Réseaux sociaux et enseignement : La guerre des cultures !

Nous savons tous que les réseaux sociaux en ligne représentent une porte ouverte à tout et son contraire. Ils sont par ailleurs très facile d’accès (intellectuellement), donc plus accessibles à tout le monde. 

Notons à ce propos qu’il ne faut pas chercher très loin pour découvrir que ces mêmes réseaux sociaux rassemblent des gens (d’ordinaire très communs) autour d’idéologies douteuses comme celles des anti-vaccins, des complotistes, des platistes (ceux qui croient fermement que la terre est plate) et autres extrêmes gauches et extrêmes droite, qui voient dans les migrations (pour les premiers un boulevard sur les opportunités des vôtes futurs et pour les seconds un argument populiste de plus pour récolter un peu plus de bulletins de vote) une menace ou une opportunité pour le monde et pour la survie d’une prétendue race unique. 

L’enseignement est-il responsable d’une dérive intellectuelle qui mène à un échappatoire naturel ?

Toujours est-t-il que nous sommes tous tentés par sombrer dans l’appât que nous propose un Facebook ou un réseau X, parce que c’est plus facile et ce n’est pas peu dire car le phénomène est encore plus marquants chez des enfants qui détiennent des outils technologiques, très largement disproportionnés par rapport au développement naturel qui leur est nécessaire d’effectuer. Nommons à ce propos TIKTOK, au passage. 

Ouvrez des écoles et vous fermerez des prisons !

Oui, Victor Hugo avait une fois de plus raison car l’enseignement est la base de tous les fondements d’une société :

Il reflète la culture, enseigne l’économie, l’humanisme (bien que les cas de harcèlement peuvent en faire douter), le sens de la vie, mais aussi et surtout la connaissance de l’univers, du passé, du présent et du futur…

Seulement voilà, il n’est pas accessible à tous – à des niveau bien entendu très différents – car depuis longtemps, il est configuré pour laisser passer l’élite intellectuelle et pour laisser sur place des gens qui sont presque victimes de misère intellectuelle et à les diriger vers un destin qui ne serait autre que celui de devoir accomplir des tâches subalternes, que pourront faire à très court terme les robots humanoïdes.

L’enseignement possède malheureusement cette faille et celle-ci n’est autre que d’avoir échoué dans la pratique du développement de la volonté d’apprendre plutôt que de vouloir saboter la volonté de cette même pratique d’avoir envie de savoir !

Mauriac et le nœud de vipères…

“Le Noeud de vipères”…

Avez-vous lu ce livre de François Mauriac ?

Si oui, c’était probablement au collège lorsque vous aviez quatorze ou quinze ans, mais il y a beaucoup de chances que cette très belle oeuvre littéraire ait échappé à la finesse d’esprit dont vous pouviez faire preuve à l’époque et pour cause, vous n’étiez probablement pas capable d’en être digne intellectuellement. Rassurez-vous, la plupart d’entre nous, à l’époque, n’en était pas capable et je suis le premier à en assumer l’entière responsabilité, parce qu’en fait j’ai véritablement détesté ce livre. Quant  à ceux qui l’ont adoré et dévoré à l’époque, je me mets à genoux devant eux car ils ont beaucoup de mérite. 

Et pourtant quel ouvrage !

Ce à quoi je voulais en venir en parlant de ce livre, c’est précisément sur le fait que l’enseignement ne nous laisse pas de choix de penser pour nous même et s’appuie sur des modèles qui ne sont clairement pas suffisamment souples que pour s’adapter à ce que nous sommes réellement. C’est d’ailleurs là, la plus grande de ses failles qui a pourtant pour vocation d’élever des enfants et de les aider à arriver à un niveau éducatif (en termes de raisonnement) adapté à chacun. 

Mais qui dans l’éducation nationale est apte maintenant à s’en rendre compte ?

Visiblement personne puisque le système scolaire n’a pas changé depuis plusieurs décennies, sauf que le monde quant à lui a très clairement changé et la nature à beau rester la même (toutes problématiques liées aux changements climatiques mises à part), les mentalités et les transformations technologiques ont quant à elles changées significativement !

La guerre des cultures : Enseignement contre TIK TOK !

Maintenant que nous avons exploré les failles d’un enseignement, peut-être trop vieillissant par rapport au monde dans lequel nous vivons – un enseignement qui ne semble pas avoir pris la mesure de ce que le monde est devenu – nous devons maintenant nous pencher sur un paradoxe culturel unique et probablement jamais encore atteint dans l’histoire :

Nous savons que le monde de l’instruction et du savoir, bien qu’il comporte de nombreuses failles est à la première place pour pouvoir donner des notions fondamentales de culture générale et qu’il est est clair que nous ne pourrons pas compter sur TikTok pour en faire de même et bien au contraire… 

Le problème est de savoir où on met les pieds, car nous n’avons plus guère le choix en tant que parents, aujourd’hui, d’essayer de contrer l’adhésion à ces réseaux sociaux qui font partie d’une contre culture, certes, mais le fait de se demander si cette contre culture est légitime et logique s’inscrit dans le droites lignes de la réflexion. Mais le plus important est de savoir si elle est cohérente et si elle va véritablement révolutionner le monde comme c’était le cas dans les années 1960 ?

Nous sommes en effet, très loin du temps ou les Beatles révolutionnaient le monde parce que cette contre culture apportait une nouvelle jeunesse à celle qui existait déjà, tout en abondant dans les ressources fortes du passé et qui puisait par dessus tout ses liens dans une richesse humaniste et culturelle pure.

Il est dans ce contexte actuel important de se demander si Tik Tok pourrait encore apporter quoi que ce soit à ce qui s’est fait précédemment et l’enrichir à un point tel que le mouvement Poyer Flower l’a fait en son temps sous l’égide de Stewart Brand ou de Kevin Kelly ? 

Le fait est qu’il est plus attrayant de se vider l’esprit dans un réseau social en ligne plutôt que de lire un article scientifique ou historique, tout simplement parce c’est plus facile et que le plaisir que cela apporte est plus important que la douleur que peut procurer l’apprentissage d’une certaine matière. Pourtant l’un construit et l’autre n’apporte pas grand chose d’utile à part une distraction passagère (quand tout se passe bien). 

Le système éducatif actuel a-t-il perdu cette guerre des cultures ?

Pour l’instant, tout semble démontrer que ce soit le cas, mais si une bataille est perdue ça ne doit pas forcément nous plaire et la lutte pour l’accès à la connaissance – et surtout la nécessité de réfléchir intelligemment sur le monde – doit rester un impératif que l’on ne peut pas se permettre de laisser de côté. La chose qui est probablement la plus importante serait de rendre l’enseignement aussi attractif et aussi facile d’accès (intellectuellement) que les réseaux sociaux, mais la question qui se pose désormais est de savoir avant tout comment le faire ?

Sébastien Colson 

C’était bien ?

Bon…

Mais ce n’est pas tout, car une époque formidable c’est aussi un site Web et des centaines de réflexions qui traitent des problématiques de notre monde et c’est aussi…

Un bureau de rédaction, d’illustration et un service de sponsoring !

Ah oui, au fait, nous sommes aussi sur Facebook, Twitter, Instagram, YouTube et nous avons aussi un groupe sur Facebook sur lequel nous pouvons discuter de toutes les problématiques qui se posent à nous, donc on vous y attend car nous avons besoin de vous !

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