La Chronique du 22 mars…

Vous l’aurez peut-être compris, dans cette chronique – à contre sens de la tendance générale – nous aimons, ici vraiment beaucoup les GAFAM… 

Aussi, je poursuis au travers de ces lignes une quête bien précise : 

Celle de connaître la manière dont nous allons vivre la nouvelle décennie qui se présente à nous et tout particulièrement celle que nous allons vivre grâce à ces mêmes GAFAM…

Il est aujourd’hui presque impossible d’imaginer la décennie 2020 (voir même les suivantes) sans ces cinq entreprises qui ont, en quelques années, anéantis la plupart des fondements historiques qui ont vu l’Occident se construire depuis pourtant plus de 2000 ans. 

Un monde désormais impossible sans elles…

Voici maintenant une dizaine d’années que j’étudie de près l’impact que les nouvelles technologies pourraient avoir sur nos vies et encore avant hier, j’étais persuadé que d’ici 20 ans, les différents modes de vie que nous pourrions prendre dans le futur seraient très largement influencés par un package clé en main mis à disposition par chacun des GAFAM (voir même étendu à des entreprises comme Samsung, Panasonic, IBM et bien d’autres encore).

En d’autres termes, nous aurions – dans un futur proche – la possibilité de choisir un mode de vie Google, un mode de vie Amazon, un mode de vie Apple ou bien encore un mode de vie inspiré de la vision globale de Facebook. 

Mais malgré ce sentiment de certitude, tout au fond de moi, il me semblait qu’il me manquait quelque chose …

De prime abord, ces gros acteurs technologiques semblent vouloir être en concurrence les uns avec les autres:

Apple, Google, Microsoft et Samsung sont, par exemple, en compétition pour les smartphones, les tablettes, les ordinateurs et les écrans de télévision. De la même manière, Microsoft, Amazon, Apple et Google sont en pleine concurrence en ce qui concerne l’hébergement dans le cloud. A cela nous devons encore citer les hautes sphères de la Boring Economy avec lesquels toutes ces entreprises entrent en compétition :

Jeu vidéo, musique, cinéma et séries, émissions de sport, services d’informations et télécoms, news, etc. 

Et à cela vient encore s’ajouter des services bancaires et autres objets connectés tels que les montres, les lunettes, les casques de réalité augmentée, les serrures, les caméras et les alarmes connectées.

Oui, mais ça c’était avant…   

Revenons quelques minutes aux secteurs convoités par les GAFAM (et par les autres entreprises de la Tech)…

Mobilité, services bancaires et finance, télécoms, divertissements, emploi (et forcément pouvoir d’achat), sécurité, défense, enseignement, immobilier et mobilier, santé, etc. Tous ces secteurs constituent des chasses jalousement gardées par un vieux couple constitué en général des institutions publiques et des principaux acteurs de l’économie traditionnelle. Le fond de ma pensée était que jusqu’ici, pour tous ces domaines (nécessaires à notre vie), chacun des GAFAM nous proposerait à terme sa propre vision du monde dans sa globalité.

Bref, je serais plutôt Apple, alors que mon voisin aurait préféré la vision du monde de Google…

Et cela comprendrait effectivement mon téléphone, mes lunettes connectées, mon écran de télévision (et tous les services qui y sont reliés, y compris mon environnement numérique de travail – avec les possibilités professionnelles qui lui sont liées et les parcours de formations relatifs à ma profession), mes services de mobilité et de connexion internet, mes services bancaires et d’assurances ainsi que mon lieu de vie avec tous les objets connectés qui devraient normalement s’y trouver. 

Chaque GAFAM à une vision bien particulière du monde, du produit et des services et il m’appartiendrait alors d’adopter la vision qui correspond le plus à ma personnalité et à mes attentes. 

Si rien ne nous prouve aujourd’hui que ce ne sera pas le cas, j’aimerais néanmoins tenter une nouvelle façon d’aborder le futur. Cette vision c’est Benoît Berthelot, qui au travers de son ouvrage Le Monde selon Amazon m’a donné cette idée :

Amazon est en effet une entreprise qui se distingue fortement de ses quatre confrères et il se pourrait bien que si ces derniers se concurrencent les uns et les autres sur certains produits et services, il semble néanmoins que chacun possède quelque chose – mais néanmoins quelque chose qui les différencie les uns des autres – en plus qui devrait nous être indispensable. 

Amazon first…

Contrairement aux autres GAFAM, Amazon est obligé de déployer des infrastructures physiques gigantesques pour assurer un service de livraison de marchandises bien réelles. Un poids extrêmement lourd que ses concurrents n’ont pas du tout. Et même quand Jeff Bezos se lance à la conquête de l’espace, il est de la même manière obligé de déployer d’énormes infrastructures pour arriver à ses fins. En cela, Elon Musk et lui se rapprochent car tous deux sont confrontés – dans leurs projets les plus fous – aux contraintes du monde physique.

Bref, Amazon a besoin d’énormément de cash alors que Apple, Microsoft et Facebook accumulent ce dernier à une vitesse terrifiante. Et c’est un point sur lequel ces derniers ne voudraient pas faire marche arrière. Pour preuve, récemment Microsoft a décidé de fermer ses Windows Store (physiques) de part le monde, faute de rentabilité par rapport à son site en ligne. 

Il semble que dans son ensemble, la famille des GAFAM préfère très largement – et on ne va pas les blâmer pour cela – entretenir un contact direct avec leurs clients via des produits et des services dématérialisés, très largement soutenus par la collecte, le stockage et le traitement des données (même si ces derniers demandent eux-aussi le développement d’infrastructures importantes). Alors qu’Amazon elle, s’est donnée pour objectif d’atteindre chaque personne physiquement, tout en se positionnant sur tous les marchés dématérialisés possibles (marketplace, services cloud, streaming et kindle en tête).

Amazon devient donc de ce fait, la seule et unique entreprise des GAFAM à se positionner tant sur le matérialisé que sur le dématérialisé. A l’exception d’Apple peut-être qui continue (pour combien de temps ?) de développer son réseau de magasins à l’ancienne.

Point de force ou point de faiblesse ?

Point de faiblesse, certes, car même en laissant de côté les nécessités de développement d’infrastructures physiques, là où le matériel est Roi, de solides concurrents historiques – et les pouvoirs publics qui les soutiennent – sont, eux, sur leur terrain de prédilection. Et tout cela coûte aussi très cher en lobbying. 

Point de force certainement, car Amazon se trouve désormais partout dans les maisons via une multitude d’objets connectés, sur les routes, sur mer, dans les airs (drones), dans le ciel (vols aériens) et bientôt dans l’espace pour la distribution d’Internet et pour le transport…

Aucun des GAFAM ne peut se targuer d’être aussi présent à tous les niveaux de l’économie, du moins en ce qui concerne notre rapport à l’objet. Et il va s’en dire que si Amazon est concurrencé dans le secteur de l’E-commerce par ses concurrents chinois, américains et européens (ce qui englobe aussi la grande distribution), on imagine mal les autres GAFAM, mettre sur pied un système de distribution identique à celui qu’Amazon est en train de mettre en place depuis plus de vingt ans maintenant. Cela signifie aussi que si les GAFAM doivent dominer l’économie dans les années qui suivent, chacun de ceux-ci devra inévitablement compter sur l’infrastructure physique développée par Amazon…. 

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