La production d’énergie et d’eau deviennent-elles des infrastructures critiques au XXI°siècle ?

Manquer d’eau est un problème récurrent et touche de nombreuses personnes dans le monde. Certains pays riches et avoisinant des océans ou des mers ont néanmoins développé des moyens – à grands frais – pour notamment désaliniser l’eau et la rendre potable. Mais un autre problème se pose et celui-ci consiste dans la capacité d’énergie nécessaire pour rendre l’eau potable. A cela il faut ajouter les craintes liées à l’ère numérique qui elle aussi nécessite des besoins conséquents en eau et en énergie et cela conduit finalement à un vent de panique général…

La question est maintenant de savoir si ce dernier est justifié ?

La crainte, une logique humaine !

Bien entendu, les approvisionnements en eau et en énergie nous sont devenus vitaux pour vivre confortablement et ce à partir de la seconde révolution industrielle. Certaines régions, qui n’ont pas vécu cette révolution, manquent d’ailleurs aujourd’hui cruellement de ces ressources et de tout ce qui pourrait faire en sorte de les exploiter (cela comprend aussi la main d’œuvre disponible et les cerveaux qui sont nécessaires à les faire fonctionner). Ceux qui ont vécu en Afrique le savent très bien par ailleurs. C’est moins le cas pour les pays occidentaux et asiatiques, mais même dans les régions dites développées, cela reste néanmoins une préoccupation importante des autorités et des compagnies privées et ce partout dans le monde. Ces dernières y voient certainement un intérêt financier mais néanmoins, il faut bien admettre que la population en profite aussi à chaque instant. C’est d’ailleurs pour cette raison que lorsque l’on évoque un potentiel risque de pénurie d’eau et d’énergie – alimenté principalement par des organisations écologistes et qui sont peu favorable aux grosses entreprises informatiques ou numériques – tout le monde commence à paniquer. 

A raison ou à tort ?

En fait l’un et l’autre sont plausibles:

S’il y a une crainte, cela veut dire aussi une prise de conscience sur ce qui se passe et ce qu’il pourrait se passer si l’on ne fait rien aujourd’hui. Tout cela pour faire en sorte que l’on ne soit pas confrontés à ce même problème dans le futur. D’un autre côté, la peur nous incite à la prudence et nous l’apprenons tous depuis notre plus tendre enfance. Elle nous incite non seulement à la prudence mais aussi à la réflexion. En d’autre mots les deux sont indissociables et nous invitent à trouver de nouvelles solutions à chaque problème qui se pose. 

La question est de savoir qu’elles sont-elles ?

Informatique, numérique, GAFAM et IA…

Nous savons tous que le monde numérique est un gros mangeur d’énergie et d’eau. C’était le cas avec l’informatique, dans une très moindre mesure, mais le monde numérique qui exige des gigantesques Data Centers a considérablement changé les choses…

Qu’en sera-t-il donc avec l’explosion du marché de l’Intelligence Artificielle ?

Il ne fait aucun doute que les datas centers deviendront de plus en plus volumineux car la collecte de données va évoluer en conséquence. Le problème est que pour refroidir ceux-ci il faut de l’eau et énormément d’énergie, sauf que l’un et l’autre risquent de manquer dans le futur, et tout cela à cause d’une évolution exponentielle des besoins liés à l’accoutumance générale aux nouvelles technologies.

En bref, nous n’avons pas d’autre choix que de trouver de nouvelles solutions pour économiser, recycler, récupérer les eaux usagées et de trouver des moyens alternatifs pour produire de l’énergie, d’autant plus que le pétrole finira par laisser sa place, un jour ou l’autre, à un écosystème entièrement dédié à la voiture électrique.

Malheureusement par contre, ce monde s’est bâti sur un modèle qui était encore basé sur celui des siècles précédents et a continué de se fier sur ce qu’il avait sous la main pour pouvoir fonctionner. Aussi ce monde est absolument « pieds et poings liés » avec les terres rares pour survivre. La production de batteries en dépend très largement par ailleurs. Que dire en plus de ces semi-conducteurs que l’on retrouve aujourd’hui dans tout ce que nous utilisons ?

Que dire de ces mêmes outils qui seront employés dans toutes les machines que nous utiliserons demain ?

Que dire encore des besoins qu’il va falloir développer pour aller chercher cette énergie autre part que sur la terre, car même renouvelables, elles restent malgré tout alternatives ?

Certaines innovations radicales, comme l’énergie spatiale, promettent de casser cette dépendance, mais…

L’idée d’Elon Musk (encore lui, mais il faut bien avouer que l’on ne peut plus faire sans ce personnage énigmatique) est de produire de l’énergie dans l’espace, là où le soleil ne cesse jamais de rayonner. C’est une idée brillante (sans vouloir jouer sur les mots) qui limiterait en plus la consommation d’eau sur terre, du moins de manière indirecte, car il faudrait de toute façon des moyens considérables en eau pour créer (et envoyer) les satellites capables de capter l’énergie solaire et de la renvoyer sur terre. Néanmoins la mixité est intéressante parce qu’en plus d’apporter à la terre tous les systèmes de communication dont elle a besoin, ces satellites pourraient aussi lui apporter l’énergie dont elle a elle-même besoin. Et si on veut aller plus loin, ceux-ci pourraient donner, puisque nous avons besoin d’une connaissance universelle (provenant des datas) les facultés d’économiser des ressources importantes en termes de consommation énergétique. 

Tout cela ne se fera pas demain, mais l’intelligence humaine est capable de penser aujourd’hui aux besoins pour un monde dont nos enfants seront les héritiers dans le futur et en cela la nature humaine est absolument formidable !

À première vue, l’idée d’une énergie produite dans l’espace ressemble à une échappatoire presque parfaite aux tensions croissantes entre eau et énergie. Des projets portés par des agences comme le European Space Agency ou la NASA promettent, à terme, une électricité solaire continue, indépendante des contraintes terrestres — sans intermittence, sans emprise foncière, et surtout, sans consommation directe d’eau pour le refroidissement. 

Dans un monde où le nexus eau-énergie devient une contrainte structurante, la perspective est séduisante : 

Le principe est en fait simple, il s’agit de découpler la production d’énergie de la pression sur les ressources hydriques, et rendre possible une abondance énergétique capable d’alimenter, sans limite apparente, le dessalement ou le recyclage de l’eau.

Mais cette vision reste, pour l’instant, largement spéculative. Les défis technologiques, économiques et logistiques de l’énergie spatiale la maintiennent hors de portée à court terme. Surtout, elle tend à masquer une réalité plus immédiate : 

La transformation en cours est profondément terrestre. Ce ne sont pas des satellites qui redéfinissent aujourd’hui la relation entre eau et énergie, mais des réseaux intelligents, des infrastructures hybrides et une gestion en temps réel des flux. En ce sens, l’énergie spatiale joue moins un rôle opérationnel qu’un rôle symbolique : celui d’un horizon qui promet de lever les contraintes, alors même que, dans les cinq prochaines années, c’est leur optimisation fine qui déterminera notre résilience.

Cela ne veut pas dire que les nouvelles générations technologiques ne sont pas prêtes à arriver dans nos mains, mais nous n’avons pour l’instant aucunes connaissances de ce qu’elles pourront être. Tout ce que nous savons, c’est qu’elles seront probablement à la hauteur de ce qu’attend l’être humain, du moins il faut l’espérer !

Sébastien Colson 

C’était bien ?

Bon…

Mais ce n’est pas tout, car une époque formidable c’est aussi un site Web et des centaines de réflexions qui traitent des problématiques de notre monde et c’est aussi…

Un bureau de rédaction, d’illustration et un service de sponsoring !

Ah oui, au fait, nous sommes aussi sur Facebook, Twitter, Instagram, YouTube et nous avons aussi un groupe sur Facebook sur lequel nous pouvons discuter de toutes les problématiques qui se posent à nous, donc on vous y attend car nous avons besoin de vous !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
10 ⁄ 5 =


Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut