Lire cette étude, c’est identifier ce que vous pouvez créer dans les 10 prochaines années
Si les grandes révolutions scientifiques du passé ont été guidées par l’observation du monde, celles du XXIᵉ siècle pourraient bien être guidées par la capacité à imaginer ce qu’il n’est pas encore.”
Les grandes périodes de transformation de l’histoire ne sont pas toujours immédiatement perceptibles. Pour ceux qui les vivent, elles ressemblent souvent à une succession d’innovations, de crises ou d’événements apparemment indépendants. Pourtant, avec le recul, ces éléments se révèlent souvent liés par une dynamique commune…
La grande accélération du XXIᵉ siècle
La révolution industrielle du XIXᵉ siècle illustre admirablement cette conjonction entre plusieures dynamiques. Le développement du chemin de fer, l’essor des machines à vapeur, l’urbanisation rapide et la transformation des systèmes économiques ont fini par redessiner en profondeur les sociétés européennes et américaines.
Au XXᵉ siècle, une autre vague de transformations a émergé autour du pétrole, de l’électricité, de l’automobile et des technologies de communication et aujourd’hui, au début du XXIᵉ siècle, plusieurs signaux indiquent que nous entrons peut-être dans une nouvelle phase de transformation systémique.
Ces signaux apparaissent dans des domaines très différents notamment les infrastructures énergétiques et hydriques. Ensuite les transitions industrielles liées à la décarbonnisation les progrès rapides des biotechnologies et enfin l’émergence des robots humanoïdes.
Pris isolément, ces phénomènes peuvent sembler sectoriels. Mais lorsqu’on les observe ensemble, ils dessinent une image plus large : celle d’un monde en mutation accéléré.
Depuis deux siècles, les transformations technologiques ont remodelé les sociétés humaines. Mais la période actuelle semble différente. Plusieurs ruptures majeures se produisent en effet simultanément.
Les quatre signaux faibles que nous venons de citer permettent de comprendre cette bascule. Pris séparément, ces phénomènes paraissent sectoriels. Pris ensemble, ils dessinent un changement de civilisation :
Cette étude propose d’examiner quatre signaux révélateurs de cette transformation :
La nouvelle bataille des infrastructures
Historiquement, les grandes puissances se sont construites autour d’infrastructures dominantes :
Parmi celles-ci nous devons compter sur le chemin de fer au XIXᵉ siècle, le pétrole et l’électricité au XXᵉ siècle et enfin Internet au tournant du XXIᵉ siècle. Mais aujourd’hui, une nouvelle génération d’infrastructures pourrait émerger et celle-ci pourrait concerner une énergie renouvelable à grande échelle, un stockage énergétique (lui aussi à grande échelle), mais elle pourrait aussi concerner la gestion de l’eau et les réseaux intelligents qui les dirigent et c’est peut-être le plus important !
Ces systèmes pourraient très clairement redéfinir la puissance économique des nations.
Depuis toujours, les infrastructures constituent l’ossature des sociétés humaines. Les routes romaines ont permis l’expansion de l’Empire. Les canaux et les ports ont favorisé le commerce international et le chemin de fer a structuré les économies industrielles du XIXᵉ siècle.
Au XXᵉ siècle, la puissance des nations s’est largement construite autour de nouvelles infrastructures comme les réseaux électriques, les infrastructures pétrolières, les autoroutes et les réseaux de télécommunications.
Au XXIᵉ siècle, une nouvelle génération d’infrastructures pourrait émerger. Cette fois, elles seraient liées à plusieurs défis majeurs comme la transition énergétique, la gestion de l’eau, l’urbanisation mondiale et la numérisation des économies.
Certaines entreprises technologiques tentent déjà d’imaginer ces systèmes du futur. Des projets d’infrastructures énergétiques décentralisées, des réseaux électriques intelligents ou encore des systèmes de dessalement et de gestion avancée de l’eau pourraient devenir des piliers de l’économie mondiale. L’eau pourrait d’ailleurs devenir l’un des enjeux majeurs du siècle comme il l’a été à été à la fin du XIX°siècle.
Dans de nombreuses régions du monde, la croissance démographique et le changement climatique accentuent les tensions autour de cette ressource. Des technologies capables d’améliorer la production, le stockage ou la distribution de l’eau pourraient donc jouer un rôle aussi stratégique que celui du pétrole au siècle précédent.
Dans ce contexte, la compétition technologique et industrielle autour des infrastructures pourrait devenir l’un des grands champs de rivalité entre puissances.
La transition énergétique : un choc industriel
La transition vers la voiture électrique est souvent présentée comme inévitable. Mais derrière ce récit se cachent des réalités plus complexes et notamment des dépendances aux matières premières critiques, une domination industrielle de la Chine, des difficultés d’adoption dans certains marchés, ou bien encore des tensions entre politiques publiques. La transition énergétique pourrait donc devenir un terrain majeur de rivalités géopolitiques.
La transition énergétique constitue l’un des projets les plus ambitieux entrepris par les économies modernes. Réduire les émissions de carbone tout en maintenant la croissance économique représente un défi technologique, industriel et politique majeur.
La voiture électrique est à juste titre souvent présentée comme l’un des symboles de cette transition. Cependant, la réalité du marché révèle une situation plus complexe car dans plusieurs régions du monde, les ventes de véhicules électriques connaissent des fluctuations importantes (les ventes sont plus élevées que celles des vééhicules à moteur thermique). Certains constructeurs ralentissent leurs investissements, tandis que d’autres tentent de s’imposer sur un marché encore instable.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces tensions, à commencer par le coût des batteries. Ensuite, il y a aussi la dépendance aux métaux stratégiques, les infrastructures de recharge encore incomplètes et les incertitudes réglementaires.
À cela s’ajoute une dimension géopolitique…
La production de batteries et de nombreux composants clés est aujourd’hui dominée par l’Asie et en particulier par la Chine.
Cette dépendance industrielle inquiète plusieurs gouvernements occidentaux, qui cherchent désormais à relocaliser certaines chaînes de production.
La transition énergétique devient ainsi un terrain de compétition industrielle et stratégique qui est très loin d’être un processus linéaire. Elle pourrait d’ailleurs connaître des phases d’accélération, de ralentissement ou de réorientation.
La révolution biologique
Les progrès des biotechnologies ouvrent des perspectives inédites comme la médecine préventive, les thérapies génétiques, le ralentissement du vieillissement et la prolongation de la vie en bonne santé.
Certaines recherches visent déjà à retarder l’apparition des maladies liées à l’âge et si ces innovations deviennent accessibles, elles pourraient transformer les systèmes de santé, les économies et la démographie mondiale. Mais elles posent aussi une question essentielle : qui y aura accès ?
Si les infrastructures et l’énergie façonnent les économies, les progrès médicaux transforment directement la condition humaine.
Au cours du XXᵉ siècle, les avancées de la médecine ont permis une augmentation spectaculaire de l’espérance de vie. Les vaccins, les antibiotiques et les progrès chirurgicaux ont profondément réduit la mortalité, mais aujourd’hui, une nouvelle révolution scientifique pourrait émerger autour des biotechnologies :
Les progrès dans plusieurs domaines sont en effet particulièrement rapides, notament dans les domaines de la génétique, de la biologie moléculaire, des thérapies cellulaires et de l’intelligence artificielle appliquée à la recherche médicale. Toutes ces innovations ouvrent la voie à une médecine plus personnalisée et plus préventive.
Certaines recherches explorent désormais la possibilité de retarder l’apparition des maladies liées au vieillissement.
L’idée d’une simple pilule capable de prolonger significativement la vie en bonne santé reste encore spéculative. Mais de nombreux laboratoires travaillent déjà sur des molécules visant à ralentir certains mécanismes biologiques associés au vieillissement.
Si ces recherches aboutissent, leurs conséquences pourraient être considérables sur le domaine de la santé. Elles pourraient transformer non seulement les systèmes de santé mais aussi les marchés du travail et les équilibres démographiques.
Cependant elles soulèvent aussi des questions éthiques et économiques majeures dans un monde où l’accès aux soins reste profondément inégal, ces technologies pourraient accentuer certaines disparités entre les différentes populations qui peuplent le monde.
L’économie des robots humanoïdes
L’automatisation a déjà transformé de nombreux secteurs industriels, mais les robots humanoïdes représentent une étape supplémentaire. Ils peuvent notamment évoluer dans des environnements conçus pour les humains et ils pourraient simultanément effectuer une grande variété de tâches physiques.
Les premières applications pourraient concerner la logistique, l’industrie, les services et l’assistance aux personnes âgées. Cette évolution pourrait modifier profondément la structure du marché du travail.
L’automatisation est une tendance ancienne dans l’histoire économique.
Depuis les premières machines industrielles, les innovations technologiques ont souvent permis d’augmenter la productivité tout en réduisant la nécessité de certaines formes de travail humain. Cependant, l’arrivée possible des robots humanoïdes représente une évolution particulière.
Contrairement aux machines spécialisées utilisées dans les usines, les robots humanoïdes sont conçus pour évoluer dans des environnements pensés pour les humains. Ils pourraient donc de ce fait accomplir une grande variété de tâches physiques.
Plusieurs entreprises technologiques développent actuellement ce type de robots, avec l’objectif de les intégrer dans différents secteurs. Notament dans la logistique, dans le domaine industriel, dans les services et à l’assistance aux personnes âgées.
Les progrès de l’intelligence artificielle pourraient accélérer cette évolution en permettant aux machines d’interagir plus facilement avec leur environnement et si ces technologies deviennent économiquement viables, elles pourraient transformer profondément le marché du travail car certaines tâches répétitives ou physiquement exigeantes pourraient être largement automatisées.
Cette transformation pourrait libérer du temps et créer de nouvelles activités, mais elle pourrait également provoquer des tensions sociales si les transitions professionnelles ne sont pas correctement accompagnées.
Une transformation systémique
Ces quatre évolutions ne sont pas indépendantes l’une de l’autre. Les robots nécessitent de l’énergie et des infrastructures et les infrastructures dépendent de technologies industrielles et géopolitiques.
La médecine quant à elle prolongera la vie dans des sociétés où le travail sera transformé par l’automatisation. Autrement dit, nous entrons probablement dans une nouvelle phase de l’histoire économique et technologique. Et comme souvent dans l’histoire, les sociétés qui comprendront le plus vite ces transformations seront aussi celles qui sauront le mieux s’y adapter.
Les quatre dynamiques décrites dans cette étude ne doivent pas être considérées séparément. Elles font partie au contraire d’un ensemble plus vaste de transformations technologiques, économiques et sociales.
Les nouvelles infrastructures énergétiques alimenteront les villes et les machines du futur. Des villes dans lesquelles les robots pourraient transformer la production et les services. Là où les biotechnologies pourraient modifier la durée et la qualité de la vie humaine et ces évolutions pourraient s’entrecroiser et amplifier leurs effets.
Dans l’histoire, les périodes où plusieurs révolutions technologiques se produisent simultanément, sont souvent celles qui transforment le plus profondément les sociétés.
Il est encore impossible de prévoir précisément la forme que prendra le monde dans quelques décennies. Mais une chose semble de plus en plus probable et elle pourrait se trouver dans le fait que le rythme du changement pourrait continuer à s’accélérer. Et dans un tel contexte, comprendre les transformations en cours devient essentiel pour les sociétés, les entreprises et les individus.
L’histoire économique montre que les transformations les plus profondes surviennent lorsque plusieurs révolutions technologiques se produisent simultanément.
La révolution industrielle du XIXᵉ siècle reposait sur trois piliers, la machine à vapeur, l’industrialisation de la production et le développement du chemin de fer.
Au XXᵉ siècle, une nouvelle vague d’innovations a émergé autour du pétrole, de l’électricité, de l’automobile et des télécommunications.
Ces transformations ont façonné la structure économique et géopolitique du monde pendant plus d’un siècle.
Aujourd’hui, plusieurs évolutions semblent indiquer que nous entrons dans une nouvelle phase de rupture.
Quatre domaines méritent une attention particulière, à commencer par les infrastructures énergétiques et hydriques, la transition industrielle vers les technologies bas carbone, la révolution des biotechnologies et enfin l’émergence des robots humanoïdes.
Les grandes puissances se sont toujours construites autour de leurs infrastructures :
Au XIXᵉ siècle, le réseau ferroviaire a joué un rôle déterminant dans l’industrialisation. Aux États-Unis, la longueur du réseau ferré est passée de 15 000 kilomètres en 1850 à plus de 300 000 kilomètres en 1910, facilitant l’intégration du marché intérieur.
Au XXᵉ siècle, les infrastructures énergétiques ont pris le relais. La consommation mondiale d’électricité a été multipliée par plus de 100 depuis 1900, le pétrole représente encore aujourd’hui environ 30 % de l’énergie mondiale et plus de 65 millions de kilomètres de routes structurent les économies modernes.
Aujourd’hui, de nouvelles infrastructures émergent et parmi les plus stratégiques on retrouve les réseaux énergétiques intelligents avec des systèmes électriques qui deviennent de plus en plus complexes.
Selon l’Agence internationale de l’énergie, les investissements mondiaux dans les réseaux électriques devraient atteindre plus de 600 milliards de dollars par an d’ici 2030.
Ces réseaux devront intégrer les énergies renouvelables intermittentes, le stockage énergétique, lesvéhicules électriques et de nouvelles formes de production décentralisée.
L’eau pourrait aussi devenir l’un des défis majeurs du XXIᵉ siècle. Selon les Nations Unies car 2 milliards de personnes vivent déjà dans des zones de stress hydrique élevé et la demande mondiale en eau pourrait augmenter de 20 à 30 % d’ici 2050.
Les technologies liées à l’eau deviennent donc stratégiques et le dessalement, le recyclage des eaux, les réseaux intelligents de distribution et l’agriculture de précision deviennent des facteurs impératifs pour une gestion efficace des sociétés futures et certains analystes considèrent que l’eau pourrait jouer un rôle géopolitique comparable à celui du pétrole au siècle précédent.
Une transformation économique gigantesque
La transition énergétique représente probablement l’un des plus grands projets industriels de l’histoire moderne.
Selon plusieurs estimations internationales, les investissements nécessaires pourraient dépasser 100 000 milliards de dollars d’ici 2050
Quant aux énergies renouvelables, elles représentent déjà près de 30 % de la production mondiale d’électricité.
Cette transformation implique la production d’électricité bas carbone, le stockage énergétique, l’électrification des transports, la décarbonation de l’industrie. Le véhicule électrique est souvent présenté comme l’un des symboles de cette transition.
Le marché connaît une croissance rapide : environ 14 millions de voitures électriques ont été vendues dans le monde en 2023 et elles représentent près de 18 % des ventes mondiales de véhicules. Cependant, plusieurs défis apparaissent car les batteries nécessitent des ressources stratégiques comme le lithium, le cobalt, le nickel etg le graphite. Et on peut seed douter que la demande en lithium pourrait être multipliée par plus de 20 d’ici 2040.
La Chine domine aujourd’hui plusieurs segments clés et environ 70 % de la production mondiale de batteries. A cela nous devons ajouter une part importante du raffinage des métaux critiques.
Face à cette situation, les États-Unis et l’Europe cherchent à développer leurs propres chaînes industrielles et cette rivalité pourrait transformer la transition énergétique en terrain de compétition géopolitique.
Une nouvelle frontière scientifique
La médecine a déjà profondément transformé l’espérance de vie humaine. Il suffit d’observer les chiffres qui illustrent cette évolution : l’espérance de vie mondiale est passée d’environ 30 ans en 1900 à plus de 72 ans aujourd’hui et lla mortalité infantile a été divisée par plus de cinq au cours du siècle dernier.
Mais une nouvelle révolution scientifique pourrait être en cours car plusieurs avancées ouvrent des perspectives inédites comme les thérapies génétiques:
Les technologies d’édition génétique permettent désormais de modifier certaines séquences d’ADN. Ces techniques pourraient permettre de traiter des maladies auparavant incurables. De plus, l’analyse génétique et l’intelligence artificielle permettent d’adapter les traitements aux caractéristiques biologiques de chaque patient et certains laboratoires explorent la possibilité de ralentir les mécanismes biologiques du vieillissement.
Si ces technologies deviennent accessibles, elles pourraient transformer les systèmes de retraite, les marchés du travail et les équilibres démographiques.
Mais elles soulèvent aussi des questions comme qui pourra par exemple y accéder ?
Comment les systèmes de santé pourront-ils les financer ou bien quelles seront les conséquences pour les inégalités sociales ?
Une nouvelle phase de l’automatisation
Depuis deux siècles, l’automatisation transforme la production. Aujourd’hui plus de 3,5 millions de robots industriels sont utilisés dans le monde. Le constat est dramatique pour les pays occidentaux mais finalement, il n’est pas étonnant que la robotisation soit particulièrement forte en Asie. Mais les robots humanoïdes représentent une évolution différente car les environnements humains sont conçus pour les humains.
Un robot humanoïde peut ouvrir des portes, manipuler des outils ou encore se déplacer dans des bâtiments existants. Cela lui permet d’effectuer une grande variété de tâches eet comme nous n’en sommes qu’au prémices, il est inutile de se demander ce qu’il pourront effectuer dans le futur. Il y a de grandes chances qu’ils suivent une courbe d’évolution que celle de l’informatique personnelle de la téléphonie mobile, d’internet ou encore de l’IA :
Plusieurs secteurs pourraient être concernés en termes de logistique notamment avec le commerce en ligne génère une forte demande de main-d’œuvre logistique. Dans les usines les robots pourraient aussi effectuer des tâches répétitives ou dangereuses. Dans certains cas, ils pourraient assister les humains dans des activités de service, ou bien encore intervenir en support des personnes âgées avec le vieillissement démographique, les besoins d’assistance pourraient augmenter.
Selon certaines estimations, le marché mondial de la robotique pourrait dépasser 200 milliards de dollars dans la prochaine décennie.
Les quatre dynamiques étudiées dans ce rapport ne sont pas indépendantes Elles interagissent entre elles les robots nécessitent une énergie abondante, les infrastructures énergétiques reposent sur des technologies industrielles avancées et les biotechnologies transforment la démographie et l’économie.
Comprendre les transformations en cours n’est pas seulement un exercice intellectuel. C’est aussi une manière de mieux anticiper le monde qui se dessine. Car si l’histoire nous enseigne une chose, c’est que les périodes de changement rapide offrent à la fois les plus grands risques et les plus grandes opportunités.
Le monde en 2040 : à quoi pourrait ressembler la prochaine phase de transformation
Prévoir l’avenir avec précision est impossible. L’histoire montre que les transformations technologiques produisent souvent des effets inattendus. Cependant, il est possible d’identifier certaines trajectoires plausibles en observant les tendances actuelles. Si les dynamiques décrites dans cette étude se poursuivent, le monde de 2040 pourrait présenter plusieurs caractéristiques nouvelles…
Des infrastructures énergétiques profondément transformées
D’ici 2040, la structure des systèmes énergétiques mondiaux pourrait avoir considérablement évolué. La production d’électricité pourrait jouer un rôle beaucoup plus central qu’aujourd’hui. Dans de nombreux pays, les énergies renouvelables pourraient représenter une part dominante de la production électrique.
Les progrès dans le stockage énergétique, notamment à travers de nouvelles générations de batteries ou d’autres technologies, pourraient réduire l’un des principaux obstacles à leur développement. Les réseaux électriques deviendraient alors des systèmes hautement sophistiqués capables d’équilibrer en permanence la production et la consommation. Dans certaines régions, l’énergie pourrait même devenir plus abondante et moins coûteuse qu’aujourd’hui.
Cette évolution pourrait transformer de nombreux secteurs économiques comme l’industrie, les transports et même certaines activités agricoles pourraient être largement électrifiées.
L’eau et le climat comme nouveaux enjeux stratégiques
Le changement climatique et la pression démographique pourraient accentuer les tensions autour des ressources naturelles. Dans certaines régions du monde, la gestion de l’eau deviendra probablement un enjeu central et les technologies de dessalement, de recyclage et d’irrigation intelligentes pourraient se développer rapidement.
Certaines grandes villes côtières pourraient dépendre largement du dessalement de l’eau de mer pour assurer leur approvisionnement. Dans les régions agricoles, l’utilisation de capteurs, de données climatiques et d’intelligence artificielle pourrait permettre d’optimiser l’utilisation de l’eau. Cependant, malgré ces innovations, certaines zones pourraient connaître des tensions hydriques importantes. Ellee pourraient influencer les migrations, les politiques agricoles et même certaines relations internationales.
La révolution médicale et l’allongement de la vie en bonne santé
L’un des changements les plus profonds pourrait concerner la médecine. :
Les progrès dans la génétique, l’intelligence artificielle et la biologie moléculaire pourraient transformer la manière dont les maladies sont diagnostiquées et traitées. La médecine pourrait devenir beaucoup plus préventive. Grâce à l’analyse de données biologiques et génétiques, il deviendrait possible d’identifier certaines pathologies bien avant l’apparition des symptômes.
Des traitements personnalisés pourraient être développés pour chaque patient. Dans certains cas, des thérapies génétiques pourraient corriger directement certaines anomalies biologiques. Les recherches sur le vieillissement pourraient également produire des avancées importantes.Il est même possible que certaines maladies liées à l’âge soient retardées ou mieux contrôlées.
Cela ne signifierait pas nécessairement que les humains vivront beaucoup plus longtemps, mais plutôt qu’ils pourraient vivre plus longtemps en bonne santé. Cette évolution aurait des conséquences importantes sur les systèmes de retraite, l’organisation du travail et la structure des sociétés.
Une économie où les robots deviennent omniprésents
D’ici 2040, les robots pourraient être beaucoup plus présents dans l’économie. Dans les entrepôts logistiques, les robots pourraient effectuer une grande partie des tâches de manutention. Dans certaines industries, des robots humanoïdes pourraient travailler aux côtés des humains pour réaliser des tâches physiques. Dans les hôpitaux ou les maisons de retraite, certaines machines pourraient assister les soignants ou aider les personnes âgées dans leur vie quotidienne.
Ces technologies pourraient améliorer la productivité et compenser certaines pénuries de main-d’œuvre liées au vieillissement démographique. Cependant, elles pourraient également transformer profondément le marché du travail.
Certaines professions pourraient disparaître, tandis que de nouvelles activités émergeraient. L’histoire montre que les révolutions technologiques créent souvent de nouveaux métiers, mais les transitions peuvent être difficiles pour certaines catégories de travailleurs.
Un monde géopolitiquement plus fragmenté
L’évolution des technologies ne se produira pas dans un vide politique car les rivalités entre grandes puissances pourraient influencer la manière dont ces innovations se diffusent.
Les chaînes d’approvisionnement pourraient devenir plus régionales et certains blocs économiques pourraient chercher à réduire leur dépendance technologique vis-à-vis d’autres régions.
Dans ce contexte, l’accès à certaines ressources stratégiques — métaux critiques, technologies avancées, données — pourrait devenir un facteur important de puissance. Le monde de 2040 pourrait donc être à la fois plus technologiquement avancé mais aussi plus fragmenté sur le plan géopolitique.
Une transformation des sociétés
Les transformations technologiques influencent toujours la manière dont les sociétés s’organisent. L’urbanisation pourrait d’ailleurs continuer à progresser, mais les technologies numériques pourraient également permettre de nouvelles formes d’organisation du travail. Ainsi le télétravail et les outils numériques pourraient modifier l’équilibre entre grandes métropoles et territoires ruraux.
Les progrès médicaux pourraient prolonger la durée de vie active et permettre à ce que nous appelons les seignors aujourd’hui de travailler dans des fermes verticales urbaines sans devoir avoir la contrainte de se baisser. Les robots et l’automatisation pourraient aussi réduire certaines formes de travail physique.
Dans ce contexte, les sociétés devront probablement repenser plusieurs aspects de leur organisation comme la formation (et l’éducation),les systèmes de protection sociale ou bien encore la répartition du travail.
Conclusion
Le monde de 2040 ne sera probablement pas déterminé par une seule innovation spectaculaire. Il sera plutôt le résultat de l’interaction de plusieurs transformations, notamment énergétiques, technologiques, biologiques et économiques.
Ces transformations pourraient améliorer considérablement certains aspects de la vie humaine. Mais elles pourraient aussi créer de nouvelles tensions économiques, sociales et géopolitiques.
L’histoire montre que les périodes de transformation rapide sont souvent celles qui redéfinissent les équilibres mondiaux.
Comprendre les dynamiques en cours n’est donc pas seulement un exercice intellectuel. C’est aussi une manière de mieux se préparer aux changements qui pourraient façonner les décennies à venir.
10 signaux à surveiller d’ici 2030
Dix évolutions qui pourraient façonner la prochaine décennie
Les grandes transformations historiques sont rarement visibles immédiatement. Elles apparaissent souvent à travers des évolutions progressives, parfois discrètes, que l’on appelle des signaux faibles. Observer ces signaux ne permet pas de prédire l’avenir avec certitude. En revanche, ils peuvent aider à mieux comprendre les dynamiques qui pourraient transformer les sociétés au cours des prochaines années.
Les dix signaux présentés ici ne constituent pas une liste exhaustive. Ils représentent plutôt des indicateurs permettant d’observer les transformations en cours.
Certains de ces signaux pourraient se révéler déterminants dans les années à venir et d’autres pourraient évoluer plus lentement que prévu. Mais ensemble, ils offrent une grille de lecture utile pour comprendre les dynamiques qui pourraient façonner le monde à l’horizon 2030.
Voici dix évolutions particulièrement importantes à surveiller d’ici 2030.
Le coût réel de l’énergie renouvelable
L’un des indicateurs les plus importants concerne l’évolution du coût de l’énergie renouvelable et du stockage énergétique. Si le coût combiné de la production solaire, du stockage et de la distribution continue de baisser rapidement, certaines régions du monde pourraient entrer dans une phase où l’électricité devient plus abondante et plus accessible. Une telle évolution transformerait profondément plusieurs secteurs celui de l’industrie, des transports notamment avec la production d’hydrogène, plus orientée sur des axes de masse ainsi que dessalement de l’eau.
La révolution du stockage énergétique
Les batteries et autres technologies de stockage constituent l’un des éléments clés de la transition énergétique. Les progrès dans ce domaine pourraient déterminer la vitesse à laquelle les systèmes énergétiques évoluent. Ici plusieurs innovations sont à surveiller dans les batteries solides, les nouvelles chimies utilisant moins de métaux rares et dans le stockage stationnaire à grande échelle et si ces technologies atteignent une maturité industrielle, elles pourraient modifier profondément la structure des réseaux électriques.
L’évolution du marché des voitures électriques
Le marché du véhicule électrique représente un indicateur important de la transition énergétique mais plusieurs questions restent ouvertes notamment celles de la vitesse d’adoption par les consommateurs, celle de la capacité des constructeurs à produire à grande échelle et l’évolution du coût des batteries.
Le développement des infrastructures de recharge sera également un facteur déterminant.
Les premières applications massives de robots humanoïdes
Les robots humanoïdes sont encore en phase de développement, mais plusieurs entreprises technologiques travaillent activement sur ces machines.
Un signal important serait l’apparition de déploiements significatifs dans certains secteurs comme celui de la logistique, de l’industrie, de la maintenance d’infrastructures ainsi que celui des services.
Si ces robots deviennent économiquement viables, ils pourraient transformer certaines activités professionnelles.
Les progrès de la médecine préventive
La médecine pourrait évoluer vers un modèle plus préventif.
Plusieurs indicateurs seront à surveiller comme celui de l’accessibilité des analyses génétiques, de l’utilisation de l’intelligence artificielle pour le diagnostic et celui du développement de traitements personnalisés.
Si ces technologies deviennent plus accessibles, elles pourraient transformer la manière dont les systèmes de santé fonctionnent.
Les premières thérapies contre le vieillissement
La recherche sur le vieillissement biologique connaît une accélération et certains laboratoires explorent des traitements visant à ralentir certains mécanismes cellulaires liés à l’âge.
Si ces recherches produisent des résultats significatifs, elles pourraient ouvrir la voie à une nouvelle approche de la médecine. Cependant, leur impact dépendra également de leur accessibilité et de leur coût.
L’intelligence artificielle dans la recherche scientifique
L’intelligence artificielle commence à jouer un rôle croissant dans la recherche scientifique. Elle est déjà utilisée pour analyser des données biologiques complexes
pour concevoir de nouvelles molécules et pour accélérer certaines découvertes scientifiques. Si ces outils continuent de progresser, ils pourraient accélérer le rythme de l’innovation.
Les tensions autour des ressources critiques
La transition énergétique et technologique repose sur plusieurs ressources stratégiques comme celles du lithium, du cobalt, du nickel et sur les terres rares.
La manière dont ces ressources seront produites, transformées et distribuées pourrait devenir un enjeu géopolitique majeur et les politiques industrielles mises en place par les grandes puissances seront donc particulièrement importantes à observer.
L’évolution des grandes métropoles
Les villes concentrent aujourd’hui une grande partie de l’activité économique mondiale. Leur évolution pourrait devenir un indicateur important des transformations technologiques et sociales.
Plusieurs tendances pourraient donc se renforcer commme l’urbanisation intelligente, l’automatisation des infrastructures ainsi que les nouvelles formes de mobilité. Certaines villes pourraient même devenir de véritables laboratoires du futur.
L’adaptation des sociétés au changement
Enfin, l’un des indicateurs les plus importants ne concerne pas directement la technologie. Il concerne principalement la capacité des sociétés à s’adapter aux transformations en cours.
Les évolutions technologiques peuvent créer des opportunités considérables, mais elles peuvent également générer des tensions économiques ou sociales. Les politiques publiques, les systèmes éducatifs et les institutions joueront donc un rôle déterminant dans la manière dont ces transformations seront intégrées.
A suivre :
Comment ces recherches peuvent-elles servir àla recherche scientifique ?
Comment ces recherches peuvent t-elles créer de nouvelles opportunités pour créer une nouvelle entreprise ? Comment ces recherches peuvent-elle être orientées vers de nouveaux produits et services ?
Comment cette étude pourrait devenir un cours de niveau universitaire, secondaire supérieur, secondaire inférieur,primaire, comment cette étude pourrait devenir un cours pour les startups et pour les entreprises classiques ?
Penser, orienter et construire le monde de demain
Nous entrons dans une période de transformation sans précédent. Non pas une simple évolution technologique, mais une mutation systémique.
L’histoire nous enseigne que les grandes ruptures ne naissent jamais d’une seule innovation. Elles émergent plutôt lorsque plusieurs dynamiques convergent, s’accélèrent et redéfinissent ensemble les équilibres du monde et aujourd’hui, cette convergence est à l’œuvre.
Énergie, biotechnologies, intelligence artificielle, infrastructures, robotique…
Ces domaines ne progressent plus de manière isolée. Ils interagissent, se renforcent et dessinent une nouvelle architecture du réel. Dans ce contexte, la science ne peut plus se contenter de découvrir. Il est impératif qu’elle doive désormais orienter, anticiper et structurer l’avenir.
Ce manifeste propose dix axes fondamentaux sur lesquels la recherche scientifique doit concentrer ses efforts pour répondre aux défis du XXIᵉ siècle.
Construire une énergie abondante et intelligente
L’accès à une énergie stable, décarbonée et peu coûteuse est la condition première de toutes les autres transformations.
La recherche doit viser des réseaux énergétiques autonomes, des systèmes capables de gérer la complexité en temps réel et une production distribuée et résiliente. En bref l’énergie ne doit plus être une contrainte, mais un levier d’expansion.
Construire une énergie abondante et intelligente constitue le socle de toutes les transformations à venir. La recherche scientifique doit s’orienter vers des systèmes énergétiques décentralisés, capables d’intégrer massivement les énergies renouvelables tout en assurant une stabilité en temps réel grâce à l’intelligence artificielle. L’enjeu est de dépasser la logique actuelle de rareté pour entrer dans une économie de l’abondance énergétique. Cela implique également des avancées majeures dans le stockage et la gestion des flux. À terme, l’énergie ne sera plus une limite au développement, mais une infrastructure invisible qui amplifie toutes les capacités humaines et technologiques.
Résoudre définitivement le stockage énergétique
Le véritable défi n’est plus de produire de l’énergie, mais de la conserver. Les scientifiques doivent donc inventer de nouvelles générations de batteries, réduire la dépendance aux ressources critiques et permettre un stockage à l’échelle continentale tout en gardant aussi à l’esprit que sans stockage, aucune transition n’est durable.
Résoudre le stockage énergétique est désormais une priorité scientifique absolue, car il conditionne la viabilité de toute transition énergétique. La recherche doit se concentrer sur des technologies de rupture : batteries solides, nouvelles chimies sans métaux critiques et solutions de stockage massif (hydrogène, gravité, thermique). L’objectif est de lisser l’intermittence des énergies renouvelables à grande échelle, jusqu’au niveau continental. Cela implique aussi d’améliorer la durée de vie, la sécurité et le recyclage des systèmes existants. Sans une maîtrise complète du stockage, aucune économie énergétique stable, décarbonée et résiliente ne pourra émerger.
Garantir l’accès universel à l’eau
L’eau pourrait devenir la ressource la plus stratégique du siècle. La recherche doit donc permettre un dessalement accessible, un recyclage quasi total et une gestion intelligente des réseaux car l’eau sera au XXIᵉ siècle ce que le pétrole fut au XXᵉ.
Garantir l’accès universel à l’eau impose une réorientation majeure de la recherche vers des technologies accessibles, efficaces et déployables à grande échelle. Les priorités incluent un dessalement à faible coût énergétique, des systèmes de recyclage quasi fermés et des réseaux intelligents capables d’optimiser chaque goutte en temps réel. Il s’agit également d’intégrer les données climatiques et l’intelligence artificielle pour anticiper les pénuries et ajuster les usages. L’enjeu dépasse la technique : il concerne la stabilité économique, sociale et géopolitique. Maîtriser l’eau, c’est sécuriser les sociétés du XXIᵉ siècle.
Accélérer la science par l’intelligence artificielle
L’intelligence artificielle ne doit pas seulement être un outil. Elle doit devenir un co-chercheur. Les priorités que nous devons nous fixer sont la découverte automatisée de molécules, la simulation de systèmes complexes et la recherche augmentée. La vitesse de découverte devient désormais un facteur de puissance.
Accélérer la science par l’intelligence artificielle implique de transformer profondément la manière de produire des connaissances. L’IA doit devenir un véritable co-chercheur capable d’explorer des espaces de solutions inaccessibles à l’humain seul, notamment dans la découverte de molécules et la modélisation de systèmes complexes. La recherche doit donc se structurer autour de laboratoires hybrides, combinant données massives, simulation et expérimentation automatisée. L’enjeu est de réduire drastiquement le temps entre hypothèse et validation. À terme, la vitesse de découverte scientifique deviendra un levier stratégique majeur pour les nations et les entreprises.
Passer d’une médecine curative à une médecine prédictive
La médecine du futur ne traitera plus les maladies.Elle les anticipera plutôt et la recherche doit permettre d’obtenir des diagnostics ultra-précoces, une médecine personnalisée ainsi q’une prévention systémique. En fin de compte le véritable progrès sera de ne plus tomber malade.
Passer à une médecine prédictive suppose de déplacer le cœur de la recherche vers l’anticipation plutôt que la réparation. Il s’agit de croiser données génétiques, biologiques et environnementales pour détecter les signaux faibles bien avant l’apparition des symptômes. La science doit développer des modèles capables de prévoir les trajectoires de santé individuelles et d’adapter en continu les traitements et les modes de vie. Cette approche implique aussi une infrastructure massive de données et des outils d’analyse avancés. À terme, le système de santé deviendra proactif, avec pour objectif central de maintenir l’équilibre biologique plutôt que de corriger la maladie.
Comprendre et ralentir le vieillissement
Le vieillissement est l’un des derniers grands mystères biologiques. Les scientifiques doivent explorer les mécanismes cellulaires du temps, les thérapies géniques et la régénération des tissus. L’enjeu n’est donc pas de vivre plus longtemps, mais de vivre mieux plus longtemps.
Comprendre et ralentir le vieillissement implique de traiter l’âge comme un processus biologique modifiable plutôt qu’une fatalité. La recherche doit se concentrer sur les mécanismes fondamentaux du vieillissement cellulaire, tels que les dommages à l’ADN, l’inflammation chronique ou la perte de régénération des tissus. Les thérapies géniques, la reprogrammation cellulaire et la médecine régénérative ouvrent des pistes concrètes pour intervenir en amont. L’objectif est de prolonger la durée de vie en bonne santé plutôt que la longévité brute. À terme, maîtriser le vieillissement pourrait transformer en profondeur la médecine, l’économie et l’organisation des sociétés.
Créer une interface directe entre l’humain et la machine
Une nouvelle frontière s’ouvre et elle n’est autre que celle de l’intégration technologique au corps humain. Les recherches futures doivent donc porter sur les interfaces cerveau-machine, sur la communication neuronale et sur l’augmentation cognitive.
L’intégration technologique au corps humain ouvre une nouvelle frontière où la recherche doit viser une interaction fluide entre le cerveau et les machines. Les priorités incluent le développement d’interfaces cerveau-machine fiables, la compréhension fine des signaux neuronaux et leur traduction en actions numériques. Il s’agit également d’explorer les possibilités d’augmentation cognitive, tout en garantissant la sécurité et l’intégrité des individus. Cette convergence entre biologie et technologie pourrait transformer la manière dont nous apprenons, travaillons et communiquons. À terme, la frontière entre l’humain et la machine pourrait devenir de plus en plus diffuse.
Déployer une robotique réellement polyvalente
Les robots ne doivent plus être spécialisés. Ils doivent au contraire devenir adaptables, mobiles, autonomes dans un registre tâches le plus large possible.
Les axes clés qu’il faut poursuivre sont les interaction naturelle avec les humains ainsi que la capacité d’apprentissage et enfin la polyvalence des tâches
La robotique doit évoluer d’une logique de spécialisation vers une intelligence physique généraliste. La recherche doit se concentrer sur des robots capables d’apprendre en continu, de s’adapter à des environnements variés et d’interagir naturellement avec les humains. Cela implique des avancées conjointes en perception, en motricité et en intelligence artificielle embarquée. L’objectif est de créer des machines polyvalentes, capables d’exécuter une large gamme de tâches sans reprogrammation constante. À terme, ces systèmes pourraient transformer en profondeur le travail, en automatisant non plus des fonctions isolées, mais des environnements entiers.
Sécuriser les ressources et inventer de nouveaux matériaux
Les limites matérielles sont aujourd’hui un frein majeur. La recherche doit donc se concentrer sur le fait de réduire la dépendance aux métaux rares, inventer de nouveaux matériaux et améliorer les technologies liées au recyclage. Le contrôle des ressources conditionnera la souveraineté des nations et la Chine l’a compris il y a plus de trente ans.
Dépasser les limites matérielles impose de repenser en profondeur notre rapport aux ressources. La recherche doit s’orienter vers la découverte de matériaux alternatifs, moins dépendants des métaux critiques, ainsi que vers des procédés de recyclage avancés capables de boucler les cycles de production. L’innovation doit également viser l’efficacité matérielle, en produisant plus avec moins de ressources. Cette approche nécessite une collaboration étroite entre chimie, physique et ingénierie. À terme, la maîtrise des matériaux et des chaînes d’approvisionnement deviendra un levier central de souveraineté technologique et économique.
Penser l’adaptation des sociétés
La transformation technologique est aussi une transformation humaine. Les scientifiques doivent collaborer avec les économiste, les sociologues et forcément les décideurs publics qui leurs donnent le champ d’action législatif pour poursuivre leurs travaux.
La transformation technologique ne peut être dissociée de ses impacts humains et sociaux. La recherche doit s’inscrire dans une approche interdisciplinaire, en intégrant économistes, sociologues et décideurs publics dès la conception des innovations. Il s’agit de comprendre les effets des technologies sur l’emploi, les inégalités, les comportements et les structures sociales. Cette collaboration doit permettre d’anticiper les tensions et d’accompagner les transitions. À terme, l’enjeu n’est pas seulement d’innover, mais de construire des systèmes capables d’intégrer durablement le changement dans les sociétés.
Ce que tu as construit ici est extrêmement puissant — et surtout, tu es déjà assis sur une base qui peut devenir un véritable écosystème économique, pas seulement une étude.
Pour les entreprises et les créateurs :
Les produits et services que l’on pourrait créer : Aider à comprendre, anticiper et agir dans un monde en mutation accélérée…
Voici une cartographie des opportunités à construire dans les transformations du XXIᵉ siècle, Un outil pour ingénieurs, innovateurs et décideurs qui veulent créer les solutions de demain
Cette étude approfondie n’est pas là par hasard, bien au contraire, elle est là pour mettre l’accent sur les idées et les possibilités d’exploiter celles-ci dans le futur. Voici donc une grille de lecture du futur, une véritable cartographie des transformations systémiques et surtout un solide outil d’anticipation. Nous devons donc créer un véritable système d’anticipation des ruptures technologiques et économiques.
Cette étude est spécialement conçue pour les entreprises qui peuvent supporter des investissements lourds, mais pas seulement, car elle concerne aussi celles qui ont une exposition très marquée aux transformations et qui ont aussi les moyens de les mettre en œuvre et enfin qui ont aussi un besoin d’anticipation. Carla concerne donc aussi des start-up. Comprenons par là, des entreprises technologiques qui seraient prêtes à renverser la table et à révolutionner le monde. Cette étude est donc destinées aussi à de grands groupes industriels, à des énergéticiens, aux acteurs de la santé, aux fonds d’investissement et même aux gouvernements et aux entreprises de la tech. Cette étude est avant tout un outil qui permet de prendre de meilleures décisions que les concurrents présents et à venir.
Il nous est donc impératif de nous poser des questions impératives comme celles qui consistent à se demander ce que nous allons faire si l’énergie devient abondante. Ou bien encore ce que nous allons faire si les robots remplacent 30% des tâches habituellement remplies par les êtres humains. Enfin qu’adviendrait t-il de la médecine si elle devenait préventive ?
Opportunités d’innovation de produits et de services :
Bienvenue dans un catalogue d’idées exploitables !
Si vous vous demandez sur quoi travaillerez dans les 5–10 ans, quels projets ont du sens, où sont les vraies ruptures et qu’est-ce qui va compter dans votre industrie, alors la suite de ce que vous allez lire vous apportera une vision globale, des idées concrètes et un solide avantage intellectuel sur vos concurrents.
En ce qui concerne les infrastructures, il serait intéressant d’explorer les domaines suivants. Le développement d’un prototype, d’un module logiciel ou bien encore d’une solution industrielle serait appropriées pour chacune de ces pistes :
- capteurs intelligents de consommation d’eau
- systèmes de détection de fuites par IA
- solutions de recyclage d’eau pour bâtiments
- mini-unités de dessalement locales
En ce qui concerne la production énergétique, les logiciels d’optimisation énergétique, des micro-réseaux intelligents, le stockage domestique nouvelle génération et les outils de simulation énergétique pour entreprises constituent aussi de très bonnes pistes à explorer et à exploiter.
Opportunités immédiates : optimisation consommation entreprise
Opportunités pour les 5 ans à venir : logiciels de pilotage énergétique autonome
Opportunité pour les 10 ans à venir : plateformes énergétiques décentralisées
Pour la biotech, un des secteurs le plus prometteur dans le futur, les plateformes de prévention personnalisée, les outils de suivi biologique en continu, les services de longévité de vie et les IA de détection précoce des maladies sont des domaines très porteurs qu’il est important de développer aujourd’hui.
Concernant le monde de la robotique, les robots logistiques modulaires, les robots d’assistance aux seniors, les robots de maintenance d’infrastructures et les systèmes hybrides humain + robot présente aujourd’hui un avantage certain puisque des entreprises comme Boston Dynamics et Tesla ont déjà fait une part importante du travail dans le domaine. L’amélioration des architectures robotiques existantes sera très importante dans les prochaines années.
Si cela vous inspire, essayez d’imaginer un Uber de l’énergie locale, un Netflix de la santé préventive ou bien encore un AWS de la robotique ?
Comment utiliser cette étude dans votre entreprise ?
Du point de vue d’un ingénieur R&D on pourrait utiliser cette étude pour proposer de nouveaux projets et anticiper des technologies clés. Dans le cas d’un ingénieur production, on pourrait identifier une automatisation possible ou bien encore des gains d’efficacité.
20 idées issues de cette étude
1. Développer un système intelligent de détection de fuites (IA + capteurs). Ce qui réduit les pertes d’eau dans les villes et les industries
2. Créer des mini-stations de recyclage d’eau pour bâtiments. Pourquoi ne pas prévoir des immeubles autonomes en eau partielle
3. Générer une plateforme de gestion hydrique pour les collectivités en temps réel (consommation, stress hydrique)
4. Se pencher sur le problème du dessalement modulaire basse énergie à unités locales pour zones côtières
5. Agriculture de précision hydrique : Pourquoi ne pas s’orienter sur les systèmes d’irrigation pilotée par données météo + IA
6. Pourquoi ne pas créer un logiciel d’optimisation énergétique pour entreprises ce qui pourrait réduire les factures et dans le même temps notre empreinte carbone
7. Créer des micro-réseaux énergétiques locaux (microgrid-as-a-service) qui peuvent mener à une indépendance énergétique partielle serait aussi économique et utile aux communautés. La proximité apportant un avantage économique.
8. Les batterie domestiques intelligente de nouvelle génération pourraient combiner à la fois le stockage et l’arbitrage des prix de l’énergie.
9. Développer les outils de simulation énergétique pour industriels pour prévoir les coûts à 5–10 ans semblent être aussi une option intéressante.
10. Créer une plateforme d’échange d’énergie entre particuliers (P2P), en d’autres termes une sorte d’Airbnb de l’électricité semble être l’avenir de notre manière de consommer de l’énergie dans l’avenir.
11. Une plateforme de prévention de santé personnalisée avec des recommandations basées sur des données biologiques semble aussi être une option intéressante à analyser.
12. L’IA de détection précoce des maladies génère des analyses biomarqueurs et des données médicales
13. Programme de longévité premium (B2C ou B2B). Le suivi santé et d’optimisation du vieillissement semble en très bonne voie de développement.
14. Les versions avancées des montres connectées et du dispositif portable de monitoring biologique continu semblent être à la pointe aujourd’hui mais ces systèmes restent très chers et pourraient être très largement améliorés !
15. Marketplace de médecine personnalisée : Et pourquoi ne pas imaginer une mise en relation entre les patients et traitements innovants ?
16. Pourquoi ne pas développer une robotique logistique modulaire pour PME et rendre l’automatisation accessible.
17. Développer l’aide quotidienne et la robotique d’assistance et de sécurité pour les personnes âgées.
18. Développer des robots de maintenance d’infrastructures en ce qui concerne la distribution de l’eau et de l’énergie.
19. Développer une plateforme “robot-as-a-service” visant à la location robots pour entreprises
20. Développer un système hybride humain et robot (interface de contrôle simplifiée) qui augmenterait la productivité humaine sans le remplacer totalement.
Des questions intéressantes à se poser :
- Que faire si le coût de l’énergie chute et comment adopter la bonne stratégie industrielle ?
- Que faire si la Chine renforce son avance ?
- Si la biotech explose, quelles seront les mutation du secteur santé ?
- Que faire si l’énergie devient abondante ?
- Que faire si les robots remplissent 30% des tâches ?
- Que faire si la médecine devient préventive ?
Comment expliquer tout cela aux autres ?
De l’école maternelle jusqu’à l’entreprise. Entrez dans des formules de cours adaptés à tous les âges…
Nous avons créé ce module enseignement et formation en entreprise pour transmettre à tous le fruit de ces recherches que nous développons ici. Nous ferons en sorte que celui-ci apporte un véritable complément à ceux qui transmettent leur savoir aux autres. Il appartiendra donc à chacun d’utiliser les programmes proposés ci-dessous selon sa spécialisation.
Ici nous développons pour l’école primaire, l’ imagination, pour le secondaire, la compréhension, pour l’université, l’analyse et pour les entreprises, l’art de la décision. C’est en fait le modèle dans lequel nous croyons…
Vous pouvez bien entendu vous rendre directement sur la section qui vous concerne le plus.
Ces sélections sont :
Pour les professionnels de l’éducation et les spécialistes en neuro-développement
- Les activités pour les enfants dans les écoles maternelles
- Un cours relié à l’école primaire
- Un cours relié à l’école secondaire
- Un cours universitaire
Pour les entreprises
- Une formation pour les entreprises d’environ trois heures
- Dix modules pour les entreprises pour une formation plus longue
L’objectif poursuivit est de créer un parcours éducatif du futur qui consiste à développer l’imagination pour les enfants en maternelle, pour les enfants à l’école primaire de comprendre le monde tel qu’il sera demain, pour le secondaire d’analyser ce monde, pour les étudiants en écoles supérieurs d’agir sur celui-ci et enfin pour les entreprises de mettre toutes les idées développées dans l’imaginaire en pratique…
Donc les maternelles et le primaire, nous développerons l’imagination. Pour le secondaire, la compréhension. Pour l’université, nous donnerons un privilège à l’analyse et enfin pour les entreprises, tout ce parcours aura un pouvoir de décision qui nous l’espérons aura un impact crucial sur le futur…
Au passage, ne sous-estimez pas la créativité des enfants, surtout les plus petits. Ils constituent une véritable source de créativité ultra féconde. A ce stade on ne transmet pas un contenu, on crée une expérience fondatrice. Les sujets traités ici deviennent philosophiques car ils aux enfants de découvrir qu’ils peuvent imaginer et transformer le monde. C’est aussi pour cela que nous avons intégré autant des programmes de cours pour eux que pour les programmes universitaires et les entreprises :
Section enseignement et formations
- Activité pour les enfants à l’école maternelle
« Imaginer le monde de demain » dans une version très ludique !
Les objectifs sont de stimuler l’imagination, de relier les objets et leurs usages dans le futur, de développer le langage et enfin d’encourager la créativité.
Format standard : de 30 à 45 minutes
1. HISTOIRE (10 min)
Il y a très longtemps, les humains n’avaient pas de lumière le soir. Puis ils ont inventé… la lumière !
Avant… il n’y avait pas de téléphone et maintenant on peut parler avec quelqu’un qui est très loin de nous.
Et plus tard vous allez inventer des choses encore plus incroyables.
Qu’est-ce que tu aimerais inventer ?
2. DÉCOUVERTE (10 min)
Montrer des objets simples comme lampe pour faire un lien avec l’énergie. Une bouteille d’eau pour développer l’imaginaire en rapport avec la distribution d’eau. Enfin montrer un jouet robot pour sensibilité la créativité à la robotique humanoïde. Il est aussi important de poser des questions comme ca sert à quoi, comment ça marche, et si on pouvait l’améliorer ?
L’objectif étant de relier l’objet, son usage et l’imagination qui pourrait en découler
3. ACTIVITÉ CRÉATIVE (15–20 min)
“Dessine une invention du futur”
On pourrait par exemple créer un robot qui aide tout le monde ou une maison magique. On pourrait aussi créer une machine à réparer ou une voiture volante…
Cette activité peut-être très efficace avec des collages mêlants des feuilles de papier, des autocollants et du dessin, le principal étant de les faire rêver.
4. PARTAGE (5–10 min)
S’ensuit alors un moment de réflexion sur les réalisations qui ont été faites : C’est quoi ton invention et à quoi ça sert ?
MESSAGE FINAL
Dans le futur, ce sont les enfants qui inventeront les choses et ça commence avec vous aujourd’hui.
- Cours pour les élèves en école primaire
« Imaginer le monde de demain » et surtout une manière de penser
L’objectif poursuivit ici est qu’à la fin de la séance, les enfants doivent comprendre que le monde change, qu’il faut imaginer des solutions pour le futur, qu’il faut aussi développer la curiosité et la créativité et qu’il faut enfin relier la technologie, la nature et la société
Format standard : environ cinquante minutes
1. INTRODUCTION (10 min)
Quand vos grands-parents étaient petits, il n’y avait pas internet. Quand vos parents étaient petits, il n’y avait pas de smartphone. Et vous allez vivre un monde encore plus différent.
Vous-êtes vous déjà posé la question de ce en quoi votre vie a déjà changé ?
2. QUATRES IDÉES SIMPLES (20 min)
Tout d’abord, commençons par l’énergie : Tout ce qu’on utilise a besoin d’énergie, la lumière, votre téléphone, les voitures et même les écoles…
Que ferions-nous si on n’avait plus d’électricité ?
Ensuite, il y a l’eau : Nous en avons besoin pour boire, pour nous laver, ou encore pour arroser nos plantes dans les jardins
L’eau est très importante… mais elle peut manquer, donc la question à se poser est maintenant de savoir comment on peut économiser l’eau ?
Les robots peuvent aussi aider les humains : les robots dans la maison comme les aspirateurs et les nettoyeurs pourraient eux aussi nous simplifier la vie ou bien celle de tes parents qui auraient beaucoup plus de temps à te consacrer. Dans les usines, ils pourraient faire en sorte d’accélérer la production alimentaire pour nourrir tout le monde ou bien de faire en sorte que ce que tu veux te parvienne beaucoup plus vite…
Et toi, tu aimerais un robot pour quoi ?
Les médecins peuvent de mieux en mieux soigner : grâce aux machines, nous pouvons améliorer la qualité de vie des gens en produisant plus de médicaments mais aussi en restant en bonne santé : A ton avis, comment peut-on rester en bonne santé ?
3. ACTIVITÉ — IMAGINER LE FUTUR (20 min)
Dessine le monde en 2040 ! (Une maison du futur, une école du futur, une ville du futur ou encore un robot) ou écrit une phrase comme : “Dans le futur, je voudrais (et plus fort encore si je le veux je le ferait)…”
4. PARTAGE (10 min) et message final
Le futur n’est pas écrit. Ce sont les humains comme vous qui vont le construire et ne vous en privez pas parce que c’est ce que le monde attend de toi. Invente ton métier du futur : voudrais tu être un réparateur de robot, un ingénieur de l’eau ou encore zun médecin du futur qui utilise l’IA pour soigner les gens ?
- Cours pour l’école secondaire
“Comprendre le monde de demain : technologies, travail et société”
À la fin du cours, les élèves doivent être capables de comprendre que le monde évolue rapidement, d’identifier 4 grandes transformations actuelles, d’imaginer le futur (travail, société, technologies) et enfin de développer un esprit critique
Ce cours est prévu de une à deux heures en fonction du niveau des des écoliers :
Dans les quinze premières minutes vous devez créer de la curiosité !
Vos grands-parents ont grandi dans un monde sans internet, vos parents ont vu arriver les smartphones et vous… vous allez vivre des changements encore plus rapides. La question n’est pas maintenant : est-ce que le monde va changer ?
La question est : à quelle vitesse ?”
“Qu’est-ce qui a déjà changé dans votre vie en 5 ans ?”
LES 4 GRANDES TRANSFORMATIONS (durée approximative, 40 min)
Concernant l’énergie et l’environnement :
Traiter pendant une dizaine de minutes des énergies renouvelables, les problèmes relatifs au traitement et à l’approvisionnement des eaux et de l’impact du climat sur le monde. On peut aussi évoquer les solutions alternatives qui sont en cours de développement. Les panneaux solaires pourraient notamment venir de l’espace. La question est de savoir si on peut vivre sans énergie ?
Concernant les technologies et l’énergie :
Traiter pendant une dizaine de minutes des problèmes pour stocker l’énergie que nous utilisons pour nos téléphones et pour les voitures électriques. Marquer aussi l’accent sur le fait que les ressources naturelles, dont les terres rares sont indispensables à leur fabrication. Il serait intéressant de développer chez les enfants dans ce débat une créativité qui pourrait les amener à avoir envie de devenir des ingénieurs.
Concernant la santé et la biologie :
Traiter pendant une dizaine de minutes des possibilités qu’offre désormais l’intelligence artificielle pour avoir accès à une médecine beaucoup plus précise, des systèmes de prévention qui pourraient être mis en place et ceux qui permettraient de vivre plus longtemps. Les montres connectées et les tests ADN peuvent être des solutions mais le plus important est de savoir comment on pourrait éviter de tomber malade ?
Concernant les robots et le futur du travail :
Traiter pendant une dizaine de minutes des robots et de l’automatisation dans les usines, voir même dans les maisons.Parler des métiers qui pourraient disparaïtrent mais qui pourraient être aussi créés. On peut évoquer aussi le phénomène des caisses automatiques.
L’exercice le plus intéressant, imaginer 2040 :
L’objectif est de faire réfléchir les écoliers activement pendant 20 minutes…
La consigne qui leur est donnée est d’imaginer leur vie en 2040. Quel serait leur travail, dans quelles villes vivraient-t-ils, quelles seraient les technologies qu’ils utiliseraient et comment vivraient t-il en matière de santé. Cet exercice pourrait se faire en groupe ou individuellement. Les élèves pourraient même faire une élocution et expliquer leurs réflexions !
Comme nous sommes ici dans l’enseignement secondaire, il serait intéressant d’aborder des questions plus philosophiques tel que le futur fait-il peur ou encore est-ce que la technologie est toujours positive ou bien qui décide de notre futur (vous ou bien les autres ) ?
Il est ussi possible d’amener les élèves sur un jeu qui les amènent à créer un métier, une entreprise ou encore un problème fondamental qu’il faudrait résoudre
Concernant l’approche pédagogique :
L’approche pédagogique ne doit pas être trop théorique ou académique, elle doit au contraire être très spontanée et attractive pour stimuler la créativité. Elle doit aussi générer beaucoup de questionnement, être animée par des exemples concrets et pourquoi pas par des interactions permanentes.
Il faut donc apprendre à penser le futur, à s’adapter au temps et à s’y projeter, tout en évitant le jargon technique et les discours trop pessimistes.
Au niveau du lycée, on pourrait même introduire une réflexion sur la notion d’un système, une introduction à la géopolitique et tout cela serait soutenu par un débat argumenté (ce qui est aussi significatif d’une preuve de recherche qui pourrait elle même être une réflexion sur la véracité des sources évoquées). On relie ici la technologie, les problèmes sociétaux et le futur personnel de chaque individu.
- Masterclass (une matinée)
Anticiper 2040 : comprendre les ruptures pour décider aujourd’hui. Durée totale : 3h30 – Format idéal : 15 à 25 participants)
Introduction — Le monde accélère (30 min)
Objectif : Créer un choc intellectuel immédiat
Contenu : Pourquoi nous vivons une transformation exceptionnelle. Quelle comparaison pouvons nous faire entre les XIXe / XXe / XXIe siècle et quelle est la notion de mutation systémique que nous pourrions en tirer.
Question au groupe : “Qu’est-ce qui pourrait disparaître dans votre secteur d’ici 10 ans ?”
Les 5 forces qui transforment le monde (1h30)
Bloc 1 — Infrastructures & énergie (20 min) : Énergie, eau, réseaux intelligents et fin de la rareté énergétique et que deviennent dans ce cas un bbusiness si l’énergie devient 2x moins chère ?
Bloc 2 — Transition énergétique & géopolitique (20 min) : Quelles seront les dépendances par rapport à la Chine et aux métaux quelle exporte et quelle instabilité mènera au problème de l’électrique
Bloc 3 — Révolution biologique (20 min) : Médecine préventive, longévité, données biologiques
Bloc 4 — Robots humanoïdes (20 min) : A quel degré l’automatisation physique va t-elle atteindre son apogée et quel impact cela aura t-il sur la productivité et l’ emploi ?
Bloc 5 : projection sur 2040 (45 min) : Votre entreprise en 2040 travaille sur différents axes comme l’énergie, le travail, les clients et la technologie. Quels en seront les opportunités pour faire du business dans les domaines de l’étau, de l’énergie, des biotechs et de la robotique avec au moins trois idées exploitables.
- Cours universitaire (2 heures)
Transformations systémiques du XXIᵉ siècle : cadre d’analyse et implications
Cette initiative n’a pas été créée dans le but de donner des cours aux enseignants eux-mêmes mais plutôt d’explorer différentes pistes de recherche qui pourraient donner naissance à un développement créatif qui pourrait mener à des éléments concrets qui pourraient changer le monde. Peut-être même d’aborder une approche différente qui sort du domaine académique sans être toutefois incompatible avec celui-ci…
Objectifs pédagogiques :
À l’issue de la séance, les étudiants doivent être capables de définir une transformation systémique, d’identifier les grandes ruptures technologiques contemporaines, de comprendre leurs interdépendances et d’initier une analyse prospective simple. Ce cours comportera quatre parties :
- Une Introduction théorique (20 min)
- Les 4 dynamiques de transformation (50 min)
- L’approche systémique (20 min)
- L’exercice de prospective (20 min)
- Un moment dédié à la discussion et à l’ouverture (10 min)
1. Problématique
Les transformations historiques sont-elles perceptibles en temps réel ?
2. Concepts clés
Quelles sont les transformations systémiques qui perturbent, quelles sont les ruptures technologiques qui viennent à nous, quels sont les signaux faibles des sociétés à venir et en quoi consiste l’accélération qui arrive au regard de l’histoire ?
3. Mise en perspective historique et les problématiques que cela représente
Il serait intéressant de comparer, à ce propos, la Révolution industrielle (XIXᵉ siècle), la Révolution énergétique et industrielle (XXᵉ siècle) ainsi que les Mutations actuelles (XXIᵉ siècle) car le XXIᵉ siècle se caractérise par la convergence de plusieurs transformations majeures. Nous observons ici quatres dynamiques (le temps approximatif est d’environ 50 minutes) :
Ce que les infrastructures (et forcément les problématiques qu’elles nous imposent) nous posent comme problème. Elles sont à la fois une base de pouvoir économique et une transition vers des systèmes complexes et intelligents.
La question est maintenant de savoir si l’’énergie et l’eau deviennent les infrastructures critiques du XXIᵉ siècle ?
En ce qui concerne la transition énergétique, il s’agit d’explorer des domaines complexes comme la décarbonisation, la dépendance aux ressources ainsi que les chaînes de valeur globale
4. Les différentes problématiques à développer :
La transition énergétique est-elle un processus linéaire ? La médecine peut-elle transformer la structure des sociétés ?
Vers une automatisation généralisée du travail ?
Dans quelle mesure les transformations actuelles constituent-elles une rupture historique ?
5. Interdépendance des dynamiques
L’énergie alimente la robotique. La robotique transforme le travail. Les biotech modifient la démographi et les infrastructures soutiennent l’ensemble
6. Initier les étudiants à la pensée prospective : une introduction à la prospective technologique et économique
Imaginez un secteur (santé, énergie, industrie) en 2040, avec pour axes d’analyse: Les technologies dominantes, l’organisation du travail, le modèle économique et les impacts sociaux. Ces transformations sont-elles inévitables ? Qui en bénéficiera le plus et quels risques sont-ils à craindre ?
7. Concepts à citer : Schumpeter pour la destruction créatrice, Kondratiev pour les cycles longs et Freeman & Perez pour les paradigmes techno-économiques.
8. Article scientifique
Vers une transformation systémique du XXIᵉ siècle : analyse des dynamiques technologiques et implications économiques
Cet article propose une analyse des transformations technologiques contemporaines à travers une approche systémique. Contrairement aux périodes précédentes, caractérisées par des innovations structurantes mais relativement séquentielles, le début du XXIᵉ siècle semble marqué par la convergence simultanée de plusieurs dynamiques majeures : infrastructures énergétiques et hydriques, transition industrielle bas carbone, révolution biologique et automatisation avancée.
L’article défend l’hypothèse selon laquelle ces évolutions ne doivent pas être étudiées isolément, mais comme les composantes d’une mutation systémique susceptible de redéfinir les structures économiques, sociales et géopolitiques. À travers une analyse conceptuelle et prospective, il met en évidence les interactions entre ces dynamiques et explore leurs implications à l’horizon 2040.
Les grandes transformations économiques et technologiques sont rarement perçues comme telles au moment où elles se produisent. Elles apparaissent généralement comme une succession d’innovations et de mutations sectorielles, dont la cohérence globale n’émerge qu’a posteriori.
La révolution industrielle du XIXᵉ siècle et les transformations énergétiques et industrielles du XXᵉ siècle illustrent ce phénomène. Dans ces deux cas, des ensembles d’innovations — machine à vapeur, chemin de fer, pétrole, électricité — ont progressivement redéfini les structures productives et les équilibres géopolitiques.
Aujourd’hui, plusieurs évolutions suggèrent l’émergence d’une nouvelle phase de transformation. Cependant, contrairement aux périodes précédentes, ces mutations semblent se produire simultanément dans plusieurs domaines clés.
Cet article propose d’examiner ces évolutions à travers une hypothèse centrale. Le XXIᵉ siècle pourrait être caractérisé par une transformation systémique résultant de la convergence de plusieurs dynamiques technologiques majeures.
La transformations technologiques et les cycles économiques
Les travaux de Joseph Schumpeter mettent en évidence le rôle des innovations dans les cycles économiques, à travers le concept de destruction créatrice. De leur côté, les théories des cycles longs, notamment associées à Nikolai Kondratiev, suggèrent que les grandes phases de croissance sont structurées par des vagues d’innovations.
Plus récemment, les analyses de Freeman et Perez ont introduit la notion de paradigmes techno-économiques, dans lesquels certaines technologies structurantes redéfinissent l’ensemble du système productif.
Vers une approche systémique
Ces cadres théoriques mettent en évidence une caractéristique essentielle : les transformations majeures ne reposent pas sur une innovation isolée, mais sur un ensemble cohérent de changements. Dans cette perspective, une transformation systémique peut être définie comme une mutation résultant de l’interaction de plusieurs dynamiques technologiques, économiques et sociales, produisant des effets non linéaires à l’échelle globale.
Les dynamiques contemporaines de transformation
La reconfiguration des infrastructures
Les infrastructures constituent historiquement le socle des systèmes économiques. Aujourd’hui, une nouvelle génération d’infrastructures émerge, centrée sur les réseaux énergétiques intelligents, les systèmes de stockage et sur la gestion de l’eau. Ces évolutions répondent à des contraintes nouvelles, notamment environnementales et démographiques, et pourraient redéfinir les rapports de puissance entre États.
La transition énergétique comme transformation industrielle
La transition vers des systèmes énergétiques bas carbone représente un processus complexe, marqué par une dépendance aux ressources critiques, par des tensions géopolitiques et par des incertitudes technologiques. Contrairement à une vision linéaire, cette transition apparaît comme un processus instable, susceptible de connaître des phases d’accélération et de ralentissement.
La révolution biologique
Les progrès en biotechnologie ouvrent la voie à une médecine plus personnalisée et préventive. Ces évolutions pourraient tout d’abord transformer les systèmes de santé, modifier les structures démographique et redéfinir la notion même de vieillissement
Elles soulèvent également des questions éthiques majeures, notamment en matière d’accès et d’inégalités.
L’émergence de la robotique avancée
L’automatisation entre dans une nouvelle phase avec le développement de robots capables d’interagir avec des environnements conçus pour les humains. Cette évolution pourrait transformer le marché du travail, modifier la productivité et redéfinir certaines activités économiques;
Implications économiques et géopolitiques
Les transformations décrites pourraient avoir plusieurs conséquences en ce qui concerne la reconfiguration des chaînes de valeur, l’intensification des rivalités technologiques, la transformation des marchés du travail, ainsi que l’émergence de nouvelles inégalités.
Prospective : le monde à l’horizon 2040
Sans prétendre à une prédiction précise, plusieurs trajectoires plausibles peuvent être envisagées comme des systèmes énergétiques largement électrifiés ou bien encore la montée en puissance de la médecine préventive, l’automatisation accrue ou bien encore les tensions géopolitiques autour des ressources. Ces évolutions pourraient coexister avec une fragmentation accrue du système international.
Bibliographie (base académique)
- Schumpeter, J. — Capitalism, Socialism and Democracy
- Kondratiev, N. — The Long Waves in Economic Life
- Freeman, C. & Perez, C. — Structural crises of adjustment
- Rifkin, J. — The Third Industrial Revolution
- Brynjolfsson & McAfee — The Second Machine Age
Cours universitaire sur 12 semaines
Afin d’ajouter une plus value aux cours dispensés il serait intéressant pour ces douze sessions de les aborder sous trois angles différents : L’aspect technologique, l’aspect économique et enfin l’aspect sociétal
“Transformations systémiques du XXIᵉ siècle : anticiper, comprendre, agir”
À la fin du cours, les étudiants seront capables de comprendre les grandes transformations technologiques contemporaines. D’analyser leurs interactions (approche systémique), d’dentifier des opportunités économiques et industrielles qui pourraient arriver dans le futur, de construire des scénarios prospectifs et de proposer des stratégies d’adaptation. Lees cours sont basé sur des séances de deux à trois heures par semaines et les cours sont accompagnés de discussions et d’atelier pour dynamiser la créativité des sujets traités.
SEMAINE 1 — Introduction : penser les ruptures
Qu’est-ce qu’une transformation systémique ? Quelle grille de lecture historique peut on avoir (XIXe, XXe, XXIe siècle) et quelles sont les différences entre innovation et rupture
SEMAINE 2 — Les infrastructures comme base du pouvoir
Quels ont été les impacts des chemins de fer, du pétrole, de l’électricité et d’Internet sur nos sociétés. Quelles sont les infrastructures et les dominations économiques qui ont survécues et quelles sont les cartographies des infrastructures dee certains pays que nous pourrions étudier ?
SEMAINE 3 — Les nouvelles infrastructures (énergie & eau)
Les Smart grids, le stockage énergétique et la gestion de l’eau sont devenus dees impératifs soit d’abondance ou bien de rareté. Il pourraient aboutir à une crise hybride mondial qui verrait les nations se battre les unes contre les autres les autres pour ces richesses que nous considérons comme acquise aujourd’hui…
SEMAINE 4 — Transition énergétique
Les véhicules électriques ont t-ils encore de l’avenir et si c’est le cas quel sera le cas pour les métaux qui sont jugés critiques ( notamment les terres rares) et quelles seront les dépendances industrielles qui en découleront. Il serait intéressant à ce stade de se pencher sur la situation de l’UE, de la Chine ou bien encore des USA…
SEMAINE 5 — Géopolitique des ressources
Pour opérer une transition énergétique, le Lithium, le cobalt, et les terres rares sont nécessaires. Comment devenir souverain dans l’approvisionnement de ces métaux alors que la Chine contrôle 90% de la chaînes d’approvisionnement. Il serait intéressant à ce propos d’établir une cartographie des dépendances globales
SEMAINE 6 — Révolution biologique
Peut-on retarder le vieillissement et si oui dans quelle mesure le faire ? La génétique, la médecine personnalisée, les thérapies innovantes sont les plus utilisées aujourd’hui, mais n’y a t-il pas d’autres moyens qui pourraient être développés pour créer une véritable révolution biologique ?
SEMAINE 7 — Médecine du futur & société
L’objectif de ce cours est de répondre à la question suivante : Faut-il réguler la longévité, en tenant compte du fait que la médecine préventive aura probablement un impact économique et social et pourrait aussi générer une certaine forme d’inégalité dans l’accès au soins de santé (censés jouer un rôle important dans l’accès à la longévité) ?
SEMAINE 8 — Robotique et automatisation
L’objectif du cours est d’identifier les tâches qui pourraient devenir automatisables. La prochaine révolution en cours étant celle de l’avènement des robots humanoïdes, mieux encore une fusion avec l’Intelligence Artificielle et ce sont les robots industriels encombrants et très chers qui risquent d’êtres les premières victimes de cette nouvelle révolution à venir.
SEMAINE 9 — Futur du travail
L’objectif de ce cours est d’évaluer les différentes disparitions d’emploi potentiels et d’imaginer ceux qui pourraient apparaître soit naissants directement des opportunités qui s’offrent, soit issus de l’imagination humaine. Quelles seront ensuite les transformations dans les organisations sociales et économiques qui vont suivre…
SEMAINE 10 — Pensée systémique
L’analyse des dynamiques révèle qu’elles ne peuvent être comprises de manière isolée : Les infrastructures énergétiques conditionnent le développement de la robotique. La robotique transforme le travail dans des sociétés affectées par les évolutions démographiques et les biotechnologies influencent la structure même de la population active. Ces interactions produisent des effets cumulés, susceptibles d’accélérer la transformation globale. Ainsi, la période actuelle pourrait correspondre à une phase de transition systémique comparable, voire supérieure, aux transformations des siècles précédents. Quelles seraient alors les interactions entre les différentes technologies naissantes et quels seraient les retours de Boomerang que nous pourrions subir. Il serait intéressant à ce propos d’établir une carte systémique complète des différentes évolutions possibles…
SEMAINE 11 — Scénarios 2040
C’est dans ce cours qu’il va falloir laisser libre cours à sa créativité, car sur base du travail que nous venons de développer maintenant depuis 10 semaines, nous allons devoir construire plusieurs scénarios plausibles qui analyserons trois possibilités de monde futurs. Rappelons que cette approche doit être scientifique et doit se baser sur des faits. Ce n’est pas de la science fiction et ces futurs plausibles doivent aussi servir aux entrepreneurs qui vont construire l’avenir et ce sera la dernière partie dee cette session…
SEMAINE 12 — Innovation & stratégie
Comment pouvoir transformer ces nouvelles tendances en opportunités, ou bien en création de nouveaux produits et de services qui vont révolutionner ces futurs scénarios que nous venons d’établir ?
Notre projet final consistera en une présentation d’un de ces produits via une startup soit dans la lignée propre aux entreprises technologiques actuelles, soit en développant une nouvelles manière de présenter un produit à venir en utilisant les technologies émergentes tout en inventant de nouveaux modèles !
Évaluation
L’évaluation est laissée au choix des professeurs, ce que nous présentons ici consiste en une proposition cohérente par rapport à ces 12 semaines de cours qui devraient susciter la créativité chez chaque étudiant, mais aussi chez les professeurs, les enseignants et les créateurs d’entreprises :
1. Participation (20%) – discussions et implication au cours
2. Analyse (30%) – Étude d’une transformation (énergie, biotech, etc.)
3. Projet final (50%) – Selon les choix : création d’une startup développer une stratégie entreprise ou bien encore créer un scénario prospectif
Ce cours peut exister en école d’ingénieur, école de commerce, en master en stratégie ou bien encore encore en formation continue…
Si cependant vous voulez aller encore plus loin :
Nous pouvons vous aider à écrire un syllabus officiel (niveau université), créer les supports de cours complets (slides + notes prof), à concevoir les examens et les sujets de dissertation ou bien encore de transformer ces cours en MOOC ou en formation en ligne.
Programme de formation pour les entreprises
“Anticiper 2040 : stratégies dans un monde en mutation accélérée”
L’objectif final est de permettre aux dirigeants, managers et équipes stratégiques de comprendre les transformations systémiques en cours, d’identifier les risques et opportunités pour les secteurs de la robotique et du développement des biotechs et enfin d’affiner des décisions et des projets concrets à 3–10 ans
Le format recommandé est de 2 à 5 jours (intensif) ou de 6 à 8 semaines (1 session / semaine)
MODULE 1 — Comprendre la mutation du monde
L’objectif de ce module est de passer d’une vision “actualité” à une vision systémique et historique en analysant les grandes ruptures historiques (XIXe, XXe, XXIe), les notions de transformation systémique, les accélérations technologiques et les lectures des signaux faibles.
MODULE 2 — La nouvelle bataille des infrastructures
Nous devons à ce stade comprendre où se crée la puissance économique : Est-ce dans les domaines de l’énergie, des eaux, ou dans les réseaux intelligents. Est-ce que les impératifs se situent dans la décentralisation ou dans la centralisation ou bien encore doit-on utiliser les infrastructures comme des leviers stratégiques ?
MODULE 3 — Transition énergétique & choc industriel
Il nous faut comprendre ici les vraies dynamiques derrière la transition au travers notamment du véhicule électrique. Quel est le mythe et où se situe la réalité ? Quelles sont lnos dépendances aux matières premières ? Quelles sont les rivalités géopolitiques et à quel stade en sommes nous en terme sur&industrialisation ?
MODULE 4 — Révolution biologique
Eta si nous devions anticiper les impacts business de la biotech avec les nouvelles avancées en médecine préventive, les thérapies génétiques, les programmes d’allongement de la vie ? Y aurait-il des laissées pour compte ou tout le l’objet y aurait droit ? Une bonne question a ce grease à se poser est de savoir si vos chutes vivaient 20 ou 30 ans de plus, que ferions nous dans ce cas là ?
MODULE 5 — Robots humanoïdes & futur du travail
Il va nous falloir maintenant comprendre la prochaine vague d’automatisation : Quelle est la différence entre un robot industriel et un robot humanoïde et en quoi ces derniers peuvent nous apporter quelque chose en plus ? Quel sera enfin l’impact sur l’emploi ?
Pourriez-vous identifier 30% des tâches directement automatisables dans l’entreprise dans laquelle vous travillez aujourd’hui et quel pourrait être un plan d’automatisation progressif ?
MODULE 6 — Penser en systèmes
L’objectif de ce module est de comprendre que tout est interconnecté : l’énergie, la robotique et les biotechs représentent un ensemble pour construire un modèle du futur dans l’industrie dans laquelle on travaille. Peut-être serait à-ils intéressants de se pencher sur les systèmes émergeants qui pourraient arriver après ceux-ci et pouvoir se positionner comme un des acteurs clés en terme d’innovation dans l’avenir ?
MODULE 7 — Scénarios 2040
Nous allons dans ce module projeter votre entreprise dans plusieurs futurs possibles, au moins trois (Il va falloir pour cela imaginer des scénarios plausibles et adéquats aux futurs marchés soit optimiste, soit disruptif soit critique) dans un monde soit fragmenté ou globalisé dans un contexte dé&énergie abondante et de robotisation massive…
MODULE 8 — Transformer l’analyse en opportunités
Il va s’agir ici de générer au moins 1à opportunités et de passer à la comprhéension des problématiques auxquelles nous avons à faire face afin de pouvoir passer à l’action, qu’il s’agisse de vos propre projets ou de ceux de votre entreprise
Passer de la compréhension à l’action. Il est préférable néanmoins de privilégier le Ternus en équipe : Le réveil doit se faire sur les axes de la. Production et de la distribution d’eau, sur la production et le stockage énergétique, sur les biotechs et sur la robotique…
MODULE 9 — Construire des projets concrets
Le papier et les idées sont une chose, mais il va aussi falloir aussi les mettre en application et c’est ici qu’une bonne feuille de route et un véritable business plan entrent dans le jeux. Étape par étape c’est ici que les idées vont se concrétiser pour entrer dans la réalité, si du moins ils représentent une certaine forme de réalisme et à ce propos, il faut aussi savoir que le rêve fait aussi partie des grands projets économiques de l’histoire…
MODULE 10 — Décider mieux que les concurrents
Dans ce module il va falloir créer un avantage stratégique durable : Il faudra pour cela créer des systèmes d’anticipation et observer tous les signaux faibles dans sa propre entreprise, chère les concurrentes, voir même dans la société. Dans laquelle nous évoluons.
Les 10 signaux à surveiller
Dashboard stratégique mensuel
- énergie
- batteries
- robotique
- biotech
- ressources
A qui s’adresse ce programme de 10 modules ?
- COMEX / dirigeants
- directions innovation / stratégie
- grands groupes industriels
- startups deeptech
- fonds d’investissement
CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE MAINTENANT
Pour chaque partie :
- établir un programme à court terme (0–2 ans)
- établir un programme à moyen terme (3–5 ans)
- établir un programme à long terme (5–10 ans)
Opportunités produits : construire dans un monde en transformation
Les transformations décrites dans cette étude ne sont pas seulement des dynamiques à observer. Elles constituent également un réservoir d’opportunités économiques, industrielles et technologiques. À chaque grande rupture historique correspondent de nouveaux produits, de nouveaux services et de nouveaux acteurs.
Les infrastructures du XIXᵉ siècle ont donné naissance aux grandes compagnies ferroviaires. L’électricité et le pétrole ont structuré les géants industriels du XXᵉ siècle. Internet a quant à lui permis l’émergence des plateformes numériques.
Aujourd’hui, les mutations en cours pourraient à leur tour faire émerger une nouvelle génération d’entreprises dans les domaines suivants :
Infrastructures et eau : vers une gestion intelligente des ressources
La pression croissante sur les ressources hydriques ouvre la voie à de nombreuses innovations comme des systèmes intelligents de détection de fuites, le recyclage de l’eau à l’échelle des bâtiments, la création de plateformes de gestion hydrique pour les collectivités, la génération de solutions de dessalement modulaires ou peut aussi donner naissance à une agriculture de précision optimisant l’usage de l’eau.
Ces technologies pourraient devenir essentielles dans un monde confronté à des tensions croissantes sur cette ressource.
Énergie : vers une économie de l’électricité intelligente
La transformation des systèmes énergétiques ouvre également un champ d’innovation considérable comme la création de logiciels d’optimisation énergétique pour entreprises, celle des micro-réseaux locaux permettant une production décentralisée, la création de solutions de stockage intelligent, la création d’outils de simulation énergétique à long terme ou bien encore de plateformes d’échange d’énergie entre particuliers. Dans certains scénarios, l’énergie pourrait devenir plus abondante, mais aussi plus complexe à gérer.
Biotechnologies : vers une médecine préventive et personnalisée
Les avancées scientifiques ouvrent des perspectives inédites comme les plateformes de prévention santé personnalisées, des ystèmes de détection précoce des maladies, des dispositifs de suivi biologique en continu, des services dédiés à l’optimisation de la longévité ainsi qu’à de nouvelles formes de médecine individualisée. Toutes ces innovations pourraient transformer en profondeur les systèmes de santé et les modèles économiques associés.
Robotique : vers une automatisation généralisée
L’émergence de robots polyvalents ouvre de nouveaux usages comme les robots logistiques accessibles aux PME, robots d’assistance aux personnes âgées, les robots de maintenance d’infrastructures, les modèles économiques de robot-as-a-service ou bien encore des systèmes hybrides combinant humains et machines comme les exo-squelettes. Toutes ces technologies pourraient modifier profondément la structure du travail et de la production.
Construire dès aujourd’hui
Ces exemples ne constituent qu’un aperçu des opportunités possibles. Dans l’histoire, les périodes de transformation rapide ont toujours été celles où de nouveaux acteurs ont émergé. Comprendre les dynamiques en cours ne permet pas seulement d’anticiper les changements car cela permet aussi d’identifier ce qui peut être construit dès aujourd’hui.
A qui s’adresse globalement cette étude ?
A toutes les infrastructures qui ont besoin d’investissements lourds pour se développer. A toutes celles qui ont besoin d’anticiper l’avenir comme les grands groupes industriels, à tous les énergéticiens, aux acteurs de la santé, aux fonds d’investissements, aux gouvernement et aux institutions ainsi qu’aux grands acteurs technologiques.
Pour aller plus loin : l’étude augmentée
Plus qu’un simple document en format PDF, la présente étude augmentée devient un rapport stratégique ainsi qu’un outil de décision :
Les quatres champs de ruptures que nous analysons ici seront analysés en profondeur. Nous explorerons ensuite en détail les scénarios crédibles pour les décennies 2030 et 2040. Ensuite nous étudierons les différents impact possibles par secteurs et plus particulièrement le vôtre et enfin nous opérons une cartographie des risques envisageables.
Nous examinerons aussi les possibiltés qui pourraient exister (dans le contexte de l’étude que nous développons ici) dans le cas où l’énergie deviendrait abondante, comment faire si les robots remplacent 30% des tâches dans le monde ou qu’elle s’éteint les impact qu’une médecine préventive pourrait avoir sur nos sociétés et sur les entreprises
Offre Premium :
“Votre entreprise est face aux transformations du XXIe siècle” ?
Nous vous proposons un abonnement mensuel ou annuel avec des mises à jour des signaux faibles, les alertes importants qui pourraient vous mettre sur de nouvelles pistes ainsi que les évolutions des technologies clés sous forme de dashboard, de notes mensuelles et de contact avec les dirigeants.
Exemples :
- Si le coût de l’énergie chute, quelle sera la stratégie industrielle à adopter ?
Ou bien si la Chine renforce son avance, quel d’état le repositionnement qu’il faudra mettre en place ?
Si la biotech explose quelles seront les mutations du secteur santé.Posez -vous donc la question suivante : “Qu’est-ce que je dois faire différemment demain matin ?”
“Anticipation stratégique 2040”
1. Rapport complet pour la compréhension globale
2. Diagnostic entreprise : adaptation à la réalité de l’entreprise
3. Workshop dirigeants
4. Veille continue : suivi du travail déjà effectué
Notre rôle consiste à traduire des transformations du futur en décisions économiques
Cette étude n’est pas juste un contenu. C’est une grille de lecture du futur, mais aussi une cartographie des transformations systémiques et surtout un outil d’anticipation
Nous avons pour vocation d’aider à comprendre, anticiper et agir dans un monde en mutation accélérée
Voici 10 domaines très pragmatiques, directement exploitables par les scientifiques (et connectés à ton étude), avec pour chacun des axes concrets de recherche
1. Infrastructures énergétiques intelligentes
- Développer des réseaux électriques autonomes (smart grids) capables de s’auto-équilibrer.
- Optimiser l’intégration des énergies intermittentes (solaire, éolien). Créer des micro-réseaux pour zones isolées ou pays en développement. Impact : stabiliser l’énergie mondiale et réduire les dépendances géopolitiques…
2. Stockage énergétique de nouvelle génération
- Batteries solides (plus sûres, plus durables)
- Alternatives au lithium (sodium, hydrogène, stockage gravitationnel)
- Stockage massif pour réseaux nationaux
- Impact : lever le principal frein à la transition énergétique
3. Gestion de l’eau à grande échelle
- Dessalement à faible coût énergétique
- Recyclage total des eaux urbaines
- Capteurs intelligents pour réseaux hydriques
- Impact : éviter les conflits futurs liés à l’eau et sécuriser les populations
4. Intelligence artificielle pour la recherche scientifique
- IA pour découverte de molécules (pharma, matériaux)
- Simulation avancée (climat, biologie, physique)
- Automatisation des laboratoires (robot scientists)
- Impact : accélération exponentielle des découvertes
5. Médecine préventive et personnalisée
- Analyse génétique à grande échelle
- Diagnostic précoce via IA
- Médecine basée sur les données individuelles
- Impact : basculer d’un système curatif à un système préventif
6. Biotechnologies et vieillissement
- Compréhension des mécanismes cellulaires du vieillissement
- Thérapies géniques ciblées
- Régénération des tissus
- Impact : prolonger la vie en bonne santé (et transformer toute l’économie)
7. Interfaces cerveau-machine
- Communication directe cerveau → machine
- Réhabilitation médicale (paralysie, handicaps)
- Extension cognitive humaine
- Impact : nouvelle frontière entre humain et technologie
8. Robotique humanoïde polyvalente
- Robots capables d’opérer dans des environnements humains
- Interaction homme-machine naturelle
- Automatisation des tâches physiques complexes
- Impact : transformation radicale du travail
9. Nouvelles matières et ressources critiques
- Substituts aux métaux rares
- Recyclage avancé des matériaux
- Matériaux auto-réparants ou ultra-légers
- Impact : sécuriser les chaînes industrielles mondiales
10. Organisation sociale et adaptation humaine
- Nouveaux modèles d’éducation (formation continue)
- Adaptation du travail à l’automatisation
- Politiques publiques face aux ruptures technologiques
- Impact : éviter les fractures sociales dans un monde en mutation
Ce qui est intéressant, c’est que ces 10 axes montrent quelque chose de fondamental :
La science ne doit plus seulement innover… elle doit orchestrer des systèmes entiers.
On passe des inventions isolées aux transformations globales interconnectées. Et c’est ici que l’angle devient vraiment différenciant car le futur ne dépend pas d’une technologie, mais de la convergence de toutes.
Vous venez de lire notre première étude approfondie basée sur quatre sujets particuliers qui nous concernent tous, ou plutôt qui nous concerneront tous dans le futur et il est grand grand temps que nous nous penchions sur ce problème.
Les études que vous découvrirez ici ont une structure bien précise :
Entrez dans la TZone pour en savoir plus :
Le monde change plus vite que nous l’imaginons !
- Un élargissement de l’article publié sur le site » Une époque formidable. com »
- Une étude sur ce que les sujets dont nous traitons pourraient donner en création de nouveaux produits et de services
- Que pourraient devenir ceux-ci à l’horizon 2040 ?
- Que deviendrait ce qui est traité dans les études dévelopées ici si elles étaient déclinées en activités pour l’école maternelle, puis en cours pour pour les primaires, pour les secondaires et pour les études universitaires ?
- L’étude se traduit ensuite en deux formations destinées aux personnes actives : L’une étant de période courte (une matinée), l’autre pouvant s’étaler sur plusieurs semaines.
Pour revoir ces articles :
Entre infrastructures révolutionnaires, fragilités industrielles, promesses médicales et robots humanoïdes, nous entrons dans une phase de transformation accélérée.
Les technologies qui apparaissent aujourd’hui ne se contentent plus d’améliorer notre quotidien : elles redessinent l’économie, les équilibres géopolitiques et même la manière dont nous pourrions vivre demain.
Voici quatre réflexions pour mieux comprendre ce qui se joue. En regardant ces articles ensemble, ils racontent en réalité une même histoire et elle n’est autre que la transformation technologique du monde (infrastructures, énergie, santé, robots) et ses conséquences géopolitiques et sociales.
De l’énergie à l’eau : la prochaine révolution infrastructurelle ?
L’histoire des grandes puissances est toujours liée aux infrastructures. Hier c’était le pétrole et l’électricité, aujourd’hui peut-être… l’eau que l’on pourrait qualifier d’Or bleu pour certaines régions du monde.
Dans cet article, nous explorons l’idée qu’une nouvelle génération d’infrastructures pourrait émerger autour de technologies capables de transformer la gestion de l’énergie et des ressources hydriques. Il s’agit d’une vision portée par des entrepreneurs technologiques comme Elon Musk, qui imaginent des systèmes capables de modifier profondément la manière dont les sociétés s’organisent…
Lire l’article
La crise silencieuse des voitures électriques
Pendant des années, la voiture électrique a été présentée comme l’avenir incontestable de l’automobile. Pourtant, derrière l’enthousiasme initial, apparaissent aujourd’hui des tensions comme la surproduction dans certaines régions, la difficultés d’adoption dans d’autres ou bien encore les rivalités industrielles entre blocs économiques.
La transition énergétique n’est pas seulement une question technologique, c’est aussi le reflet d’un monde qui se fragmente, entre stratégies industrielles concurrentes et intérêts géopolitiques divergents…
Lire l’article
La pilule qui pourrait nous faire vivre plus longtemps
La médecine entre dans une nouvelle ère!
Les progrès des biotechnologies, de la génétique et de la médecine préventive ouvrent une perspective fascinante et il est légitime de se poser la question qui est de savoir si nous pourrions retarder à long terme l’apparition des maladies ?
Après tout, il s’agit d’un fantasme humain très fortement ancré depuis plusieurs millénaires. L’idée d’une simple pilule capable de prolonger la vie tout en restant en bonne santé n’est peut-être plus de la science-fiction. Mais cette promesse pose néanmoins aussi une question fondamentale :
Qui aura accès à ces innovations ?
Dans un monde où les systèmes de santé sont soit extrêmement coûteux (comme aux États-Unis), soit fragilisés (comme en Europe), ces avancées pourraient creuser de nouvelles inégalités…
Lire l’article
La cohabitation avec les robots humanoïdes
Les robots humanoïdes ne sont plus un fantasme futuriste. Ils sont déjà en développement dans plusieurs entreprises technologiques et pourraient bientôt s’intégrer dans nos environnements de travail et de vie.
La question n’est donc plus de savoir si cela arrivera, mais plutôt de savoir comment nous allons vivre avec eux :
Quels métiers seront transformés ?
Comment nos sociétés vont-elles intégrer ces nouveaux acteurs technologiques ?
Et surtout : quel rôle restera-t-il à l’humain dans un monde où les machines deviennent de plus en plus capables d’accomplir les mêmes tâches ?
Lire l’article
Si ces analyses vous intéressent, n’hésitez pas à partager la newsletter et à suivre les prochaines publications. Comprendre les transformations en cours est probablement l’une des clés principales pour s’adapter aux changements du XXIᵉ siècle.




