très vite arriver par ailleurs, et l’Europe accélère sa stratégie de diversification énergétique notamment par rapport aux Etats-Unis qui ne vivaient pas encore sous l’ère Trump 2, et du Canada qui va s’avérer être un partenaire de premier ordre lorsque les USA vont commencer à mordre (économiquement) avec des dents acérées le monde entier.

La fragilisation d’une globalisation à jamais disparue ?

Au-delà du champ militaire, la guerre bouleverse les marchés mondiaux du pétrole, du gaz, du blé (dont l’Ukraine est un des plus grands exportateurs) et des matières premières. L’inflation s’envole une nouvelle fois en deux ans dans de nombreux pays, révélant ainsi la fragilité des interdépendances économiques mondiales.

Effectivement on ne peut qu’admettre qu’à partir de 2022 le monde se fragmente et quatre années après il est d’autant plus fragilisé :

Les ruptures anciennes qui ont précédé les différentes nations du monde ont donné naissance à une globalisation qui, avec un peu de recul, n’était pas si affreuse finalement que cela, par rapport à ce que pouvaient en dire Alain Minc ou Joseph Stiglitz. Si du moins on la compare avec ce que nous vivons en 2026. Toujours est-il que le monde est aujourd’hui divisé à la place d’être interconnecté commercialement comme il l’était auparavant. Même si l’on fait fi des petites tensions entre les pays, la mondialisation fonctionnait. Pas si bien que l’on aurait pu l’espérer mais néanmoins elle fonctionnait quand-même.

Si ce n’était que d’un point de vue économique ce ne serait pas encore trop grave car la diplomatie et les intérêts des uns et des autres peuvent toujours tempérer les tensions. Mais le problème est aussi géopolitique mais aussi et surtout malheureusement idéologique. 

Nous sommes désormais confrontés à 5 individus (Vladimir Poutine, Donald Trump, Xi Jinping, Kim Jong-un et l’ayatollah Khamenei), dont quatre sont des dictateurs avérés. Ils veulent absolument se partager le monde, de la même manière que ce fut le cas avant la seconde guerre mondiale. Faut-t-il ajouter à celà une crise climatique qui risque de mettre en péril la plupart des pays dans le monde, un basculement complet du moyen Orient avec les conséquences que l’on connaît (notamment une nouvelle forme de terrorisme ou une nouvelle inflation liée à l’énergie), ou bien encore un Commonwealth qui s’éteint avec la mort de la Reine Elisabeth II. Ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’Afrique (et par extension alimenter les foyers de pauvretés qui pourraient alimenter aussi une autre vague de terrorisme à un échelon international) ? 

Une recomposition durable ?

Il paraît évident que les problématiques auxquelles nous devons faire face aujourd’hui ne datent pas forcément de cette année phare qu’est 2022. Bien au contraire, elles ont pris leurs racines dès que la guerre froide était supposée être terminée au début des années 1990. Mais cette charnière, au tournant du nouveau siècle dans lequel nous vivons aujourd’hui, nous démontre aussi que l’histoire se répète. À l’échelle mondiale, 2022 apparaît comme une année de recomposition. La rivalité entre les grandes puissances s’intensifie, les chaînes d’approvisionnement sont repensées, et les politiques énergétiques sont redéfinies. De plus, les sociétés sont confrontées à l’inflation et aux incertitudes et expriment une demande accrue de protection et de stabilité. 

Plus qu’une succession d’événements, 2022 marque une transition : 

Celle d’un monde globalisé, relativement stable, vers une période plus fragmentée et plus incertaine et l’onde de choc se prolonge bien au-delà de l’année elle-même.

L’Europe est à nouveau en guerre et c’est l’Ukraine qui représente désormais le pilier de notre stabilité et il semble clair que si le pays tombe nous tomberons avec lui !

Sébastien Colson 

C’était bien ?

Bon…

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