Bill Gates nous annonce la fin des GAFA (sans nous annoncer la fin des GAFAM) tandis que d’autres évoquent une vague “d’accélérationnisme”… 

Quand Bill Gates s’exprime, en général tout le monde écoute et attend avant de s’exprimer sur ce qu’il a dit. Il en a d’ailleurs fait les frais à propos du pass-sanitaire… 

Gates est un peu comme un Socrate moderne et si Steve Jobs ne nous avait pas quittés en 2011, il y a fort à parier qu’il en serait de même !

D’un autre côté, il est surprenant que l’on puisse évoquer un mouvement pseudo-philosophique comme l’accélérationnisme en mettant dans le même sac Peter Thiel, Marc Andreessen ou encore Elon Musk avec… Steve Bannon

Pour rappel, Bannon, c’est le visage de l’extrême droite américaine, et qui plus est, très proche de Donald Trump. Aussi étonnant que cela puisse paraître, cet amalgame circule dans certains médias qui se disent objectifs, nuancés et porteurs de vérités.   

Bon soyons clair, la technologie – une fois pour toute – n’est pas là pour faire sombrer l’humanité dans le chaos, bien au contraire, elle est là pour régler des problèmes avant tout…

La fin des GAFA, ou peut être pas tout compte fait…

Commençons par les propos récents que vient de tenir Bill Gates sur l’avenir des Intelligences Artificielles :

A l’avenir, les gens ne commanderont plus rien sur Amazon, ni même ne feront de recherches sur des moteurs comme celui de Google. Ces entreprises sont donc appelées à disparaître. Et oui, ce sera certainement le cas, car les intelligences artificielles génériques (à ne pas confondre avec génératives) qui existent déjà sont actuellement les prototypes de ces supers assistants qui vont nous épauler pour toutes nos tâches, à l’avenir. Ils s’appellent Alexa, Siri, Google, Bigsby, etc.

Une fois de plus, quand Bill Gates parle, on se tait, puis on réfléchit et enfin, on s’exprime:

Une première chose à souligner, c’est que son bébé – Microsoft – vient de faire gonfler sa capitalisation boursière d’environ 500 milliards de dollars après l’annonce de son investissement dans Open AI (plus ou moins 10 milliards de dollars). Donc, un véritable coup de maître, d’autant plus que l’entreprise est passée devant tous ses concurrents. Il faut aussi admettre que depuis que Steve Jobs avait repris les rênes d’Apple, son concurrent Microsoft avait raté toutes les occasions de révolutionner le monde. Depuis le début des années 2000, Microsoft s’était en effet contenté de suivre les autres sans ne jamais rien inventer. La pilule avait été encore un peu difficile à avaler quand un petit jeune, fraîchement arrivé sur le marché – Google – s’était imposé en tant que nouveau concurrent direct, hors normes.   

Bill Gates a lui aussi une revanche à prendre, même s’ il a pris du recul depuis bien longtemps, pour se consacrer principalement à la philanthropie, entre autres. De plus, il poursuit une cause très largement honorable, qui est celle de convaincre des milliardaires de faire don de leurs fortunes pour apporter quelque chose en plus au monde…

Pas si objectif que ça…

Gates a donc une petite revanche à prendre sur ses concurrents et ici, on peut dire que son objectivité peut-être légèrement mise à mal, mais peu importe puisque finalement sur le fond il ne se trompe pas souvent et ici il a raison sauf sur le fait que les GAFA vont apparaître. La façon dont nous allons commander des articles sur Amazon va, certes, être très différente. Nous allons passer commande via des assistants vocaux de type Alexa ou Siri, qui ne nous demanderons plus aucune interfaces visuelles. A noter qu’il en sera de même pour générer une vidéo, une image et un texte. Le prompt actuel va donc se substituer à la voix et ce, très vite…

Bien ! 

Mais il faut néanmoins noter que ceux qui sont les plus en phase de développer ces interfaces – non plus visuelles – mais bien sonores se résument en quatre lettres, à savoir les GAFA. Il n’est donc pas certain que ceux-ci vont disparaître car ils détiennent dans leurs laboratoires, des années de développement pour ce type de technologie.

Un autre phénomène, plus qu’intéressant, est que les entreprises qui veulent innover avec des intelligences artificielles, afin d’améliorer leurs services doivent inévitablement utiliser des services fournis par ces entreprises. Le capitalisme aujourd’hui est toujours aussi pyramidal que ce qu’il a été par le passé :

A défaut d’être rachetées, les petites entreprises qui offrent leurs services vont progressivement être obligées de louer allégeance à l’un de la petite dizaine de géants technologiques et ce n’est pas forcément une mauvaise chose en soi. Ces entreprises s’inscrivent dans un écosystème particulier et le plus petit à aussi besoin du plus gros. 

Break sur l’accélérationnisme…

S’il y a bien quelque chose d’agaçant avec les médias, c’est cette fâcheuse tendance à faire des amalgames qui visent à faire passer les bons pour des mauvais en leur trouvant des points communs avec ceux qui le sont vraiment. Voir même trouver des fondements nazis dans un courant de pensée qui ne l’est absolument pas !

Parmi ces points communs : un livre de science-fiction :

Lord of light, de Roger Zelazny (1967), qui évoque en effet – voir même définit – l’accélérationnisme qui se voudrait être un mouvement philosophique qui resterait dans l’ombre depuis les années 60 et qui resurgit comme par miracle aujourd’hui, dans la Silicon Valley.  

L’accélérationnisme, c’est un mélange de singularité et de transhumanisme. C’est une pensée qui voudrait accélérer les avancées humaines au travers de la technologie, une technologie qui va très vite. Et c’est exactement le cas avec le déploiement massif des intelligences artificielles aujourd’hui, mais n’est ce pas finalement ce que le monde a toujours fait ?

Les routes facilitent les voyages, les découvertes et les migrations. Les moulins à vent et à eau ont produit des ressources énergétiques sans précédents. L’imprimerie a facilité et accéléré la propagation du savoir et de l’intelligence, etc. Finalement, nous n’avons jamais arrêté de créer des moyens nouveaux pour accélérer et faciliter notre manière de vivre. 

La question est maintenant de savoir s’il est légitime de lier une extrême droite qui ne construit rien du tout (bien au contraire) à un groupe d’entrepreneurs (et forcément à tous ceux qui les suivent) qui utilisent des références littéraires pour bâtir un monde meilleur…

Voyons plus large :

La Silicon Valley est porteuse d’innovation et cela ne peut gêner que ceux que ça dérange. En gros, si vous n’avez aucun intérêt à ce que le monde change, vous ne serez pas vraiment apte à privilégier l’innovation. C’est finalement d’une logique implacable…

Sébastien Colson 

C’était bien ?

Bon…

Mais ce n’est pas tout !

Une époque formidable

C’est aussi…

 un site web 

et des centaines d’articles qui traitent  des problématiques de notre monde !

Mais surtout…

Un bureau de rédaction !

Si vous avez besoin d’un rédacteur Web, analyste des nouvelles technologies et spécialiste des répercussions de celles-ci sur nos sociétés, alors…

Bienvenue…

Un bureau d’Illustration !

Si vous avez besoin d’une illustration pour un de vos articles, made by humans (puisque c’est notre nouveau challenge), alors…

Bienvenue…

Un service de sponsoring !

Si vous voulez sponsoriser un de nos articles et nous aider à changer le monde, alors…

Bienvenue…

Et le meilleur pour la fin, nous sommes sur…

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