Une vision à court terme qui mènera la Russie à la faillite ?

Du blé, du lithium, de l’aluminium… ne nous faisons pas d’illusion, l’invasion de l’Ukraine est avant tout une mainmise sur des ressources naturelles et tout cela bien avant le fait d’exiger la démilitarisation du pays, qui n’est qu’un vulgaire prétexte. Pourtant, tôt ou tard, Vladimir Poutine va devoir payer l’addition de sa manœuvre illégale sur le plan international…

Une facture salée…

On le sait, la situation ne restera pas telle qu’elle l’est aujourd’hui. La guerre cessera un jour et quand ce moment viendra, la Russie devra en payer la facture. Il est clair que la mauvaise foi ambiante, qui nous vient du Kremlin, est le signe que les autorités russes redoutent de devoir mettre la main à la poche. Le drame du bombardement de ce théâtre, dans la ville de Marioupol en témoigne. Le ministère de la défense rejetant l’attaque aérienne sur un bataillon de nationalistes ukrainiens. Dans l’esprit des russes, plus ils se disculpent, moins ils auront à payer dans le futur. Et il semble clair que la guerre en justice fera rage, après la guerre militaire. Aussi rappelons que les renversements de pouvoir en Russie sont souvent créés par un conflit armé. C’était le cas pendant la première guerre mondiale quand les soviétiques ont pris le pouvoir. Ce fut le cas pendant la guerre d’Afghanistan, qui a aussi déstabilisé le régime en place, et il y a beaucoup de chances pour que le peuple russe descende dans la rue à la suite de cette guerre ukrainienne. Mais cela serait aussi sans compter sur le soutien de la Chine qui pourrait très bien venir en aide à son allié. Mais pour éviter une révolution, il faudrait néanmoins que cette aide soit conséquente et il n’est pas dit que les dirigeants chinois soient prêts à cela. 

Pour résumer, ce que fait la Russie en ce moment en Ukraine, c’est exactement le contraire de ce qu’il faut faire au XXI°siècle. ​Tout cet argent dépensé dans l’armement lourd, tous ces dégâts qu’il va falloir payer – mais aussi tous les dommages collatéraux que les autres pays vont aussi payer – auraient pu être consacrés à des causes beaucoup plus utiles, comme celle de la conquête de l’espace…

Un astéroïde qui vaut 700 milliards de trillards de dollars…

Les quelques ressources sur lesquelles Poutine va mettre la main ne sont rien par rapport à ce que l’espace peut lui donner. Une sonde va bientôt d’ailleurs partir vers un astéroïde de 200 kilomètres de diamètre, situé à 2.400 milliards de kilomètres de la terre. Psyché 16 (c’est son nom) à la particularité d’enfermer des milliards de tonnes de métaux lourds dont du fer et du nickel. Bien entendu, la distance qui nous sépare de lui, fait que nous n’arriverons pas d’ici peu à commencer l’exploitation minière de celui-ci (la sonde de la NASA n’arrivera sur place qu’en 2026). Mais cette démarche a néanmoins le mérite de susciter des idées sur le potentiel que représente l’espace. Et il est clair qu’ envahir son voisin pour lui voler ses ressources, est plus facile – mais attention, uniquement sur le court terme – que de s’éloigner de la terre. Bien que l’humain, n’est pas prêt de poser le pied sur Psyché 16, puisque l’astéroïde orbite autour du soleil entre Mars et Jupiter, on pourrait envisager à terme (si les conditions physiques le permettent) d’y envoyer des robots qui seraient chargés de faire le travail à notre place. C’est d’ailleurs ce qui est dans les cartons des agences spatiales, notamment avec la construction des logements qui serviraient aux premiers colons. Mais cette possibilité vaut aussi pour des astéroïdes plus proches de nous. La raison même de la présence de l’homme sur la Lune sera avant tout touristique et bien entendu minière. Dans un premier temps, il serait difficile d’envisager de transporter les matières premières sans les transformer sur place, vu les impératifs que pose le transport. Ce qui nous donne déjà une idée très claire des infrastructures à mettre en place dans les premières années. Ce sont donc de véritables usines qu’il va falloir installer sur le sol lunaire. Il est cependant possible qu’à long terme, des cargos puissent transporter les matières premières directement, mais dans un premier temps – c’est déjà le cas aujourd’hui avec le rover Perseverance, sur le sol martien – les opérations seront pilotées à distance…

Une lueur d’espoir ?

Bon, après ce voyage dans l’espace et dans le bon sens (que certains devraient avoir), revenons sur terre…

Comment faire pour éviter le désastre humain et économique qui est en train de se  produire aujourd’hui dans l’Est de l’Europe ?

Pour cela, la meilleure solution est encore d’éviter que des individus comme Vladimir Poutine soient au pouvoir. Il y est arrivé à la fin des années 90 et il n’aurait pas dû y rester aussi longtemps. Mais voilà, les choses sont telles et nous ne pouvons rien y changer sur le court terme. Nous ne pouvons qu’espérer que Poutine soit le dernier dictateur dans le monde et que l’Ukraine soit la dernière guerre militaire et économique. Ce sont des vœux pieux, c’est vrai, mais n’oublions pas que plus les gens sont éduqués, instruits et occupés, moins ils sont aptes à se taper dessus. Voltaire disait que le travail éloignait de nous les trois grands maux de la terre : l’ennui, le vice et le besoin et il faut bien admettre qu’il avait raison. Il y a néanmoins deux points positifs aujourd’hui, qui ne sont pas du tout négligeables : le premier est que nous sommes engagés dans une ère de la connaissance (et pour le répéter, plus les QI sont élevés, moins les gens sont aptes à se taper dessus). Le second est que cette conquête de l’espace n’est plus du tout un rêve et que cette dernière va bientôt ouvrir le monde à la prospérité économique. Dans moins de dix ans, nombre d’entre nous œuvreront à cette conquête qui, on peut l’espérer, forcera les derniers dictateurs de l’histoire à regarder vers les étoiles, plutôt que dans le jardin de leurs voisins et ainsi éviter la faillite de leurs pays. 

La Russie et l’Ukraine nous donnent aujourd’hui de nombreuses leçons… 

C’est une situation unique que chaque être humain sur cette planète se doit d’analyser, pour ne plus permettre à des fous furieux de s’accrocher à des idéaux désormais obsolètes.

Peut-être faudrait-il dans l’avenir soumettre à une intelligence artificielle le profil psychologique de chaque candidat à une élection. Celle-ci analysant les risques encourus pour le monde via des discours, des comportements particuliers, des antécédents, etc. Les candidats refusant de se soumettre à un tel examen s’excluraient peut-être d’eux même, en provoquant le doute dans les esprits. Notez que prédire un désastre avec l’arrivée au pouvoir d’un personnage comme Donald Trump, ne devrait pas forcément exiger l’intervention d’une IA. C’est plutôt la réflexion humaine, mais aussi des mécanismes politiques, peut-être inadaptés à notre époque qu’il faudrait interroger. Par contre, pour un personnage comme Vladimir Poutine, il y a encore peu de temps d’ici, nous n’aurions pas pu imaginer un tel revirement de situation de la part d’un dictateur en fin de vie politique. Une fin, c’est certain, il va y en avoir une et celle-ci pourrait bien ressembler un peu plus à celle de Benito Mussolini, plutôt qu’à celle de Boris Yeltsin…

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