L’homme fort d’Apple, celui qui a succédé directement au fondateur de l’entreprise, Steve Jobs en 2011, est un homme d’affaires et un gestionnaire absolument brillant. Cela, personne ne peut le nier !
Cependant Tim Cook est loin d’être un innovateur, alors que l’innovation fait véritablement partie de l’ADN de l’entreprise. Toutefois rien n’a vraiment changé chez Apple depuis son arrivée, en dehors d’une capitalisation boursière qui a atteint des records jamais égalés dans l’histoire. La question est maintenant de savoir, si ce n’est pas un jeu dangereux à jouer quand on pense qu’une entreprise peut très vite sombrer dans l’oubli, même si elle semble être financièrement solide ?
Une capitalisation boursière historique !
Le monde du pétrole supplantait encore les capitalisations boursières il y a moins de dix ans, avec entre autres Aramco qui fut l’une des premières entreprises à atteindre le sommet historique de 2.000 milliards de dollars. Aujourd’hui ce sont trois entreprises technologiques américaines qui la dépasse du plus du double : NVidia, Apple et Microsoft…
En 2011, lorsque Tim Cook reprend la direction d’Apple, la capitalisation boursière de la société atteignait à peine 350 milliards de dollars. En 2025 elle en vaut plus de 4.000 !
Mais ce n’est pas tout car les résultats sont aussi au rendez-vous en terme de chiffre d’affaires (416 milliards en 2025 pour le premier semestre) pour des bénéfices net de 112 milliards. Ce qui fait de ce géant technologique une véritable machine à Cash. Beaucoup d’entreprises rêveraient par ailleurs d’être dans une situation aussi avantageuse. Donc pour l’instant tout semble bien fonctionner pour Tim Cook, qui multiplie les services au détriment de produits innovants, bien que l’Apple Watch, l’Apple TV, l’Apple Card (carte et services bancaires) ou encore les écouteurs sans fils, qui ont très largement contribués au succès de l’entreprise, sont toutes issues directement du règne de l’actuel dirigeant de la firme.
Une stagnation qui risque de coûter cher ?
Nous avons tous en tête des exemples d’entreprises qui par faute d’innovations ont été réduites en poussière ou presque :
Xerox a raté le virage de l’informatique personnelle, prétextant que personne ne s’intéresserait à une machine à écrire aussi sophistiquée qu’elle ne puisse l’être. Les administrateurs de Kodak ont refusé de croire que l’on pourrait un jour regarder une photo sur un écran. Blockbuster (location et vente de DVD) a refusé catégoriquement le rachat de Netflix en pensant que le streaming n’avait aucun avenir, et la liste est très longue : Borders, Nokia, Ericsson, My Space, Toys”R”us, Polaroid, Compaq, Blackberry, etc.
Le point commun à toutes ces entreprises, qui ont pour certaines peut-être eu la chance de survivre modestement, mais qui ne sont plus aujourd’hui que l’ombre de ce qu’elles ont été dans le passé, est qu’elles n’ont pas cru en des innovations que d’autres étaient en train de mettre en place.
Avec le retour de Steve Jobs à la barre en 1997, (évincé de sa propre entreprise en 1985), la société proche de la faillite va prendre un tournant majeur et Steve Jobs, lui-même n’hésitera pas à détruire l’innovation qui l’avait fait revivre (l’Ipod), pour instaurer la suprématie du smartphone. Mais force est de constater que son successeur ne suit pas la même voie et qu’il s’accroche à ce qui existe déjà, sauf que d’autres pendant ce temps ont déjà pris les devants et ce n’est pas vraiment la première fois que cela arrive chez les géants de l’informatique :
Microsoft avait aussi raté le tournant du XXI°siècle par faute d’innovation (menée par son plus fidèle adversaire, à savoir Apple) et là aussi il va lui falloir plusieurs années pour concentrer les efforts pour se maintenir à flot tout en comptant sur le successeur de Bill Gates (Satya Nadella) qui a une vision en terme de gestion d’entreprise, très similaire à son homologue de la marque à la pomme…
Appel Car, Intelligence Artificielle, service bancaires et… gestion ménagère ?
Nous assistions toutefois ces dernières années à des belles promesses qui malgré tout n’ont pas abouties sur de véritables révolutions et parfois même se sont soldées par des échecs alors qu’elles auraient très bien pû l’être finalement :
Malgré l’aspect très compétitif du secteur, l’Apple Car était en soi un très beau projet (qui avait déjà au passage coûté plus de 10 milliards de dollars) et qui aurait pû créer une véritable révolution dans notre mobilité, ce même après ce que Elon Musk avait apporté comme nouveauté au secteur. Il n’en fut malheureusement rien et nous sommes loin d’assister à un tournant véritable comme nous l’avons-vu quand Jobs à révolutionné le monde de la musique avec l’IPod et le ITunes Store (qui reprenait, pour rappel, les principes de base de la grande époque des Juke Boxes).
L’histoire se répète et il semble qu’Apple, alors que l’entreprise avait infligé un solide coup dans le dos à Microsoft quelques années auparavant, semble subir le même sort en matière d’Intelligence artificielle. Et pendant ce temps, une petite startup associée à l’entreprise crée par Bill Gates et par Paul Allen a coupé l’herbe sous les pieds du promoteur de SIRI, l’assistant ménager et professionnel qui avait pourtant un très bel avenir devant lui…
Cette startup, c’est bien entendu Open AI, co-fondée entre autres par Elon Musk et par Sam Altman qui a déclenché une véritable révolution et bousculé les plus grands acteurs du secteurs (les GAFAM) qui travaillaient eux-même depuis plusieurs années – en y dépensant des sommes colossales – sur le même type de projets.
Aujourd’hui ces IA sont en passe de renverser les piliers technologiques principaux qui ont construits le XXI°siècle à un point tel que le moteur de recherche de Google semble être complètement dépassé par rapport à ce qui a fait sa splendeur au début des années 2000…
Les GAFAM ont forgé notre histoire et tous promettaient un destin meilleur pour l’individu et ce sur tous – absolument tous – les aspects de notre propre vie, mais les gestionnaires d’entreprises, aussi colossales soient elles, semblent être victime du même immobilisme que leurs prédécesseurs du XX°siècle.
Ne semble t-il pas aujourd’hui que ces entreprises aient perdu leurs chemins pour en fait ne devenir que de simples entreprises qui ont pour objet avant tout de jeter un œil sur leurs finances plutôt que de changer le monde ?
Une question se pose désormais et celle-ci n’est autre que de savoir ce que ces brillants gestionnaires d’entreprises devraient faire pour changer la donne et puis de savoir dans quelle voie ils pourraient innover pour changer l’humanité et la rendre meilleure ?
C’était bien ?
Bon…
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