Le travail, on peut le dire sans hésiter, est notre véritable cheval de bataille depuis bien longtemps. Cela fait même partie de l’ADN de l’homme (au sens large du terme).
Comment aurions nous pu hériter de ces fantastiques monuments, ouvrages littéraires, savoir-faire dans l’ingénierie ou bien encore dans ces œuvres d’art fabuleuses que nous pouvons aujourd’hui admirer dans les musées, sans cette formidable pensée et main d’œuvre humaine qui ont participé aux fils des siècles à leurs accomplissements ?
Dans un tel contexte, il n’est donc pas étonnant que l’avenir du travail reste une des préoccupation principale dans la vie de chacun, mais il faut aussi lier cette préoccupation à une notion fondamentale qui n’est autre que celle de la peur !
Un bref retour en arrière sur l’histoire du travail !
Le travail a, tout comme le monde d’ailleurs, subit de nombreuses mutations au cours de l’histoire :
Pendant de nombreux siècles, il était réservé exclusivement aux classes inférieures.
Les tâches liées à la politique, à la pensée ou à la guerre n’étaient de ce fait pas considérées comme un travail mais plutôt comme une libération par rapport à une certaine forme de servitude. Un des meilleur exemple illustrant cette perception est représenté, historiquement, par l’aristocratie qui pendant longtemps se concentrera sur les relations publiques plutôt qu’aux tâches dites subalternes. Notons qu’aujourd’hui toutes ces tâches, qui étaient autrefois élitistes, sont considérées comme des tâches pécuniaires à part entière e que nous le devons particulièrement aux deux premières révolutions industrielles. Entendons par là qu’ils sont devenus des métiers qui rapportent à chacun de l’argent !
Il faut aussi rappeler qu’il existe un lien direct dans la perception du travail, qu’il s’agisse de l’antiquité, du moyen-âge ou des révolutions industrielles et il n’est autre que celui lié à l’esclavage. Le syndicalisme qui va naître au XIX°siècle va d’ailleurs tirer largement profit de ce rapport. Mais il faut admettre aussi que la classe ouvrière de la première révolution industrielle se rapprochait plus de cette même servitude que de la libération qu’apporte le travail après la seconde guerre mondiale. Pour reprendre les termes de William Morris à ce propos “Une telle laideur des villes pour une vie de pure misère”.
La crainte de perdre son travail…
Si le syndicalisme d’avant la seconde guerre mondiale se concentrait principalement sur la lutte pour les droits des ouvriers (et pour obtenir des salaires décents), il concernait moins celle qui aujourd’hui est liée aux licenciements dans les entreprises. Il faut aussi noter que les américains sont plus fatalistes que les européens lorsqu’il s’agit de licenciement de masse. On a même pu observer dans la période qui a suivi le confinement lié au COVID des milliers de démissions volontaires de personnes, qui avaient pris goût au télétravail, alors que leurs employeurs exigeaient qu’ils reviennent au travail en présentiel.
Néanmoins, la période des trente glorieuses apportait suffisamment d’emplois que pour se soucier d’un éventuel licenciement puisque de toute façon, les entreprises recherchaient avidement de la main d’œuvre. Mais à partir des années 1980, les choses ont vraiment commencé à changer :
L’emploi, surtout dans les pays européens, se faisant toujours un peu plus rare, un sentiment profond de crainte de le perdre s’est installé dans les esprits, jusqu’à même devenir un des piliers principaux des luttes syndicales. On ne compte plus depuis par ailleurs les séquestrations (voire même les agressions) de patrons d’entreprises qui licencient, ou les blocus des entreprises elles-mêmes.
Que cela soit bien ou pas, il appartient à chacun d’en juger. Mais il nous appartient aussi ici de mettre en avant le fait que l’emploi se fait de plus en plus rare et qu’il est désormais un sujet crucial pour notre avenir, car si nous courons le risque d’en perdre un, nous ne sommes pas du tout certain d’en trouver un autre !
L’incertitude économique n’est jamais qu’une simple incertitude…
La notion de devoir travailler, et surtout de s’accrocher à son emploi (surtout dans une contexte de pénurie), a donc pris une importance primordiale. Et pour cause, un emploi c’est avant tout un pouvoir d’achat mais il consiste aussi dans le fait de satisfaire l’instinct profondément humain d’avoir des enfants. Sans emplois, en effet, il n’y a pas de possibilité d’avoir des enfants car cela coûte un certain prix et c’est en celà que les choses changent considérablement (de là peut-être un affaiblissement de la démographie généralisée dans les pays occidentaux) .
En bref, sans pouvoir d’achat, on ne peut absolument rien faire !
L’incertitude économique est certes bien réelle et très largement justifiée puisque comme l’évoque notre plus grand ennemi (humainement) qui est la peur, nous craignons profondément de perdre tout ce que nous avons. D’autant plus que les mutations technologiques récentes, disons des trente dernières années, bousculent toutes les règles qui se sont imposées pendant les siècles précédents.
Cependant l’humain a toujours démontré qu’il savait s’adapter aux circonstances qui lui sont imposées :
Nous avons aujourd’hui, et plus que jamais raison d’éprouver ce sentiment d’une certaine incertitude économique. Mais nous ne devons pas non plus oublier que la créativité humaine reste le moteur principal de toutes les activités économiques et culturelles dans le monde. Autrement dit, tant que nous serons créatifs, nous n’avons à long terme pas trop de soucis à nous faire. Cela veut dire aussi que nous devons absolument entretenir cette créativité, surtout pour nos enfants…
Beaucoup pourront ne pas adhérer à ceci, mais ce qui fait aujourd’hui les grandes heures de la Silicon Valley, c’est avant tout de trouver des solutions à des choses qui ne fonctionnent qu’à moitié et nous parlons ici de l’un des poumons économiques les plus importants au monde.
Peu importe les progrès qui sont réalisés dans la fusion nucléaire, dans l’informatique quantique ou dans le développement des Intelligences Artificielles (qui ne sont pas aussi artificielles que cela puisqu’il s’agit d’un savoir Universel humain). Le principal est de se rendre compte que ces domaines vont systématiquement nous mener vers un monde qui sera différent de celui que nous avons connu auparavant. Mais cela ne signifie en rien que ce dernier ne sera pas moins grandiose que celui dans lequel nous vivons aujourd’hui ?
En résumé, nous devons avant tout travailler sur le développement accru de notre créativité (dans un sens humain du terme) ainsi que de combattre le plus effroyable problème auquel nous avons à faire face et que nous pouvons éprouver, à savoir celui de la peur !
C’était bien ?
Bon…
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