L’abondance totale est-elle compatible avec la liberté du choix : Retour sur le revenu universel !

L’abondance, tout le monde en rêve, d’autant plus que de nombreuses personnes la vivent très largement…

C’est d’autant plus vrai que l’extrême pauvreté existe aussi, mais la seconde révolution industrielle a heureusement créé une classe moyenne qui jongle entre les deux, sans tout autant autant apporter aux individus cette fameuse abondance promise. Il faut bien, en effet, admettre en fin de compte que chaque personne qui en fait partie a aussi son lot de souffrance et des factures parfois difficiles à payer en fin de mois !

Des promesses, toujours des promesses

Le monde change, c’est certain, mais il faut bien avouer que nous sommes entrés dans une phase de changement qui est certainement particulière. Une phase qui d’ailleurs s’est très rarement déroulée dans l’histoire :

Notons par exemple l’invention de la roue qui a révolutionné la production énergétique et la mobilité, les migrations des populations rurales qui se sont dirigées autour des églises pour créer des villes, la mécanisation du temps avec les horloges qui ont remplacées les cloches des églises, l’invention de l’imprimerie, qui a envoyé les moines copistes au rancart ou bien encore ce que les deux premières révolutions industrielles nous ont amenées. 

Nous assistons exactement aujourd’hui à des changements aussi importants, ce qui n’est au passage pas sans créer certains problèmes…

Certes, dans les années 1980 nous n’étions pas capables de réaliser ce que le monde deviendrait, comme nous ne sommes pas capables de savoir aujourd’hui ce qu’il sera dans trente ans. Cependant, les données que nous possédons désormais sont très largement plus vastes que par le passé. Nous pouvons donc mieux anticiper les erreurs de l’histoire, mais aussi et surtout pouvoir imaginer ce à quoi ressembleront les sociétés futures. 

Toujours est-t-il que ces révolutions successives nous amènent dans un monde où la prospérité économique nous est devenue complètement existentielle et elle est en permanence remise en question.

Gates, Jobs et les autres… 

Lorsque nous sommes entrés dans l’ère numérique, nous ne réalisions pas que les machines pourraient prendre le dessus sur nos activités professionnelles, du moins dans les proportions actuelles. Bien entendu, avec les interfaces graphiques et les ordinateurs personnels, nous savions que les choses changeaient, mais jamais au point où nous en sommes arrivés en 2022. C’est-à-dire l’année où nous avons commencé à parler de « Large Model Language ». 

Et pourtant, maintenant nous y sommes !

Les robots humanoïdes commencent à travailler dans les usines, grâce à elles, faire des livraisons, la mobilité autonome est en phase d’être généralisée et nous pouvons désormais nous passer de nombreux experts qui demandaient autrefois beaucoup d’argent pour faire prospérer une entreprise. Étrangement, nous avons tous cru à la survie des cols blancs par rapport à celle des cols bleus, mais il semble que c’est tout le contraire qui est en train de se passer, parce que ce sont les corps de métiers qui aujourd’hui sont les plus prisés. En revanche le personnel administratif tente progressivement de disparaître et pour s’en rendre compte, il suffit de regarder les chiffres :

Si l’on prend l’exemple des Etats-Unis qui restent malgré tout, le véritable moteur de l’économie occidentale, on voit que les offres d’emploi pour les universitaires ont chuté de 40 % depuis la généralisation de l’intelligence artificielle en 2022. L’autre problème et non le moindre est que le nouveau plafond de l’emprunt pour des études universitaires sera bientôt fixé à 100.000$ (sur toute la durée des études). Il faut sur ce fait tenir compte que la moyenne des dettes de chaque étudiant américain était jusqu’ici de 250.000$ avant même de commencer à travailler. Cela signifie que le nombre d’adhérents aux universités va, dans le futur, être considérablement réduit. Cela veut dire aussi moins d’ingénieurs et plus de corps de métier sur le marché du travail. Peut-être aussi un endettement des familles beaucoup plus élevé ou encore la disparition partielle des institutions scolaires. C’est peut-être une bonne nouvelle, mais cela peut aussi en être une mauvaise car le monde a lui aussi besoin de gens lettrés. Sans cela nous n’arriverons pas à avancer, donc il est grand temps de se pencher sur le fond du problème…

Le revenu universel, un discours récurrent mais a-t-il vraiment du poids ?

Comme pour les précédentes révolutions industrielles, des professions disparaissent et dans le futur, elles disparaîtront encore et toujours, mais faut-il s’en plaindre ?

Aujourd’hui qui se plaindrait d’un allumage automatique des réverbères, d’avoir de l’électricité ou encore de l’eau courante à profusion ?

Bien entendu personne ne va s’en plaindre  et il serait important que chaque individu qui vit sur cette terre y ait accès. Nous en sommes encore loin, mais tous les indices démontrent que nous sommes sur la bonne voie. La technologie change considérablement les choses aujourd’hui à un tel point que nos vies sont fondamentalement bouleversées par celle-ci. Il est clair que beaucoup d’emplois – et finalement non les moindres – vont disparaître dans le futur et que cela va entraîner des changements véritablement primordiaux dans les sociétés futures. Mais devons-nous encore évoquer le sujet du revenu universel pour autant ?

En fait pourquoi pas, mais personne ne semble se pencher sur d’autres solutions qui seraient beaucoup plus efficaces. Le revenu universel poserait en effet beaucoup de problèmes financiers aux Etats qui l’appliqueraient, voire risqueraient même de voir la faillite de ceux-ci. Ce qui n’est pas vraiment un bon choix et l’histoire nous l’a très clairement démontré avec le communisme !

Maintenant il s’agit de savoir si une abondance partielle – insistons sur ce terme – serait compatible avec la liberté du choix :

On peut penser le contraire parce qu’une fois que l’on est dépendant des institutions, il est très difficile de s’en défaire et ce sont elles qui dictent alors leurs lois. Nous devons donc imaginer un monde dans lequel chacun vit sa vie de manière réduite, tant financièrement que socialement. A cela nous devons ajouter l’absence de créativité qui en découlerait….

Bien entendu, la technologie nous force à être réaliste et à nous remettre en question, mais le monde ne s’est t-il pas construit comme ça ?

Sébastien Colson 

C’était bien ?

Bon…

Mais ce n’est pas tout, car une époque formidable c’est aussi un site Web et des centaines de réflexions qui traitent des problématiques de notre monde et c’est aussi…

Un bureau de rédaction, d’illustration et un service de sponsoring !

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