Peu de gens comprennent aujourd’hui les différentes cultures qui se développent aux quatre coins du monde. Pourtant ce sont ces mêmes cultures qui déterminent les principaux enjeux auxquels nous aurons à faire face dans le futur. La culture occidentale est antinomique à la culture orientale. La culture chinoise est elle aussi très différente de la culture indienne. Et c’est peu dire de ce qui se passe dans le monde russe…
Les cinq nations !
Si nous vivions sur la Lune et que nous pouvions observer avec – d’un point de vue culturel – un certain recul, à quoi pourrions nous nous attendre ?
Nous pourrions observer probablement une planète sur laquelle il existe cinq mondes très distincts dont les premiers seraient l’Occident, avec toutes les valeurs qu’il représente et ensuite l’Orient avec des valeurs qui lui sont propres et antinomiques au premier groupe. Beaucoup de définitions de l’Orient ont été données dans l’histoire, mais nous considérerons ici ce même Orient, non plus comme une entité géograographique tel qu’il aurait pu être considéré au XIX°siècle et au début du XX°siècle, mais plutôt comme une entité culturelle avec ses propres valeurs qui sont liées directement au culte musulman (ce qui intègre aussi certains pays d’Asie comme la Malaisie ou l’Indonésie).
Il ne s’agit donc plus simplement ici de territoires mais avant tout d’intérêts culturels communs qui mélangent aussi bien les Etats du sud du bassin méditéranéen, que les pays du Moyen Orient et de nombreuses régions d’Asie, voire même parfois de la région Pacifique.
A ces deux “nations culturelles”, nous devons en ajouter trois autres qui sont la Chine et ses satellites africains et asiatiques (très largement conquis depuis plusieurs années), l’Inde qui possède ses propres identités culturelles (qui sont parfois très difficiles à comprendre pour le reste du monde) ainsi que la Russie qui apparement refuse toute affiliation à l’Occident, alors qu’elle devrait théoriquement s’y rallier, comme ce fut (ou du moins en intention) le cas après la chute de l’URSS…
L’enjeu des étoiles
En réalité, pour définir ces cinq nations, il ne faut pas regarder très loin, sans vouloir jouer sur les mots, car il s’agit avant tout de savoir qui s’aventure en premier dans la conquête spatiale et surtout de savoir qui rejoint ceux qui sont en première ligne pour s’y aventurer :
Nous savons que depuis les années 1950, les pays occidentaux sont unis et travaillent tous dans le même sens. Mais nous savons aussi que depuis qu’elle s’y est lancée, la Russie emboîte le pas et c’est d’ailleurs le prix qu’à dû payer l’Union Soviétique pour pouvoir concurrencer de manière acharnée l’Occident. En d’autres termes, c’est en bonne partie ce qui a provoqué sa propre chute et tout cela par faute de moyens (être déjà en faillite depuis plusieurs décennies, s’engager dans un conflit armé qui ne pouvait pas s’arrêter, plus être dans la course à l’espace contre les USA, était perdu d’avance).
En contre partie et même contre toute attente, lors de l’été 2020 (la fenêtre idéale pour l’envoi de véhicules spéciaux vers la planète Mars) les Émirats-Arabes-Unis ont été une des trois nations sur quatre (l’Union Européenne n’ayant pas réussit) à envoyer une mission vers la planète Mars, tout comme la Chine et bien entendu les Etats-Unis.
Qui aurait pû s’attendre à cela ?
En réalité les dirigeants des Emirats, de l’Arabie Saoudite, du Qatar et dans une moindre mesure ceux du Bahreïn, ont réalisé depuis bien longtemps que “la belle époque du pétrole” aurait tôt ou tard une fin et qu’il fallait penser avant tout à l’avenir. L’argent qui y abonde devait servir à quelque chose et l’immobilier n’était pas suffisant, malgré les superbes buildings, les villes futuristes et les îles artificielles qui s’y développent. En revanche, la conquête spatiale demande énormément d’argent et ce dernier ne manque pas dans la région.
Notons aussi que l’Inde s’est lancée à son tour dans la conquête de l’espace en envoyant l’astronaute Shubhanshu Shukla sur l’ISS. La différence – et ceci pourrait être déterminant – c’est qu’au contraire des pays du Moyen Orient, l’argent n’y est pas abondant et les indiens sont habitués à l’innovation frugale, donc par nature moins coûteuse…
Et qu’en est-t-il si les Américains nous lâchent ?
L’Inde est une nation aux multiples cultures mais cependant tellement homogènes que l’on ne peut faire autrement que de la considérer comme une nation à part entière. Nous avons donc ici cinq nations directement liées à leurs cultures respectives :
L’Occident (en gros les pays membres de l’OCDE et par extension toute l’Amérique latine et dans lequel on peut aussi inclure, la Corée du Sud, le Japon, Täiwan et par extension les Philippines, qui toutes les quatre malgré des cultures très différentes, néanmoins partagent des valeurs communes avec les autres pays occidentaux), l’Orient qui est directement lié au monde musulman (notons que le cas de la Turquie est paradoxal car le pays puise sa culture à la fois dans l’Occident et en Orient), la Russie, la Chine et ses satellites (asiatiques et Africains) ainsi que l’Inde…
Jusqu’ici tout va bien sauf que l’administration de Donald Trump semble vouloir changer les règles et de se séparer progressivement du clan occidental, ce qui est très clairement problématique !
De cinq nations, nous pourrions peut-être passer à six, et ce un peu de la même manière que la Russie rejette catégoriquement aujourd’hui les cultures issues de l’Occident. Les Etats-Unis pourraient prolonger la voie de l’administration actuelle de Washington et pourraient se rapprocher toujours un peu plus de Moscou, tout en déstabilisant l’Union européenne ainsi que les pays européens. Ce qui semble être le cas en cette fin d’année 2025, surtout après la publication du nouveau plan stratégique de défense américain.
Toujours est-il que cinq nations semblaient se réunir en interne autour des étoiles…
Aujourd’hui nous pourrions douter de la nature de ces nations car les cartes (sans encore vouloir faire un mauvais jeu de mots) semblent changer très clairement de mains. Les beaux rêves qui ont suivi la chute de l’URSS étaient incarnés entre autre par la création d’une station spatiale internationale. Qu’en est-il encore de ceux-ci, alors que les russes n’en veulent plus et qui sait ce que les américains vont provoquer comme désordre géopolitique demain ?
L’Europe va donc avoir du travail à faire pour rester dans une course aux étoiles, ce qui promet désormais d’être intense. Espérons que nous aurons les reins un peu plus solides que ceux de l’URSS à une époque où les caisses étaient vides et qu’il fallait absolument maintenir le cap du réarmement. Une situation qui semble se répéter aujourd’hui sauf que nos alliés naturels que sont les Etats-Unis adoptent plus des comportements relatifs à des lâches et des traîtres que ceux d’amis avec lesquels nous pouvons explorer et construire l’Univers pour les générations futures…
C’était bien ?
Bon…
Mais ce n’est pas tout, car une époque formidable c’est aussi un site Web et des centaines de réflexions qui traitent des problématiques de notre monde et c’est aussi…
Un bureau de rédaction, d’illustration et un service de sponsoring !
Ah oui, au fait, nous sommes aussi sur Facebook, Twitter, Instagram, YouTube et nous avons aussi un groupe sur Facebook sur lequel nous pouvons discuter de toutes les problématiques qui se posent à nous, donc on vous y attend car nous avons besoin de vous !




