La frontière entre la science-fiction et le réel se rapproche-t-elle réellement ?

Et si la science-fiction n’était plus une anticipation… mais un prototype du futur ?

La plupart des outils technologiques que nous utilisons aujourd’hui sont directement inspirés de romans, de films ou de séries de science-fiction et pour cause les ingénieurs qui les conçoivent ou les créateurs d’entreprises qui les imaginent ont tous grandi avec… 

Une science-fiction bien plus proche de la réalité que ce que l’on pourrait croire ! 

La série Star Trek a inspiré la création de l’Iphone, d’Android ou des assistants vocaux. Les film “L’Odyssée de l’espace” et “Her” ont inspiré les intelligences artificielles conversationnelles que nous utilisons en abondance aujourd’hui. Le film “The matrix” a lui aussi inspiré les espaces sociaux numériques, les jeux immersifs, la réalité virtuelle et la réalité augmentée. On pourrait encore citer la fusée la plus performante au monde, la “Falcon 9”, inspirée du film Star Wars (pas sur le design mais sur le nom) et bien d’autres exemples encore pourraient être cités… 

Jules Vernes imagine dans son roman en 1871,” 20.000 lieues sous les mers “ un titanesque sous-marin commandé par un officier indien rebelle et hostile à l’empire britannique. Il s’agit du capitaine Nemo et le sous-marin en question s’appelle le Nautilus :

Il n’aura pas fallu 20 ans pour que l’ingénieur militaire espagnol Isaac Peral y Caballero imagine à son tour, d’une manière beaucoup plus pragmatique cette fois    – entendons par là, avec les moyens de l’époque – en 1885 un navire sous-marin qui sera un peu plus tard mis à flot le 8 septembre 1888. Peut être existe t-il un lien entre les deux hommes, mais ce qui est certain c’est que l’imagination du créateur exceptionnel qu’était Jules Vernes a eu un impact décisif qui a joué un rôle extrêmement important dans les deux premiers conflits mondiaux et celui-ci continue de le jouer aujourd’hui. Il suffit pour cela de juger de la puissance des sous-marins à propulsion nucléaire qui sillonnent les mers. La prochaine génération de ces submersibles promet déjà d’embarquer plus de bombes que ce que la seconde guerre mondiale a subi comme bombardement.  

Des idées qui ne cessent d’arriver dans nos vies !

La mise à l’eau d’un navire submersible est plutôt une belle performance à l’heure où la deuxième révolution industrielle commence seulement et il est tout aussi étonnant qu’à partir de 1915 ces navires commencent à avoir un rôle très largement supérieur à leur utilité initiale, qui était d’abord voué à la surveillance des côtes.

Depuis, bien des auteurs de science-fiction ont inspirés les entrepreneurs et les ingénieurs et nous consommons au quotidien le fruit – devenu matériel – de la créativité des auteurs des romans de science fiction des 80 dernières années, si ce n’est pas pour remonter encore plus loin dans le temps avec une pensée toute particulière pour Jules Vernes dont nous venons de parler mais aussi pour Herbert George Wells …

La créativité qui s’exprime dans la science-fiction n’est jamais que le moteur qui inspire les hommes d’affaires qui créent des entreprises et qui innovent dans différents produits technologiques. En revanche, ces produits sont très différents de ce que nous pourrions avoir demain. Nous possédons aujourd’hui des téléphones mobiles qui explorent bien plus d’horizons que le vulgaire téléphone mobile d’autrefois. Ce dernier va probablement laisser sa place dans le futur à d’autres produits technologiques, tels que les lunettes de réalité augmentée, voire même supprimer le produit entièrement, pour n’obtenir ni plus ni moins qu’une interface directe avec une IA. Cela pourrait être dans un premier temps via des interfaces encore physiques qui se développent en ce moment, mais elles pourraient être aussi intégrées dans notre cerveau. C’est même en phase de développement chez Neuralink aujourd’hui…   

Des produits imaginés, utopiques autrefois, mais aujourd’hui ?

La science-fiction n’a pas seulement prédit ces objets mais elle les a rendus désirables. De là, l’abondance de ceux-ci aujourd’hui. Mais il faut néanmoins attirer l’attention sur le fait qu’il ne s’agit pas d’inventer des gadgets futuristes comme ce fut le cas avec les interfaces graphiques ou les smartphones, mais il s’agit avant tout de savoir ce que ces innovations inspirées directement de la SF vont apporter de plus à l’humanité et améliorer de manière conséquente la vie de tous, et ce même dans les pays qui sont les plus défavorisés (ce que d’ailleurs le smartphone leur a apporté).

Il est très clair que les pays en voie de développement seront servis en dernier, mais ils montrent eux-aussi depuis plusieurs années qu’ils savent s’adapter aux nouvelles technologies, bien qu’ils ne soient pas les innovateurs immédiats dans le domaine. Pourtant ce sont eux qui en ont le plus besoin, donc ils n’ont pas d’autres choix que de s’y plier…    

Neuralink est probablement l’outil par excellence qui fera que nous pourrons dans l’avenir contrôler une machine par l’intermédiaire de notre cerveau. Cela implique un très haut risque de criminalité qui ne consiste plus seulement dans le fait de contrôler des machines, mais aussi de hacker un cerveau humain, ce qui est très largement différent et d’autant plus dangereux.

En revanche, des IA conversationnelles avancées comme Samantha dans le film “Her”, pourront dans le futur nous dispenser de matériel physique ou bien encore nous en offrir d’autres extrêmement “réduits” et atteindre un degré d’interactivité que personne n’avait atteint jusque là. Et cela va probablement mener les rapports humains dans une voie très différente par rapport à ceux que nous connaissons aujourd’hui.

Nous devrons aussi laisser de côté nos automobiles personnelles et peut-être privilégier l’achat d’un robot humanoïde et l’acheter de la même manière que nous achetons aujourd’hui une cuisine équipée ou une nouvelle salle de bains (si nous en aurons encore besoin dans le futur).

D’une manière ou d’une autre, les produits qui se retrouvent dans cette science-fiction à laquelle nous avons été habitué depuis de nombreuses années, ne sont ni plus ni moins que des idées qui engendrent des réalisations très concrètes dans leurs utilités pratiques futures, ce qui donne à ceux qui les créent dans l’imaginaire un avenir certain que d’autres seront capables de mettre en oeuvre et à leurs tours de pouvoir les créer.

Nous ne savons pas de quoi le futur sera fait, mais les améliorations technologiques auxquelles nous avons à faire face prouvent néanmoins que la créativité humaine est sans limites. Nous en sommes arrivés à un stade où nous croyons tous avoir atteint des limites, mais finalement l’histoire nous montre qu’à chaque époque, les temps changent et à ces temps il faut toujours s’adapter à ce qu’il se fait de nouveau…

Sébastien Colson 

C’était bien ?

Bon…

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Un bureau de rédaction, d’illustration et un service de sponsoring !

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