L’étude n°2 – Quand les idées deviennent nos environnements

L’Étude n°2 part d’un basculement simple mais considérable : nous avons longtemps construit des objets, mais nous commençons désormais à construire les environnements qui les relient, les coordonnent et organisent progressivement notre quotidien.

Le produit devient service, puis expérience, environnement et, lorsqu’il devient indispensable, véritable infrastructure. L’intelligence artificielle accélère cette évolution en donnant aux maisons, aux écoles, aux commerces, aux entreprises, aux bibliothèques et demain aux villes la capacité de comprendre, d’apprendre, d’anticiper et parfois de décider.

C’est dans ce contexte qu’apparaissent la maison apprenante, le Home OS, la Bibliothèque Vivante, la mémoire intellectuelle transmissible, le magasin-école ou encore l’architecte d’environnement cognitif.

Ces innovations ne constituent pas seulement de nouveaux produits. Elles pourraient faire naître de nouveaux marchés :

Des environnements cognitifs, des habitats adaptatifs, une mémoire intellectuelle, une présence historique synthétique, un commerce éducatif ou une orchestration personnelle.

Elles pourraient également faire émerger des métiers aujourd’hui inexistants, situés à la frontière de l’intelligence artificielle, de l’architecture, du design, de la psychologie, de l’histoire, de l’éducation, du droit et des sciences humaines.

Mais lorsque la technologie devient un environnement, la question n’est plus uniquement économique ou technique. Elle devient politique et civilisationnelle :

qQi contrôlera ces systèmes, leurs données, leur mémoire et les décisions qu’ils pourront prendre ?

Cette Étude propose donc de ne plus considérer la prospective comme un exercice d’observation, mais comme un outil permettant d’agir.

Avec le Catalogue des innovations de civilisation, le Passeport 2040 et la Méthode 2040 — Comprendre, Observer, Imaginer, Construire, Débattre, Expérimenter, Entreprendre et Transformer — elle cherche à transformer les idées en prototypes, en apprentissages, en entreprises et en politiques publiques.

Elle invite enfants, étudiants, enseignants, entreprises, décideurs et citoyens à se poser une même question sous des formes différentes à savoir quelle partie du monde de 2040 pouvons-nous commencer à construire aujourd’hui ?

Le véritable enjeu ne sera probablement pas seulement de savoir quelles technologies existeront demain mais plutôt de déterminer quels environnements nous accepterons de créer autour d’elles, quelles décisions nous leur déléguerons et quelles libertés nous voudrons conserver.

L’Étude n°2 défend ainsi une idée centrale : les grandes infrastructures du XXIᵉ siècle pourraient ne plus seulement transporter des personnes, de l’énergie ou de l’information, mais également de l’intelligence, des intentions et des décisions et ceux qui sauront transformer leurs idées en infrastructures ne construiront peut-être pas simplement de nouveaux marchés. Ils participeront au contraire directement à la définition de la civilisation dans laquelle nous vivrons.

Pour accéder à l’étude complète dans la T Zone, cliquez sur ce lien :

Centre de recherches – T Zone

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