On le sait, la notion d’une fusion d’un humain avec un robot ne fait pas vraiment l’unanimité !
Cependant, nous sommes obligés de constater que d’une part, une tendance est en vogue depuis plusieurs années parmi les gens les plus riches au monde et d’autre part, nous devons aussi admettre qu’avec les progrès qui se font dans la robotique aujourd’hui, tout devient possible ou presque…
On pourrait aussi ajouter à celà certains épisodes de l’histoire littéraire qui parlent d’un Saint Graal ou bien d’une certaine élixir de jouvence censée mener l’humain vers une certaine forme d’éternité. Mais cette dernière s’est transformée avec le temps et surtout avec les technologies qui se développant actuellement très rapidement. Cette célèbre élixir porte aujourd’hui des noms, en deux termes qui pourraient être intimement liés l’un à l’autre : La singularité et le transhumanisme !
L’homme et la machine !
Depuis longtemps l’humain rêve d’atteindre l’éternité, la peur de mourir ne date pas d’hier et ce vieux rêve d’immortalité se perpétue avec le temps. Ce qui a changé, c’est qu’aujourd’hui la technique à les moyens de concrétiser une fusion presque complète entre l’homme et la machine. La question consiste maintenant à savoir dans quelle mesure nous pourrions survivre à un corps défaillant (en termes d’organes) et de conserver notre cerveau dans un corps mécanique, qui a certes besoin d’entretien et de recharger ses batteries, mais qui pourrait dans le futur abriter un cerveau humain en vue de prolonger la vie ?
Nous sommes encore très loin de savoir placer un cerveau humain dans un corps robotique autonome. En revanche, nous savons déjà remplacer ou suppléer un nombre croissant de fonctions du corps, connecter directement le système nerveux à des machines et maintenir artificiellement certaines fonctions vitales. La frontière intéressante à développer se trouve donc entre réparer l’homme et remplacer progressivement son corps.
Pour retourner aux sources de ce vieux fantasme qui veut que l’immortalité soit possible, il faut d’abord savoir qu’il s’agissait avant tout d’un rêve religieux et mythologique. « Gilgamesh » cherchait déjà à échapper à la mort. Les pharaons préparaient leur existence après la disparition du corps physique. Les alchimistes cherchaient quant à eux l’élixir de longue vie. Et ensuite la médecine a changé progressivement la question puisqu’au lieu de vaincre symboliquement la mort, nous avons commencé à repousser matériellement ses causes.
Peu à peu, l’homme s’est substitué pièce par pièce. Les prothèses, les pacemakers, les valves cardiaques, les implants cochléaires, les articulations artificielles, les dialyses et les cœurs artificiels n’ont eu de cesse depuis des décennies de remplacer de nombreux organes alliant l’homme et la machine.
Un corps humain imparfait qui pourrait trouver une seconde vie ?
Le corps humain est imparfait, et en cela nous avons tous des exemples de connaissances qui en on fait les frais :
On ne peut pas énumérer le nombre de personnes de notre entourage personnel qui ont été victimes de maladies diverses. Mais bien que les maladies liées au cerveau soient elles aussi fréquentes, il est entièrement possible d’imaginer qu’un corps qui nous laisse tomber puisse laisser vivre un cerveau en très bonne santé. De même que ce même cerveau puisse lui aussi être remplacé matériellement par une mémoire virtuelle qui pourrait rassembler toutes les données nécessaires du passé et les concentrer dans un cerveau artificiel qui pourrait à son tour générer des idées issues de propres déductions et du caractère de la personne qui en est originaire.
Les interfaces cerveau-machine changent profondément la nature du problème. Il ne s’agit plus seulement de remplacer une jambe ou un cœur, mais de permettre au cerveau de commander directement une machine qui lui est directement reliée. C’est là que des recherches comme celles de Neuralink deviennent intéressantes. Non parce qu’elles annoncent aujourd’hui l’immortalité, mais parce qu’elles travaillent sur l’interface entre l’intention humaine et la machine.
Imaginons maintenant que les progrès technologiques cumulés permettent un jour de remplacer les jambes, les bras, certains organes, puis une partie toujours plus importante des fonctions physiologiques par des systèmes artificiels. On arriverait progressivement à une question absolument vertigineuse :
De combien de corps biologiques avons-nous réellement besoin pour rester humains et la réponse serait peut-être qu’un corps robotique serait la meilleure des solutions !
Le problème est de savoir si le cerveau est un ordinateur que l’on pourrait retirer de son boîtier pour le brancher dans un autre. Il dépend d’un environnement biologique extraordinairement complexe : oxygénation, circulation sanguine, glucose, hormones, température, système immunitaire, élimination des déchets, interactions avec le reste du corps, etc. Un « corps mécanique » destiné à héberger un cerveau vivant devrait donc paradoxalement comporter une gigantesque infrastructure biologique artificielle. Le premier « homme-machine » intégral pourrait ne pas ressembler au Terminator. Il pourrait plutôt apparaître progressivement dans les hôpitaux, sous la forme d’une succession de technologies médicales destinées à sauver des personnes dont différentes fonctions corporelles sont défaillantes.
Remplacer le corps humain ne résout pas le vieillissement cérébral…
Même avec un corps artificiel extrêmement performant comme c’est le cas avec Optimus (Tesla), il faudrait encore empêcher ou réparer les dommages liés au vieillissement du cerveau. L’enjeu ultime ne serait donc probablement pas seulement robotique, mais à la rencontre de plusieurs domaines. Nous parlons ici d’une l’union entre la robotique, les interfaces cerveau-machine, les organes artificiels, la médecine régénérative, les neurosciences, les biotechnologies et bien entendu les IA. C’est même leur convergence qui pourrait un jour produire quelque chose de radicalement nouveau.
Mais force est de constater que même si le fabricant de prothèses cherche à rendre un bras. Le cardiologue cherche à maintenir un cœur (artificiel ou pas). Le spécialiste des interfaces neuronales cherche à restaurer une fonction, le roboticien construit un corps mécanique et que le chercheur en médecine régénérative cherche à réparer les tissus, nous ne pourrions pas forcément intégrer un cerveau humain dans un corps robotique qui pourrait être changé – s’il était trop rouillé – pour pouvoir fonctionner à nouveau.
Malgré tout, l’idée est néanmoins là et les progrès des neurosciences juxtaposées à la robotique et à l’Intelligence Artificielle pourraient très bien apporter des solutions efficaces à une intégration complète du cerveau humain à une entité physique complètement artificielle. Nous pourrions vivre alors avec des défunts qui ne le sont pas ou bien encore avec des mémoires actives qui pourraient être très crédibles puisque les données seraient relativement récentes et jeunes. Il ne faudrait donc pas confondre un hologramme de Victor Hugo venu nous raconter l’ensemble de son œuvre dans une chaîne de librairie comme Barnes & Nobles, car l’ensemble des données de son cerveau seraient reconstitué par rapport à son œuvre écrite et par son passé historique. Nous parlons ici d’une chose qui est tout à fait différente, qui concerne avant tout une mémoire active et qui pourrait être soit prolongée physiquement, soit virtuellement…
Jusqu’où pouvons-nous remplacer le corps humain avant de devoir redéfinir ce que signifie être humain ?
Imaginons un individu dont le cerveau est biologique, mais dont le cœur, les poumons, les membres, les yeux et une grande partie des fonctions corporelles sont artificiels et mécaniques :
Est-il humain ?
Cela nous mène ici à des questions existentielles qui nous concernent tous…
Remplaçons maintenant progressivement certaines fonctions cérébrales par des implants.
Cet individu serait-il encore humain ?
Et si, beaucoup plus tard, nous parvenions à reproduire certaines parties de sa mémoire ou de sa personnalité dans des systèmes artificiels ?
À quel moment aurait-il cessé de l’être ?
C’était bien ?
Bon…
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