C’est un constat indéniable, les sociétés modernes savent soutenir les familles, quand elles le veulent, mais elles ne savent plus créer le désir d’avoir des enfants. Elles semblent même incapables de relancer la natalité, malgré de nombreux efforts, et commencent à s’organiser pour vivre sans elle via la robotique…
C’est triste, mais pourtant c’est ce qui est en train de se produire aujourd’hui et les chiffres sont à ce propos très impressionnants voire démoralisant. Le déficit humain pour renouveler les populations dans les pays occidentaux et asiatiques est donc alarmant.
Qu’il est loin le temps des baby Boomers !
Ce qui nous différencie le plus certainement de la seconde partie des années 1940, du moins en termes de mentalités, c’est probablement l’espoir d’une vie meilleure, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Pourtant, vu les tensions géopolitiques au cours des 10 années qui ont précédées la seconde guerre mondiale, nos prédécesseurs étaient en droit de craindre une apocalypse que nul n’aurait pas imaginer auparavant. La vie simple qu’ils pouvaient espérer à l’époque, aujourd’hui parait-être très lointaine. Et pourtant même si les traumatismes des deux premiers conflits mondiaux étaient très présents dans les esprits, les gens croyaient en l’avenir et cela s’est traduit par le fait de faire des enfants pour reconstruire un monde à jamais perdu (d’un point de vue psychologique). Mais il ne faut pas oublier non plus que les valeurs traditionnelles étaient différentes et très fortement ancrées dans les mentalités…
Moins de 80 ans se sont écoulés et le constat est – démographiquement parlant – catastrophique : Nous ne faisons tout simplement plus assez d’enfants pour renouveler nos populations !
Les causes sont bien entendu multiples, mais elles trouvent toutes une raison d’être dans une situation culturelle et surtout économique. En effet, ceux qui sont en âge d’avoir des enfants ne veulent ou ne peuvent pas assumer ce besoin qui est pourtant l’un des piliers de la nature biologique et ce tout simplement parce que les circonstances ne le permettent plus !
Un constat catastrophique mais pourtant les chiffres sont là !
Nous n’allons pas nous attarder très longtemps sur des chiffres qui reflètent une certaine réalité, mais il faut avant tout savoir que dans les pays occidentaux et asiatiques (alliés des occidentaux bien entendu en dehors de la Chine) nous nous trouvons à un stade critique, ce qui va bien entendu laisser une porte grande ouverte à l’immigration. Que l’on soit pour ou contre, ici ce n’est pas la question, mais ce qui nous intéresse avant tout est d’analyser les pressions politiques et culturelles que ces migrations pourraient générer et comment nous allons pouvoir y travailler pour vivre dans un monde harmonieux dans lequel tout le monde s’entend.
Observons les chiffres, tout en tenant compte que pour renouveler une population il faut un taux de natalité de 2,1 enfant pour une femme :
Pour l’Europe du Sud, nous nous situons environ à 1,1 enfant par femme. Pour l’Ouest et le Nord, nous en sommes à 1,5 enfants. Quant aux USA, les résultats sont loin d’être meilleurs puisqu’ils atteignent péniblement les 1,6 enfants par femme et c’est sans parler des japonais (environ 1,2), des coréens du sud (0,7) des Taïwanais (1,1). Concrètement seules les Philippines se rapprochent du seuil de renouvellement avec un taux de deux enfants par femme.
Tout cela peut paraître bénin, mais quand on réalise que la population vieillit très vite et que le déclin mécanique qui s’ensuit ne fera qu’accélérer un manque le main d’œuvre nécessaire, il nous faudra tôt ou tard trouver d’autres solutions. Il est donc grand temps de remettre les choses en question !
Il ne faut pas cependant être alarmiste, car dans les pays de l’OCDE, la moyenne des natalités par femme a atteint les 1,5 enfants pour chacune d’elles. La situation n’est pas encore catastrophique comme dans les pays asiatiques aujourd’hui.
Les impératifs économiques sont présents mais pas seulement…
Bien entendu, si les jeunes adultes hésitent à faire des enfants, l’impératif est économique. Les coûts du logement, de l’éducation et la précarité professionnelle représentent des éléments qui peuvent certainement poser un frein au fait d’être parents. Néanmoins, en dehors du facteur économique, nous devons aussi nous baser sur le fait que la culture entre très largement en compte dans l’équation :
Tout d’abord, les mariages se font de moins en moins nombreux et il en va de même dans le sens inverse pour les divorces. Ensuite, la moyenne d’âge pour avoir un enfant, pour les parents, vacille entre 31 et 33 ans pour les pays riches. Cela veut dire avant tout que l’on compte bien s’amuser et profiter de la vie avant de se lancer dans cette merveilleuse aventure qui exige néanmoins beaucoup de sacrifices. Mais cela laisse aussi à une femme moins de temps pour créer une famille nombreuse. Si on ajoute à cela la libération ou plutôt l’ouverture des mœurs qui sont très différents de ce que l’on pouvait tolérer dans les années 1940 et 1950, alors que le taux de naissance explosait, nous possédons toutes les clés pour savoir d’où vient ce problème. Enfin il y a aussi cette croyance des jeunes que le fait d’avoir un enfant est mauvais pour la planète, donc finalement mieux vaut ne pas en avoir…
Tout cela s’explique donc au travers de deux contextes bien précis :
Le premier étant un facteur économique, qui on peut le dire n’est pas forcément facile pour tout le monde et le second qui consiste en une mutation des façons de penser qui s’écarte de plus en plus des valeurs traditionnelles et notamment celui de l’individualisation (volonté de ne plus vouloir vivre forcément dans un couple de manière traditionnelle, voire même la tendance LGBT + qui se libère)…
Que tout cela soit bon ou pas, peu importe, mais il est impératif que nous analysions ce choc démographique, presque silencieux, auquel nous devrons faire face dans le futur et ce choc sera loin d’être simple à gérer :
Tout d’abord, nous allons devoir faire face à un décalage presque fatal entre le nombre de retraités et de gens qui seront toujours en activité. Ce qui veut dire aussi que nous allons manquer de main d’œuvre et surtout de moins de consommation interne. Et c’est sans parler des régimes de retraites et de santé dont l’avenir est loin, depuis longtemps, d’être rayonnant. En bref, si la population vieillit, cela veut dire aussi moins de jeunes, donc moins de naissances et cela va nous mener directement à un déclin accéléré.
Il est décidément bien loin le temps ou les auteurs de science fiction généraient des contenus dans lesquels la terre serait, dans un avenir proche, surpeuplée (comme dans le film de Richard Fleischer “Soleil Vert”, en 1973). Des récits dans lesquels les humains seraient entassés dans des villes abominables, et où tout le monde se bat pour pouvoir y prendre place. Désormais, nous vivons dans un monde dans lequel les gens vont devoir faire place à des robots pour combler le manque de main d’œuvre et pour coloniser l’Univers. Comme quoi les “experts” d’hier n’avaient pas toujours raison et seuls les génies du passé qui sont encore nos références aujourd’hui n’avaient pas vraiment tort et c’est peut-être pour cela qu’ils sont toujours des références pour nous…
”Ouvrez des écoles et vous fermerez des prisons” disait Victor Hugo. C’était davantage pour décrire un véritable phénomène de société en croissance, lié à la révolution industrielle qui était en marche à ce moment de l’histoire. Mais cela avait aussi pour avantage de refléter à quoi ressemblerait le prototype des nations futures (une montée démographique hors du commun mais aussi tous les problèmes qui y sont liés). Mais tout génie qu’il était, il n’était pas forcément en mesure de se douter qu’un jour, la démographie mondiale serait dans une situation où elle ne pourrait pas renouveler ses propres populations et que nous serions au point de nous demander si des robots ne pourraient pas venir nous donner un solide coup de main pour combler ce qu’il nous manque. On peut donc être un génie du temps présent, mais pas forcément un génie qui prédit le futur !
C’était bien ?
Bon…
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