Nombreux sont les gens qui dans l’histoire ont essayés de concrétiser leurs rêves, mais il faut faire la part des choses par rapport à trois catégories très distinctes entre ceux -ci :
La toute première est celle qui réussit là où d’autres échouent, et ce en utilisant un objet ou leur propre créativité pour changer quelque chose qui ne vas pas véritablement dans le monde. La seconde est celle qui a impérativement voulu changer le monde en essayant de le façonner en poussant les choses beaucoup plus loin pour qu’ils servent leurs propres intérêts. Enfin, il y a ceux qui auraient voulu véritablement changer le monde avec un rêve suffisamment solide pour que tout le monde y croit, mais qui n’y sont jamais véritablement arrivés ….
Les sociétés ont-elles encore besoin de personnes capables de créer des rêves collectifs ?
Faute de faire du mauvais journalisme et de répéter tout ce que les médias nous disent – c’est leur métier mais ce n’est cependant pas le nôtre, ce site n’est en effet pas né pour cela – il est néanmoins impossible de ne pas revenir sur la situation exceptionnelle qu’a connu SpaceX lors de son entrée en bourse le 14 juin 2026 :
Elon Musk n’est jamais à court de surprise, mais il faut bien avouer que la performance qu’il vient d’accomplir est un véritable geste de génie (outre le fait qu’il est devenu le premier trillionnaire de l’histoire). SpaceX est une entreprise qui est devenue (du moins sur le long terme) rentable grâce à ses fusées réutilisables, ses contrats avec les différents gouvernements du monde, mais aussi et surtout grâce à Starlink et Starshield (l’équivalent militaire de Starlink). La question que nous devons nous poser aujourd’hui est celle qui consisterait à savoir si SpaceX est encore une entreprise spatiale ou est-elle en train de devenir une infrastructure civilisationnelle ?
Rappelons qu’aujourd’hui Elon Musk contrôle ou influence l’accès à l’espace avec cette entreprise, les communications mondiales avec Starlink, les communications militaires avec Starshield, une partie de l’exploration martienne avec le Starship (toujours en phase de développement) et demain potentiellement la robotique humanoïde avec Optimus.
Son réseau de satellites de communication est le plus rentable pour l’entreprise mais il est aussi le plus prometteur en terme de rentabilité et surtout le plus prometteur par rapport à un idéal qui verrait la terre entièrement connectée à un internet unique et disponible à tous. Il serait aussi ouvert à une connexion globale de cet Univers que nous allons conquérir dans les années futures.
Rien que ça, et ce n’est pas peu dire !
Mais bien au delà de ce phénomène SpaceX, qui a récemment fusionné avec XIA, une entité du même groupe et qui au passage était très loin d’être rentable, fait aussi partie du rêve qui consistait à la base de conquérir l’univers en construisant les fusées les moins chères du monde parce qu’elle étaient réutilisables et par la même occasion de construire le plus gros vaisseau spatial jamais imaginé dans toute l’histoire spatiale. Derrière ces plans se cache une révélation que la plupart des habitants de cette planète ont toujours voulu croire :
Combien d’entre-nous n’ont-ils pas rêvé de la conquête de l’Univers tout entier ?
Cela fait maintenant plusieurs siècles que l’imaginaire humain entretient ce fantasme et voilà que du jour au lendemain, voilà qu’un jeune homme arrive d’Afrique du Sud, débarque aux USA et commence à révolutionner un domaine qui était purement et simplement la propriété réservée des États…
Les véritables bâtisseurs ne vendent jamais de produits, ils ne vendent au contraire rien du tout, mais entretiennent les rêves les plus profonds de toute l’humanité !
Il nous importe peu que finalement la capitalisation de Space X, lors de son entrée en bourse, aie atteint environ 2.100 milliards de dollars, alors que son chiffre d’affaires est très largement inférieur (nous sommes plutôt sur un chiffre d’affaire qui est environ inférieur, pour l’exercice 2025 à 20 milliards de dollars) et que les objectifs fixés initialement ne devaient pas atteindre plus de 1.750 milliards de dollars. Bien au contraire ce qui devrait plutôt nous intéresser ici, c’est que des investisseurs provenant du commun des mortels perturbent son univers, notamment sur les promesses qu’il éveille et surtout sur les prouesses d’une seule personne très charismatique, qui semble être unique en son son genre. On ne peut pas le nier, Musk est très habile pour rassembler tous les moyens possibles afin d’atteindre un objectif, que nul n’a jamais été capable d’atteindre jusqu’ici !
Cette valorisation, c’est avant tout un rêve collectif auquel beaucoup d’entre-nous croyions dans les années 1980, mais aussi un rêve auquel personne ne voulait réellement croire en dehors de l’inspiration que nous procuraient les bandes dessinées de science-fiction inspirées de Flash Gordon !
Il est néanmoins remarquable d’observer que les grandes réussites de l’histoire n’ont guère voulu véritablement vendre un produit, mais elles vendaient au contraire avant tout une vision du futur et une créativité absolument exceptionnelle. Qu’il s’agisse d’Henry Ford, de Walt Disney, de Steve Jobs ou d’Elon Musk, le produit était en effet presque inexistant dans leurs esprits. Il consistait avant tout et par essence, à être le moteur qui permettait d’arriver à leurs idéaux et cela passait (et passe toujours aujourd’hui) inévitablement par le fait de faire rêver ceux qui vont utiliser leurs produits pour accéder à ce rêve. Et c’est ce qui différencie ces personnages des faux vendeurs de rêve, car ce qu’ils ont créé autrefois leur survit bien des années après…
En cela le XX°siècle fut particulièrement fructueux et c’est d’ailleurs logique car il a été à la source d’une créativité exceptionnelle en termes d’opportunités qui ont été générées par trois révolutions industrielles successives. Ce qui ne s’était jamais produit auparavant dans l’histoire, bien que les opportunités n’aient pas manquées mais jamais à cette échelle :
Les bâtisseurs de pyramides et de cathédrales étaient motivés par une destinée mystique, mais le rêve les guidait aussi. Les routes de la soie et les différentes colonisations étaient motivées par le rêve d’une vie meilleure, surtout si l’on parle de ce que l’on appelait autrefois les Amériques. Que dire de la démocratie ou du premier homme qui marche sur la Lune ?
N’était-ce pas de formidables rêves alimentés par des gens motivés par une vie meilleure ?
Le secret : Une civilisation ne progresse peut-être jamais grâce aux ingénieurs seuls. Elle progresse parce que certains individus réussissent à rendre l’avenir désirable avant même qu’il n’existe.
Qui sera capable de nous faire rêver tout en nous laissant plus libres, plus créatifs et plus autonomes qu’auparavant ?
Nous sommes arrivés à un moment de l’histoire dans lequel beaucoup de choses ont été créées. Certaines ont survécu aux multiples décennies qui se sont écoulées et d’autres vont probablement ne pas y survivre dans les prochaines années. Nul ne sait si la mobilité, l’informatique ou le cinéma resteront ce qu’ils sont encore aujourd’hui, mais ce que nous savons en revanche, c’est que les générations futures aspireront à avoir d’autres rêves car dans les domaines que nous venons de citer, nous sommes arrivés à un véritable stade de saturation.
La question est maintenant de savoir dans quels domaines vont s’orienter les faiseurs de rêve de demain ?
Pour le savoir il faut se pencher sur le fait qu’après avoir vendu des objets pendant deux siècles, les grands créateurs de rêves du XXIe siècle vont peut-être nous vendre des visions de civilisation…
Nous allons devenir une civilisation multi planétaire, initiée en grande partie par Elon Musk, sans oublier au passage Jeff Bezos. Le rêve de colonisation du passé n’est finalement pas très différent aujourd’hui à l’exception que les océans ne sont plus les limites, mais ce sont désormais des espaces gigantesque entre les planètes qu’il faut conquérir technologiquement et aussi mentalement.
Il y a aussi l’espérance de vie qui évolue, années après années, et qui nous force inévitablement à nous poser des questions existentielles sur ce que nous ferons lorsque nous aurons tous atteint l’âge de 150 ou de 200 ans. Car si l’espérance de vie augmente, c’est aussi tout un système qui s’écroule avec lui. Le rêve de l’immortalité n’est pas nouveau, il apparaît même d’ailleurs de nombreuses fois dans les œuvres littéraires, mais aujourd’hui il est à portée de nos mains et nous allons devoir remettre en question tout les systèmes de santé qui se sont développés depuis plus d’un siècle…
Dans les futurs rêves civilisationnels, il faut aussi ajouter une certaine aspiration à l’abondance qui devrait devenir une des principales aspirations des générations futures. Celle-ci étant motivée par un développement technologique exponentiel, comme celui de la robotique humanoïde par exemple. Ce qui nous mène aussi au fait de retrouver un sens à la vie que nous avons peut-être perdu avec le temps. Que dire aussi du fait de voir cette belle planète, qui a le courage de nous abriter, être remise en état après plus d’un siècle de croissance économique ?
D’autres aspirations nous amènent à penser à l’alphabétisation qui fut autrefois un défis qu’il était très difficile de relever, mais pourtant une grande partie du travail a été réalisé – même dans les pays les moins développés du monde – en à peine un siècle. Demain, cette même alphabétisation prendra une autre forme car nous allons devoir apprendre 10 fois plus vite, accéder à des connaissances que nous ne comprendrons peut-être pas directement et nous pourrons probablement créer des entreprises et découvrir des choses avec énormément plus de facilité que nous le faisons aujourd’hui…
Toutes ces pistes vont probablement nous mener vers le plus important, et celui-ci n’est autre – si l’on peut s’exprimer ainsi – que celui qui consistera de vivre ensemble en construisant le futur. Cela consiste à construire une civilisation qui pourra enfin collaborer avec des populations qui ne sont pas forcément issus des mêmes cultures, mais qui concentreront leurs efforts sur des objectifs universels communs, comme par exemple la conquête de l’univers !
Maintenant il nous importe de nous poser cette question absolument existentielle :
Quels sont les rêves suffisamment puissants pour mobiliser des millions de personnes pendant les cinquante prochaines années ?
C’était bien ?
Bon…
Mais ce n’est pas tout, car une époque formidable c’est aussi un site Web et des centaines de réflexions qui traitent des problématiques de notre monde et c’est aussi…
Un bureau de rédaction, d’illustration et un service de sponsoring !
Ah oui, au fait, nous sommes aussi sur Facebook, Twitter, Instagram, YouTube et nous avons aussi un groupe sur Facebook sur lequel nous pouvons discuter de toutes les problématiques qui se posent à nous, donc on vous y attend car nous avons besoin de vous !




