Imprimante 3D… Que te manque t-il pour arriver chez chacun de nous ?

Les imprimantes 3D ont la côte, c’est vrais mais il semble que nous sommes encore loin de posséder chez nous ce fantastique objet dont on nous parle depuis maintenant une petite dizaine d’années. Et pour cause, il nous est absolument inutile !

Émettons cette hypothèse…

Pour que nous éprouvions la nécessité de posséder une imprimante 3D dans chaque foyer, il faudrait tout d’abord que celle-ci nous soit d’une véritable utilité. Une télévision, à défaut d’être utile arrive à se rendre comme telle. Un robot ménager nous facilite la tâche lorsque nous préparons des recettes (mais se révèle être un véritable case tête pour le lave vaisselle). Une machine à café possède elle aussi une utilité particulière, tout comme un aspirateur ou une machine à laver… L’imprimante 3D au contraire semble ne pas trouver chez nous une utilité précise comme elle l’a fait dans le domaine industriel : dans le prototypage, dans le domaine aérospatial ou encore en médecine et dans le secteur de la construction.

Que faudrait t-il donc à cette dernière pour siéger dignement au sein de chaque foyer ?

Partons de ce point de vue :

Pour qu’une imprimante 3D nous soit utile, il faudrait que nous puissions produire via ses services, la majorité des choses dont nous avons besoin dans la maison. Une chose qui n’est pas évidente car notre intérieur est peuplé d’éléments de grands formats, de matériaux multiples mais surtout ayant recours à des technologies et des techniques complexes, nécessitant des assemblages pointus. Tellement complexes qu’une seule imprimante 3D ne saurait pas les réaliser elle-même (du moins pas avant quelques décennies).

Donc comment faire ?

Une approche assez intéressante serait de dresser dans un premier temps une liste des différents éléments génériques (sans distinctions) que nous avons dans notre habitation.

Dans un second temps nous pourrions dissocier les objets comportant des structures complexes de ceux qui possèdent des structures simples (une table de salle à manger est une structure simple, un mixeur électroménager est une structure complexe)…

Dans un troisième temps, il serait intéressant de dissocier dans le groupe des appareils nécessitant une structure complexe, les éléments qui pourraient être fabriqués par une imprimante 3D ménagère et en dissocier les pièces qui ne pourraient pas l’être (la carapace d’un appareil électroménager peut-être fabriqué par une imprimante 3D personnelle tandis que pour le moteur, la tâche est un tout petit peu plus compliquée).

Si nous assemblons nos deux listes comportant les éléments pouvant être fabriqués par une imprimante 3D domestique, nous avons un éventail de ce qui est possible de fabriquer à la maison.

Côté pratique, que fait-on commercialement ?

Pour que ces possibilités soient accessibles à la plus grande partie de la population, il va donc falloir mettre sur pied d’une part des structures commerciales qui allient à la fois la possibilité d’imprimer des boitiers, des pièces de rechange et des éléments en métaux particuliers et les mécanismes simples. D’autre part il faudrait développer un système de distribution de mécanismes complexes vendus séparément sur le marché.

En bref cela pourrait aboutir à une situation comme celle-ci :

Je veux imprimer moi-même mon robot ménager…

Je vais donc pouvoir fabriquer, en choisissant les couleurs et les modèles que je désire mon robot… Celui ci est composé majoritairement de 4 types de pièces : l’enveloppe moteur, le récipient, le couvercle et les blocs hélices et rappes. Nous pourrions aussi évoquer les commandes manuelles mais de plus en plus, l’électroménager ayant une tendance smart, la commande va de plus en plus être déléguée au smartphone ou aux assistants électroniques.

En gros, pour faire tourner notre robot ménager, il nous manque encore trois choses : le moteur avec son installation électrique, les lames s’adaptant au bloc abritant les hélices et les rappes et le bloc de commande.

Il est maintenant plus clair d’envisager de visualiser comment nous pourrions développer le marché de l’imprimante 3D domestique. Mais cela passerait inévitablement par la commercialisation séparée des éléments électriques et techniques.

Il serait d’autre part intéressant d’étudier les possibilités qu’offriraient un Design Global, personnalisé pour l’ensemble de l’habitat. Attention néanmoins à penser la fabrication ainsi que la récupération et le recyclage aussi d’une manière globale.

Prêt à faire votre liste ?

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