Les régimes totalitaires, qu’ils soient communistes ou fascistes, l’ont déjà fait !
Mais qui aurait pu croire que s’attaquer à l’enseignement primaire et secondaire, voire même aux plus prestigieuses universités du monde, arriverait un jour ?
Pourtant c’est ce qu’il se passe aujourd’hui aux Etats-Unis !
Cette même et belle grande démocratie qui a vu fleurir ou accueillir les plus grands cerveaux de la planète…
La fin de la fin ?
Albert Einstein doit probablement se retourner dans sa tombe, mais s’attaquer aux plus grandes institutions universitaires au monde semblait être, jusqu’ici, quelque chose d’inimaginable. Bien entendu l’Allemagne Nazie a brûlé des livres par milliers sur des bûchers – ce qui a démontré par ailleurs ce que le faschisme était capable de faire – mais jamais nous n’aurions pû croire que des universités telles que Columbia et Harvard soient directement attaquées par l’administration américaine pour avoir autorisé des étudiants à manifester leurs propres opinions politiques.
Que l’on soit d’accord ou non avec celles de ces jeunes gens qui protestaient contre la politique d’israël dans la bande de Gaza – ou bien par rapport à une éventuelle création d’un Etat Palestinien – l’Université (dans le sens large du terme) en tant que telle est avant tout un endroit ou les esprits se forgent par eux même. C’est un endroit de réflexion ou la démocratie et la pensée reste avant tout une priorité. Elle se doit par ailleurs de se tenir à l’écart des populismes de gauche, tout comme de droite et d’analyser les faits dans un contexte objectif !
Et Trump II (King of All American, except Mexicans) fût !
Depuis la naissance des États-Unis d’Amérique – voire même bien avant – l’ambition d’armer la population d’un enseignement structuré qui permettrait non seulement d’éduquer les futurs citoyens mais aussi de les instruire était marqué dans son ADN. Non seulement il fallait équiper toutes les zones rurales de petites écoles de proximité, mais il fallait aussi aller encore plus loin en équipant les banlieues, d’écoles capables de former suffisamment d’enfants qui pourraient accéder à des universités toujours un peu plus performantes et susceptibles de convenir aux besoins futurs de cette nation naissante. Ainsi sont nées des Universités comme le MIT (Massachusetts Institute of Technology), aujourd’hui à la pointe de la technologie robotique, mais qui avait cependant commencé par développer des coques de bateaux pouvant aussi servir à la très jeune armée américaine.
Autant l’Amérique a toujours été consciente du potentiel extraordinaire qu’elle possédait et de garder les cerveaux de son propre pays (à la place de les faire fuire) qu’elle était aussi consciente qu’il était aussi possible d’attirer les cerveaux du monde entier et de les faire rester sur le territoire américain en maintenant une politique d’immigration choisie certes, mais néanmoins ouverte. Ce qui constituait aussi la meilleure solution pour développer son propre potentiel intellectuel, mais aussi et surtout ses propres entreprises. Ces mêmes entreprises qui seraient en mesure de développer un savoir-faire exceptionnel, notamment en matière d’innovation dans les nouvelles technologies (et cela vaut aussi pour celles déployées depuis la seconde révolution industrielle). C’est bien entendu chose faite, mais c’était sans compter sur la venue du second règne du Roi de la monarchie de droit divin, Donald Trump, qui semble déterminé à tout pour mettre le potentiel intellectuel du pays ( il faut bien l’avouer, qui lui est souvent défavorable) à genoux et à ses ordres, Peu en importe le prix si son égo est avant tout satisfait…
Du court terme, oui mais sans faire de vieux os !
Ruer dans les subsides de l’enseignement primaire et secondaire n’est déjà pas une bonne idée en soi :
Il ne faut pas être titulaire d’un doctorat pour savoir qu’un monde dans lequel l’enseignement minimum ne serait pas accessible à tous est un monde avant tout perdu d’avance. Non seulement c’est se priver d’un véritable patrimoine intellectuel, mais c’est aussi détruire tous les espoirs d’une nation en plein développement perpétuel. De plus qui est en permanence en compétition avec d’autres nations, parfois très belliqueuses. Bien entendu, le système éducatif actuel à des failles par rapport aux différents développements technologiques auxquels nous devons faire face aujourd’hui. Bien entendu, certaines entreprises ou fondations comme celle du patron et fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, pourraient prendre une certaine forme de relais en s’inspirant entre autres choses de systèmes comme celui de la pédagogie Montessori. Mais, si riches que ces entreprises soient, il est dans un futur proche presque impossible d’imaginer qu’elles puissent prendre le relais immédiatement sur l’éducation publique d’un pays (une rupture complète et brutale serait même dévastatrice). Ce qui ne veut pas dire non plus que ce soit impossible sur le long terme…
Néanmoins, s’en prendre directement aux budgets de l’enseignement secondaire est avant tout une chose délicate car même si les différents Etats américains ont certains moyens d’y faire face, tout dépend des circonstances économiques et géographiques dont chaque Etat et chaque comtés sont dotés :
Pour faire simple, le comté de Westchester, qui se situe au Nord de la ville de New York, est en mesure de lever des taxes très élevées pour maintenir un niveau scolaire (gratuit) de premier plan. Ce n’est d’ailleurs pas vraiment difficile car la majorité des gens qui y habitent sont des diplomates venus du monde entier, des banquiers qui travaillent à Wall Street et des citoyens locaux qui sont propriétaires immobiliers ou encore de différentes entreprises parfois prestigieuses comme IBM. La situation serait cependant très largement différente dans le fin fond du Midwest, à Baltimore ou dans le Wyoming. Et ce n’est qu’un simple aperçu de la politique suicidaire de Donald Trump en matière d’enseignement…
Dans un contexte de suppression de budgets, les administrations locales vont devoir inévitablement augmenter leurs taxes. Les écoles publiques seront probablement de moins en moins accessibles à certaines couches de population et on peut s’en douter, celles qui seront les plus démunies vont probablement entraîner un nivellement par le bas au sein même de ceux-ci !
Que dire au contraire de ces milliers de privilégiés qui ont accès aux universités ?
Ces mêmes universités qui vont devoir augmenter, encore un peu plus, leurs tarifs déjà hautement prohibitifs et qui devront probablement voir des étudiants potentiels, pour certains y renoncer et pour d’autres qui n’y verront même pas la différence, puisque de toute façon ils sont issus de milieux privilégiés ?
C’était bien ?
Bon…
Mais ce n’est pas tout, car une époque formidable c’est aussi un site Web et des centaines de réflexions qui traitent des problématiques de notre monde et c’est aussi…
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