2025 : Que deviennent les belles promesses du Métavers ?

En octobre 2021, nous nous interrogions sur ce que le Métavers (Metaverse en anglais) pourrait nous apporter… 

Il semble nécessaire que nous devions aujourd’hui nous ré interroger sur les belles promesses de cet univers parallèle qui aurait pu nous donner -sur le papier du moins- tellement de belles choses. Pourtant, nous sommes presque arrivés à la fin de cette année 2025 et force est de constater que les belles promesses du Métavers ne sont toujours pas remplies après plus de quatre ans de renforts publicitaires, et pour cause :

Une mauvaise idée dès le départ ?

Ce qui a fait avant tout la force du smartphone et d’Internet c’est qu’il étaient adaptables à des besoins qui conviennent à tous. Allons même plus loin, ils correspondaient à des besoins universels et ils n’étaient pas du tout des outils de substitution qui pourraient apporter une substitution au monde qui existait. Bien au contraire, ils enrichissaient ce monde de par leur efficacité extraordinaire. Les deux y trouvaient leur place et rien n’existait avant eux pour combler le véritable manque que nous éprouvions auparavant :

Imaginez une époque dans laquelle vous deviez taper un courrier sur une machine à écrire, voire même sans vouloir remonter trop loin dans le temps écrire cette lettre à la main, et ensuite l’envoyer par l’intermédiaire des services postaux jusqu’au destinataire de cette dernière ?

La généralisation d’internet a changé bien des choses à ce propos puisque cette opération ne prend plus des jours, voire même des mois, mais tout simplement quelques secondes et c’est là que la notion de gains de productivité prend tout son sens. 

Le cas du smartphone est, sans être complètement identique, similaire car il a remplacé des dizaines, voire même des centaines d’outils matériels qui nous servaient auparavant au quotidien. Le téléphone et son monopole en termes de communication (directe vocale) s’est substitué alors aux réseaux sociaux en ligne et nous sommes désormais peu nombreux à éviter ces derniers pour communiquer entre nous…

Une mauvaise architecture intellectuelle !

Une mauvaise idée dès le départ, une mauvaise architecture intellectuelle, tout semble mauvais dans cette création sortie de nulle part et pourtant :

Les différentes expérimentations qui se sont succédées, avant même que l’on parle du Métavers – on peut penser tout particulièrement à “Second Life” qui fut lancé en 2003  – n’ont, en fin de compte été guère plus qu’un vulgaire échappatoire supposé faire sortir de leur triste réalité des gens pour lequel le quotidien était morose.  Néanmoins il est nécessaire d’aller chercher plus loin les causes qui ont fait le succès du smartphone et d’internet et ce qui a fait l’échec des Métavers: 

Avant tout, l’humain est sensible à des choses qui lui apportent du concret et du pratique dans la vie, et ce pour combler ses propres intérêts. Quel est donc, dans ce cas, la pertinence d’un univers parallèle qui incite à dépenser encore un peu plus, chaque jour, pour des choses qui n’existent pas en réalité alors que la majorité des gens sont déjà pris à la gorge par des dettes qu’ils ont du mal à rembourser ?

Si ce Métavers était un délire de riche, d’accord, eux peuvent se le permettre, mais quant à vouloir donner un accès presque universel au reste du monde pour lui faire dépenser un peu plus d’argent, nous sommes très loin, avec le Métavers, de l’accessibilité aux réseaux sociaux en ligne “ à presque tous” qui sont apparus en 2007. 

The Zuck s’est-il donc trompé, alors même qu’il avait vu, avant tout le monde, la réunion parfaite entre les possibilités qu’offrent Internet et les besoins sociaux inhérents à l’être humain ?   

Une dématérialisation idéale mais presque impossible !

La dématérialisation est en soit quelque chose de très attrayant lorsque l’on pense que l’on a surproduit jusqu’ici aveuglément et souvent pour posséder des gadgets sans véritable utilité. De plus, la gestion, l’évacuation, la récupération des déchets et surtout leur recyclage reste très problématique pour la planète. On sait aussi que cette dématérialisation a aussi un coût énergétique important et si pour l’instant, cette même production énergétique pose un sérieux problème à la plupart des pays dans le monde (nous mettrons dans ce cas de côté des pays qui bénéficient d’un fort potentiel volcanique comme le Costa Rica), elle n’aura probablement plus d’impact pour les générations futures étant donné que les nouvelles technologies vont fortement optimiser la rentabilité de celle-ci (par la fusion nucléaire, l’informatique quantique, l’Intelligence Artificielle, etc). 

C’est véritablement sur ce point que les questions centrales sur lesquelles nous devons réfléchir se posent, car si quelques personnes fortunées veulent dépenser leur argent dans des “œuvres d’Art” qui n’existent pas réellement, ce n’est pas au commun des mortels à en juger. Après tout l’Art de tous temps et surtout au cours des deux derniers siècles précédents a toujours voulu révolutionner les pratiques qui existaient déjà.

Si les Métavers et les NFT, n’ont pas fonctionnés (ce qui ne veut pas dire qu’ils ne fonctionneront pas à l’avenir) ce n’est pas une finalité en soi, même si les dizaines de milliards de dollars qui y ont été dépensés dans leur développement auraient pû servir à autre chose, notamment à la recherche médicale. En revanche, l’aventure de ce fameux Web 3.0 (qui ne l’est pas encore, preuve du contraire) nous démontre une chose très importante et celle-ci n’est autre que même dans un monde qui se confond de plus en plus entre le réel et la dématérialisation, l’écart entre les deux reste encore important matériellement. Nous devons à ce propos en référer à toutes les infrastructures utiles pour produire de l’énergie ou stocker les centaines de milliards de données que nous produisons chaque jour. Dans les grandes lignes, nous pourrions dire qu’il ne suffit pas simplement de créer un univers (très énergivore) pour faire dépenser plus, mais il faut avant tout que cet univers soit à la hauteur des impératifs d’amélioration de ce qu’est le monde aujourd’hui et nous en sommes ici encore très loin !

Les Métavers resteront-ils des projets futiles et boudés par tout le monde?

Pas forcément car ils trouvent leurs places dans certains domaines précis comme ceux de la recherche médicale ou dans le développement industriel. Peut-être trouveront-ils aussi, dans un futur relativement proche, leurs places dans d’autres niches très précises et les NFT pourront alors peut-être se fondre dans un système d’échange qui aura sa place dans la seconde partie du siècle. Mais pour l’instant, les belles promesses annoncées au début de la décennie ne restent jamais que des belles promesses et rien de plus !

Sébastien Colson 

C’était bien ?

Bon…

Mais ce n’est pas tout, car une époque formidable c’est aussi un site Web et des centaines de réflexions qui traitent des problématiques de notre monde et c’est aussi…

Un bureau de rédaction, d’illustration et un service de sponsoring !

Ah oui, au fait, nous sommes aussi sur Facebook, Twitter, Instagram, YouTube et nous avons aussi un groupe sur Facebook sur lequel nous pouvons discuter de toutes les problématiques qui se posent à nous, donc on vous y attend car nous avons besoin de vous !

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